2 Novembre 2015
Ainsi donc la boucle serait bouclée !
Tous les buts de guerre de Hitler atteints, le capital allemand enfin maître de la nouvelle ( ?) Gross Europa avec la complicité, devenue habituelle, du grand patronat « français » et du Parti Maastrichtien Unique (hollando-sarkozyste), on pourra rééditer le livre-« guide » des nazis non seulement en toute impunité mais chez un grand éditeur qui se déshonore en agissant ainsi, même si, bien entendu, il ne manquera pas de préfaciers pour expliquer que la remise en circulation de ce brûlot en pleine montée pan-européenne des extrémistes de droite vise à « alerter » les jeunes générations !
Comment exprimer notre colère, notre douleur devant cet acte infâme ?
C’est au nom de ce livre, de cet homme, qu’à été perpétré le plus grand génocide de l’Histoire ; c’est au nom de ce livre, de cet homme qu’en Allemagne dès 1933 ont été déportés ou livrés au bourreau des milliers de femmes et d’hommes, dont le tort était d’être « rouges », « juifs », ou tout simplement « hors-normes » ; c’est au nom de ce livre, de cet homme, qu’en France et dans toute l’Europe ont été menés les massacres de populations civiles, Oradour, Lidice, Babi Yar cela vous dit il quelque chose ? Les éxécutions de celles et ceux qui refusaient de plier sous le talon de fer et les chambres de tortures des nazis, instruments du capital allemand. C’est au nom de ce livre, qui voulait faire de la « France un pays de grooms et de jardiniers » (objectif en passe d’être atteint au nom de l’actuelle « construction » européenne) que la France a été brisée, humiliée, occupée, découpée. C’est au nom de l’antisoviétisme obsédant, de l’anticommunisme et de la haine bestiale des « Slaves » que l’Union soviétique a été ravagée impitoyablement (25 millions de morts, une majorité de civils, 1 personne sur 4 en Biélorussie…) avant de contre-attaquer à Stalingrad en libérant le monde de la pire tyrannie de l’histoire moderne.
Et vous osez ! Au nom de quoi ? Du coup médiatique ? Du fric roi ? Il est vrai qu’avant guerre Fayard fut déjà l’éditeur du sinistre « Mein Kampf », dont les pages nourries de haine anticommuniste le sont aussi de haine contre le peuple français, contre l’héritage de Descartes, des Lumières et de la Grande Révolution démocratique de 1789.
Ainsi donc les morts de la Résistance, toutes les victimes du nazisme seraient enterrées une seconde fois. Ainsi donc l’aigle du Reich ou le portrait du Führer trônerait dans les vitrines des libraires, cherchant à attirer une jeunesse en perdition ou des adultes nostalgiques d’un « régime fort », alors même que les ouvrages marxistes, voire les classiques de la littérature française ont de plus en plus de mal à être édités ou réédités !
Fayard réalise ce dont Le Pen a toujours rêvé et qu’il n’a jamais pu faire, publiquement du moins.
Fayard, vous avez « Jeté sur les cadavres, ce manteau de paroles », ainsi que l’écrivait Aragon.
Eh bien non ! Au nom du sacrifice des nôtres, au nom des peuples martyrisés encore aujourd’hui par l’idéologie de ce livre infect, nous appelons les anciens Résistants, les démocrates, les patriotes antifascistes, le mouvement ouvrier à ne pas accepter ce fait accompli : l’appel au meurtre de masse, la haine de race n’entrent pas dans la liberté d’expression, ils relèvent du comportement criminel !
Sinon il existe encore des lois antifascistes dans ce pays, même si comme tant d’autres, elles sont contournées dès lors qu’elles desservent le grand capital.
Nous appelons tous les démocrates, toutes celles et tous ceux pour qui l’esprit de Résistance et le programme du CNR ne sont pas un vain mot, tous ceux qui voient clair ou qui commencent à voir clair sur la signification véritable de la « construction » européenne, à se joindre à nous.