Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
JRCF

87000 bacheliers en attente et le gouvernement réduit les dépenses de l’enseignement supérieur : vers la fin de l’Université française ?

87000 bacheliers en attente et le gouvernement réduit les dépenses de l’enseignement supérieur : vers la fin de l’Université française ?

86 969 lycéens ayant eu leur bac sont actuellement en attente d’une formation, malgré le passage du troisième tour de la procédure Admission Post-Bac. Ils ont désormais à attendre jusqu’au 19 juillet (14 heures) ou à commencer à se tourner vers les procédures dites complémentaires.

Parmi ceux qui attendent, 9726 ont mis en premier vœu une filière dite « non sélective », ce qui devait leurs assurer au moins une place dans une formation. Mais, ces universités pratiquant le tirage au sort, ils se retrouvent pénalisés.

Le vrai problème toutefois c’est le manque de place par rapport à la (forte) demande, ce que pointe certains syndicats étudiants dont l’UNEF. En effet, les jeunes entrant à l’université font partie de la fameuse génération de l’an 2000 mais rien a été prévu pour les accueillir. Les facs françaises, elles, doivent accueillir de plus en plus d'étudiants, environ 40.000 en plus par an. Cette hausse démographique s'observe depuis deux ans et devrait perdurer jusqu’en 2022. Et bien sûr, dans le même temps, le gouvernement ne trouve rien de mieux que d’annoncer un plan d’austérité de 331 millions d’euros pour l’enseignement supérieur et la recherche ! Ce qui revient à dire aux universités : débrouillez-vous pour accueillir les nouveaux arrivants trop nombreux par rapport à la place dans vos locaux, avec du matériel pourrissant et un budget maigre. Message d’un très grand cynisme et d’une très grande continuité idéologique. Ne nous le cachons pas, le projet à terme de Macron est de privatiser totalement l’enseignement : un marché juteux selon l’Union européenne...
En 2016, étudiants, professeurs et personnels avaient lancé le hashtag "#VraisProblèmesUniversité" pour montrer la dégradation des locaux, de l’enseignement et des conditions de travail, suite au discours islamophobe de Manuel Valls selon lequel « le vrai problème de l’université, c’est le voile". 

 

En juin, la cour des comptes comptait six établissements ayant une situation financière « très dégradée » et neuf dans une situation « dégradée ». Du côté gouvernemental la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, souhaite la fin du tirage au sort, mais pour mettre à la place un « prérequis », promesse de campagne du candidat Macron, ce qui revient à faire entrer la sélection à l’université. Bref ce qui s’annonce c’est encore le détricotage de l’enseignement supérieur et de la recherche. Un détricotage nuisible à l’avenir du pays et à sa jeunesse. Alors que ce qu’il faudrait, c’est qu’au lycée les jeunes soient mieux orientés et pris en charge et que l’on donne enfin de l’argent aux universités pour qu’elles puissent faire les travaux nécessaires afin d’accueillir tous ces jeunes désirant faire des études, les prendre en charge pour les transports et le logement, faire en sorte qu’aucun n’ait besoin de travailler pour continuer à étudier et vivre décemment et pour, enfin, à terme, rendre l’université gratuite.

 

Jeunes pour la Renaissance Communiste en France, 17/07/2017

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article