30 Juillet 2018
Alors, Parcoursup, que peut-on en dire maintenant ?
Actuellement, seul 56% environ des candidats sont inscrit dans une filière à la fin juillet, tandis que 54000 jeunes sont toujours en attente de réponse. N'oublions pas bien sûr les 145000 jeunes qui ont décidé de partir du dispositif.
Devant ces difficultés, le gouvernement à simplement fait changer l'affichage du tableau sur la plateforme : ainsi tous les candidats n'ayant pas eu de réponse sont reclassés en candidats inactifs, histoire que ce soit sur eux que retommbe l'échec de ne pas avoir de formation, et non pas sur le gouvernment.
Bref, c'est un échec cuisant.
Et l'annonce par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche d'une aide financière pour que les universités accueillent 10% d'étudiants en plus que leur capacité ne va sans doute pas faire changer ce constat.
On nous disait que la loi ORE (d'où provient Parcoursup) permettrait de règler les dysfonctionnements d'APB : c'est encore pire.
On nous disait que la même loi ne créerait pas la sélection à l'entrée de l'université : c'est un mensonge durement ressenti par les candidats.
Qu'en pensent désormais tous ceux qui critiquaient les étudiants en lutte parce qu'ils perturbaient les cours et les examens, maintenant que la loi est en place et fait des dégâts ? Que diront-ils à leurs gamins, petit-frère ou petite-soeur sur leur inaction blâmable ?
Cependant, ce n'est pas fini : le CNESER vient de valider un arrêté permettant des licences à la carte (prélude aux bachelors) et il est notoire que le gouvernement cherche à faire payer les frais d'inscription. A la rentrée, il est temps de tous se mobiliser et de ne plus se laisser faire.