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La République sociale, souveraine et fraternelle, contre les violences policières

La République sociale, souveraine et fraternelle, contre les violences policières

 

« La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. » Art.12 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789

Quartiers populaires, syndicalistes, gilets jaunes, étudiants ou encore agriculteurs en colère, tous ont pu vérifier ces dernières années que ce qui est énoncé dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen ne constitue plus du tout un état de fait, mais est même bafoué jour après jour un peu partout en France.

Si peu parfaite que soit cette déclaration, elle est cependant celle toujours en vigueur dans la Vème République. Force est de constater que même sous cette « république » bourgeoise au possible, la déclaration de 1789 n’est plus là, en partie, que pour la forme.

Force est de constater également que la force publique actuellement, en des situations de crises aiguës du capitalisme et donc de crises sociales, sert bien « l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ». Quand celle ci vient sortir du lit à 6h du matin des syndicalistes pour comparution, quand celle ci n’assure plus l’ordre mais provoque bel et bien des tensions et des affrontements [1], quand celle ci humilie des jeunes lycéens, alors que cette même force publique assure au patron du MEDEF et à ses allé et venu, en plein confinement, un laxisme intolérable, ou encore se fait pointer pour des pratiques outrepassant largement la ligne rouge des droits de l’Homme, c’est que cette force publique ne joue malheureusement plus son rôle.

Que l’on s’entende bien. Il n’y aura ici aucun relent anti-flic gauchisant.
De plus, nombreux sont les fonctionnaires de police et de gendarmerie, sincèrement républicains et républicaines, et nous les saluons, qui étouffent littéralement dans le climat d’opposition au peuple que leur impose ceux à qui ils sont confiés. Néanmoins, l’institution en elle-même s’est bel et bien largement éloigné aujourd’hui de la République et de la démocratie et cela n’est pas sans conséquences tragiques pour le peuple, agents de police compris.

« Instituée pour l’avantage de tous » et servant normalement de « garantie des droits de l’Homme et du Citoyen », la force publique républicaine ne doit donc pas servir la défense des intérêts de quelques uns en défendant malgré elle « l’ordre » économique de la grande-bourgeoisie capitaliste, mais bien, au minimum, défendre les droits de l’Homme et du Citoyen qui, de plus en plus, entrent en total contradiction avec cet « ordre » économique là.
De plus, ce dernier détruit toutes les fonctions démocratiques et réellement républicaines restantes de l’État, par le biais des directives capitalistes de l’UE, mais aussi des injonctions du MEDEF qui « étouffe » dans le cadre national et sous l’ombre de « l’État providence »...

Ce n’est donc ni de tag ACAB, ni de slogans ou encore de vendetta anti-flic dont le peuple a besoin… Et pour ce qu’il reste de l’État républicain et démocratique il n’y a là non plus aucune nécessité d’une force publique défendant les intérêts des puissants, ceux-ci lui devenant également de plus en plus contradictoire.

Bien au contraire, c’est de revendications claires dont nous avons besoin.
De revendications claires et affirmées, à égales distance, d’un côté, de l’arrogance néo-vichyste de l’État macroniste et de son sbire de l’intérieur monsieur Castaner, et de l’autre côté des gauchisants slogans du type « Tout le monde déteste la police ! ».

Il nous faut, entre autres, revendiquer et réaffirmer le caractère républicain de la police et de la gendarmerie. En exiger l’exclusion sans ménagement de tous les éléments fascistes et racistes, la limitation stricte de leurs missions à la protection des biens et des personnes. Tout cela dans le large cadre d’une prise du pouvoir d’un véritable Front populaire et patriotique, de la démocratisation de nos institutions, du combat anti-fasciste républicain, et dans la perspective de la construction d’une force publique, défendant des droits de l’Homme et du Citoyen toujours plus poussés, au service d’une République française sociale, souveraine, démocratique, fraternelle et écologiste, sortie de l’UE capitaliste et supra-nationale, et mettant le monde du travail et ses intérêts au centre de la vie nationale, ainsi que le propose le Pôle de Renaissance Communiste en France. [2]



[1] « C’est nous, l’institution, qui fixons le niveau de violence de départ. Plus la nôtre est haute, plus celle des manifestants l’est aussi. » Citation d’un « haut responsable du maintien de l’ordre » dans le Monde diplomatique de janvier 2019, p13.

[2] POUR DE NOUVEAUX” JOURS HEUREUX  ” – programme du PRCF 2017 - https://www.initiative-communiste.fr/programme-candidat-2012/

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