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Ouïghours, critique de la propagande atlantiste

Ouïghours, critique de la propagande atlantiste

La campagne de diffamation visant la République Populaire de Chine n’est pas un fait nouveau. Si le début des années 2010 avait vu s’imposer, dans les Etats impérialistes, la Russie de Poutine dans le rôle du bouc émissaire, c’est désormais à la Chine populaire que sont imputés toutes sortes de crimes et d’intention malveillantes à l’égard de la « paix mondiale ». Jour après jour, la presse bourgeoise et les chaînes de télévisions nourrissent un flot continu de reportages alarmistes et mensongers sur la Chine. Le lecteur n’aurait qu’à se connecter à la chaîne YouTube d’Arte pour constater le nombre disproportionné de documentaires traitant de la Chine. Il va sans dire que cette attention particulière accordée à un pays hébergeant près de 20% de la population mondiale ne concerne jamais les éclatantes réussites du Parti Communiste Chinois, telles que les mesures de santé efficaces prises contre la Covid-19[1], la réduction impressionnante de la pauvreté[2] ou la lutte contre la corruption[3], mais toujours les crises périphériques pouvant être instrumentalisées par les Etats impérialistes. Hong Kong et le Xinjiang sont en effet toutes deux des régions périphériques, où l’influence d’Etats membres de l’OTAN est importante ; à ces influences traditionnelles (britannique à Hong Kong, turque dans le Xinjiang) s’ajoute évidemment un arsenal important de prétendues organisations non-gouvernementales financées par Washington (les très droitières Human Rights Watch et Amnesty International, financées par la NED et donc la CIA).

En ce qui concerne le Xinjiang, la République Populaire de Chine est accusée de persécuter les minorités musulmanes et ouïghoures en leur interdisant de pratiquer l’islam, d’interner 1.1 million de Ouïghours dans des camps de concentration, d’utiliser ces prisonniers politiques comme des esclaves pour fabriquer des produits manufacturés et de stériliser les femmes ouïghoures contre leur gré afin d’endiguer la natalité dans la région. L’internement massif de la population ouïghoure est le principal argument utilisé par les Etats impérialistes pour dénoncer la Chine sur le plan international. Ainsi, le 20 juillet dernier, les Etats Unis ont engagés des sanctions contre 11 entreprises chinoises accusées de profiter du labeur des prisonniers ouïghours et de participer à leur internement. De son côté, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a exigé devant les sénateurs que le gouvernement chinois autorise des experts internationaux indépendants à se rendre dans le Xinjiang afin d’enquêter sur les atteintes aux droits de l’Homme qui y seraient perpétrés contre la « minorité musulmane ». Cela n’a pas été sans surprendre Beijing, qui avait proposé aux représentants diplomatiques des différents Etats européens de se rendre dans la région afin d’évaluer la situation en mai 2019 ; cette proposition était restée lettre morte du fait du refus des diplomates européens. En passant, n’est-il pas cruellement comique que les deux principaux détracteurs des prétendues violences commises à l’égard de la population ouïghoure, la France et les Etats-Unis, soient précisément des Etats ayant été le théâtre récent d’émeutes liées à la violence de leurs forces de police envers les minorités raciales ? Cruellement comique, également, leur attachement à défendre le bien-être des musulmans opprimés, sauf à l’intérieur de leurs propres frontières et dans tous les Etats du Proche-Orient où ils se plaisent à intervenir.

Si les accusations portées à l’encontre de la RPC et de l’administration du Xinjiang sont pléthoriques, on ne peut pas en dire autant des sources sur lesquelles elles se basent. Ces sources brillent à la fois par leur frugalité et par leur uniformité. On peut en distinguer 3.

La source la plus souvent invoquée serait les « Nations Unies », sur la base d’une dépêche Reuters peu scrupuleuse. En réalité, la source concernant l’incarcération d’un million de ouïghours dans des camps de concentration provient de la seule Américaine d’une commission indépendante de l’ONU, la commission des Nations Unies pour l’Elimination de la Discrimination Raciale. Celle-ci s’était inquiétée des rumeurs sur le sujet et n’avait pas apporté de base factuelle ou de source à son allégation. Cette commission, bien que travaillant en lien avec l’ONU, n’est ni financée par elle, ni habilitée à se prononcer en son nom et ne peut donc constituer une source fiable.

La deuxième source la plus fréquemment évoquée est l’article de l’autoproclamé spécialiste de la Chine, Adrian Zenz. Ce chercheur allemand se distingue de ses confrères par des positions conservatrices très tranchées : chrétien fondamentaliste, professant une homophobie décomplexée, il déclare que « Dieu lui a confié la mission de lutter contre [le Parti communiste chinois] ». Le lecteur peut d’ores et déjà s’estimer rassuré, l’objectivité des travaux du professeur (auparavant « spécialiste » du Tibet) ne fait aucun doute ! L’étude d’Adrian Zenz relayée par les media pour invoquer la politique d’internement des ouïghours porte principalement sur la géographie de la région autonome du Xinjiang. Les accusations d’internement illégal et de tentative de génocide culturel de la population sont portées dans la partie de l’étude où l’auteur procède à une interview de quidam ouïghours. Sur la base du total astronomique de 8 témoignages, tous issus de la préfecture la plus en proie à l’infiltration islamiste et au terrorisme séparatiste, Zenz extrapole sans les vérifier les propos des personnes interviewées, étend ces chiffres au reste du Xinjiang en prolongeant les courbes et parvient au fameux total symbolique du million de ouïghours captifs. Son analyse ne peut donc être acceptée en l’état, dans la mesure où elle contredit, outre la nécessaire neutralité du chercheur, les bases mêmes de la géographie et de l’anthropologie statistique.

