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JRCF

La fin de l’exploitation des femmes de chambre ? Vaste fumisterie !

La fin de l’exploitation des femmes de chambre ? Vaste fumisterie !

La ministre contre les discriminations faites aux femmes a dit vouloir améliorer les conditions de travail pénibles des femmes de chambres… en organisant un rendez-vous sans elles, mais avec leurs patrons !

Décidément, à l’instar des autres membres du gouvernement, elle n’en rate jamais une, suivant à la lettre une vieille citation d’un film culte des années 50 ! C’était déjà elle qui s’était permis de citer Karl Marx pour justifier la politique de Macron !

Les femmes de chambre, bien que non invitées, avaient tout de même fait le chemin devant sa fenêtre pour la voir.

Les problèmes de ce genre de travail, bien souvent réalisé par des femmes, et marqué par une exploitation accrue, nous pouvons (essayer) de les lister : la sous-traitance de la part des hôtels est souvent de mise ; les cadences sont infernales; les tâches sont physiques et pénibles ; la plupart des travailleuses sont dans une grande précarité et font du temps partiel ; le SMIC est déjà peu élevé, mais certains patrons, notamment des palaces parisiens, dans leur soif d’argent, préfèrent payer à la chambre qu’à la tâche (ce qui veut dire une paye moindre) et oublient de déclarer certaines heures de travail ; le comble de tout les éléments soulevées, c’est l’invisibilisation des femmes de chambre qu’on ne voit jamais à la télé, qu’on n’entend jamais, y compris dans les ministères.

Nul doute que les « propositions » de Marlène Schiappa ne soient pas pertinente – vu la capacité du même ministère à faire appliquer les lois contre les violences conjugales. En même temps, comment cela se pourrait alors que toutes la politique de LREM consistent à accentuer la pression sur les salaires (donc sur les conditions de vie) et à détruire tous les services publics de proximité, de la SNCF en passant par les hôpitaux.

Longue vie aux luttes victorieuses des femmes de chambre de l’hôtel Campanile ou du Park Hyatt, longue vie à celle d’Elior de Marseille, et à toutes celles qui bossent pour un salaire de misère.

 

Quentin- JRCF

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