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JRCF

Non à la fusion de Paris 5, Paris 7 et de Science Po

« En échange des capitaux qu’elles ont à présent à récolter auprès des entreprises, les universités doivent adapter leurs offres de formation aux besoins de l’économie, c’est-à-dire d’abord aux besoins des entreprises en matière de main d’œuvre. »

Christophe Granger, universitaire.

 

Les universités étant laissée à elle-même en matière de financement, celle-ci ont recours à toute sorte de méthode pour pouvoir parer aux coûts (et cela ne risque pas de changer avec Emmanuel 1er). Les regroupements d’universités en font partie. Il y a peu de temps un projet était en cours de fusion entre les universités de Paris 3 (la Sorbonne), Paris 5 et Paris 7.

Mais cela ne se passa pas sans résistance ! A la Sorbonne et à Paris 7 une partie des étudiants, des universitaires et du personnel administratif ont manifesté contre ce projet engagé par les directeurs d’universités. Bien leur en a pris, le projet a été abandonné… au profit d’une fusion des établissements de Paris 5, Paris 7 et de Science Po, plus l’Institut physique du Globe. 

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Le nouveau projet passera devant le Conseil d’administration des établissements, avant d’être remis au jury IDEX à la mi-décembre.

Quel est le problème ? Eh bien ce projet- ce « pôle d’excellence »-, vise à devenir un « grands établissements », capable d’être concurrentiel au sein du territoire français, de l’Europe et plus généralement sur la scène internationale. On parle même de concurrencer l’élitiste Harvard ! Comme le pointe les syndicats étudiants, à l’instar de l’UNEF et de Solidaires étudiant-e-s, un « grand établissement » n’est pas une université et un contrôle nationale ne sera pas effectué. Ils pointent aussi le risque d’augmentation des frais d’inscriptions, fixé par l’établissement, comme c’est le cas à Dauphine devenue un « grand établissement », mais également la sélection à l’entrée de l’université par dossier, la suppression des rattrapages, la suppression des filières doublon, une administration centrale déconnecté de l’université sur laquelle elle aura compétence, entre autres. 

Bref, c’est une énième politique néolibérale enclenchée par des opportunistes élitistes qui se rêve directeur d’Harvard à la française !

Que faire ?

Et si on arrêtait déjà d’américaniser notre société, que ce soit par les pratiques politiques, la langue et les grands projets inutiles ? Si par exemple on augmentait les bourses pour qu’elles permettent enfin de financer les études pour les jeunes nécessiteux ? Et si on rétablissait le statut d’étudiant-salarié pour tous nos camarades qui sont obligés de bosser pour manger. Ou si on remettait de l’argent public dans les établissements pour qu’ils puissent embaucher, s’agrandir, améliorer leur enseignement, et surtout viré les entreprises et les groupements pro-patronaux des universités ? Et si on redonnait un travail à la hauteur des qualifications obtenu par le diplôme ?

« Avec des si on refait le monde »… cela tombe bien il en a besoin.

 

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