24 Février 2020
Les élèves du lycée Hélène Boucher font face à la répression de la police pour avoir voulu bloquer leur lycée. En effet, inquiété pour leur avenir promis par Macron et les E3C, ceux-ci ont voulu manifester le plus pacifiquement possible. Encore une fois, la violence policière aveugle s'est abattu.
Nous partageons cette pétition mise en place après les violences, car la lutte contre la fascisation de notre pays se fait par tout les moyens à notre portée.
NON À LA RÉPRESSION AU LYCÉE HÉLÈNE BOUCHER
Comme dans de nombreux autres lycées parisiens, les élèves du lycée Hélène Boucher, Paris 20ème, expriment leurs inquiétudes et leurs revendications en organisant des blocages. Ce n’est pas nouveau. Et si les élèves du lycée Hélène Boucher sont mobilisés, ils sont aussi calmes et pacifiques. Ces actions de blocages sont, pour la plupart, décidées lors d’assemblées générales.
Face à ce mouvement lycéen, la seule réponse de l’administration du lycée est la répression :
1) recours aux forces de l’ordre
Appelée à chaque blocage, la police a employé des moyens injustifiés et totalement disproportionnés. Coups de matraque aux jambes, sur les doigts, coups de poing au visage, gazage à moins d’un mètre… ont entraîné doigts abîmés, entorses, hématomes, gonflements au visage.
Vendredi 17 janvier, les violences policières à l’encontre des élèves ont été particulièrement graves.
Loin d’assurer la sécurité de tou-te-s, les forces de l’ordre ont mis en danger l’intégrité physique des lycéen-ne-s et collégien-ne-s. Au moins un policier armé de LBD intervenait ce vendredi, et dans un contexte de grandes tensions sociales, nous craignons le pire.
2) recours aux sanctions disciplinaires : plusieurs exclusions avec sursis, trois exclusions de deux jours fermes, deux avertissements.
Ces sanctions ont été prises sans aucun respect de la procédure et des droits de la défense, bafouant ainsi le principe du contradictoire.
Ces sanctions arbitraires et disproportionnées ont pour but d’intimider des jeunes qui s’engagent pacifiquement et d’étouffer le mouvement.
Lors du passage des E3C, le jeudi 6 février, une majorité d’élèves de première est restée dans les escaliers, refusant de rejoindre les salles pour passer leur épreuve de LVB.
La police a une nouvelle fois été appelée, et est entrée dans l’établissement, à la fin des épreuves.
Les élèves qui n’ont pas passé leur épreuve sont menacés d’un 0.
Plusieurs élèves sont menacés d’un conseil de discipline à la rentrée des vacances d’hiver.
La répression policière et les sanctions ne peuvent constituer une réponse aux inquiétudes grandissantes des lycéen-ne-s.
Nous condamnons ce recours aux forces de l’ordre et aux sanctions disciplinaires.
Nous dénonçons également les méthodes utilisées par l’administration, qui photographie, filme les élèves, parfois sous la contrainte, pour les identifier. Pour les mineurs, aucune fixation ni diffusion de l’image ne peut être réalisée sans autorisation écrite du représentant légal : nous n’avons pas signé d’autorisation de prise de vue pour une utilisation en vue de sanctions disciplinaires.
Nous demandons à l’administration du lycée Hélène Boucher :
STOP AUX VIOLENCES POLICIÈRES ET AUX SANCTIONS !