Dernière source occidentale, enfin, le Congrès Mondial Ouïghour est une organisation politique financée par Washington, violemment anticommuniste, liée à l’extrême-droite turque et qui, sous couvert de défendre les intérêts de l’ethnie ouïghoure, revendique la séparation totale avec la Chine et la création de l’Etat autonome du Turkestan oriental ; sa composition ouïghoure étant perçue par les media atlantistes comme un gage de fiabilité, elle est très fréquemment citée parmi les sources primaires. Fondé par Elkin Alptekin, le CMO déclare s’inspirer de l’œuvre politique du père de ce dernier, Isa Yusuf Alptekin. Violemment anticommuniste, traditionnaliste, il milite au sein de l’organisation nationaliste du Guo Min Dang durant la guerre civile. Chiang Kai Shek le charge de l’administration du Xinjiang, où Alptekin interdit les mariages mixtes entre Han[4] et Ouïghours. Peu avant la victoire des communistes, il émigre en Turquie où il se lie à la fois avec les organisations anticommunistes financées par Washington et les partis turcs pan-ottoman. Il s’associe ainsi à l’idéologue fasciste turc Alparslan Türkeş, fondateur du Parti d’Action Nationaliste et de sa fameuse milice des Loups Gris. Le CMO, à ce jour, continue à être lié aux Loups Gris, qui commettent des attentats en son nom en Turquie et en Thaïlande[5]. Le CMO indique tenir ses sources de l’organisation américaine anticommuniste Radio Free Asia d’une part, et de sources occidentales (les études citées plus haut) d’autre part. Là encore, la fiabilité des sources demeure plus que problématique. L’offense diplomatique en cours se fait donc sur la base de sources intégralement partisanes, toutes liées à l’extrême-droite traditionnaliste et atlantiste et méthodologiquement très discutables.

Cependant, le problème des sources mis à part, les allégations occidentales ne sont pas recevables en ce qu’elles contredisent la logique élémentaire. Ainsi, les recensements indiquent une population ouïghoure totale de 10 millions. Si le million de ouïghours emprisonnés dans des « camps de concentration » (nous y reviendrons) était avéré, cela signifierait qu’un dixième de la population serait derrière les barreaux ; cela supposerait une organisation logistique particulièrement lourde, un grand nombre d’infrastructures pour loger et nourrir les prisonniers et les faire travailler et un Xinjiang vidé de près d’un tiers de sa population active. Or, tel n’est pas le cas. Les fameux camps de concentrations décelés par les media occidentaux sont deux bâtiments de la taille d’un collège moyen, ce qui est bien éloignée de la superficie équivalent à une fois et demi l’île de Manhattan nécessaire pour loger et faire travailler un million de détenus ouïghours. Aucune dépopulation du Xinjiang n’a été notée par les observateurs internationaux.

Le gouvernement chinois est également accusé de stériliser de force les femmes ouïghoures, sur la base de quelques témoignages eux aussi fortement sujets à caution. La Chine populaire a en effet mis en place une politique de contrôle des naissances destinée à favoriser une transition démographique rapide, la politique de l’enfant unique de 1979 à 2015. Cependant, si elle était appliquée strictement à l’ethnie Han, la plupart des ethnies minoritaires étaient autorisées à déroger à la règle et à concevoir un ou deux enfants supplémentaires par famille. Les ouïghours ne faisaient pas exception à la règle avec un nombre d’enfants autorisés par foyer fixé à 3. La politique de l’enfant unique a désormais pris fin et il ne saurait désormais y avoir de base légale à la prétendue politique de stérilisation forcée. En outre, la population ouïghoure du Xinjiang est en augmentation constante, dans des propensions égales à l’accroissement de la population han.

Un « génocide culturel » est également fréquemment évoqué par les journalistes bourgeois. Il convient d’abord de souligner que la notion de génocide culturel en elle-même fait débat. Relier la notion de génocide, c’est-à-dire d’éradication méthodique d’un peuple ou d’une minorité ethnique comme le génocide des Juifs d’Europe ou celui des Indiens d’Amérique, avec la simple disparition d’une culture locale, tout aussi condamnable que ce soit par ailleurs, c’est faire preuve au choix d’une absence totale de mesure ou d’une volonté malveillance de manipulation émotionnelle de l’opinion publique. Par ailleurs, cette intention ne saurait être attribuée au PCC ou au gouvernement chinois, dont la Constitution reconnaît l’égalité ethnique et culturelle de tous les peuples qui composent la République Populaire de Chine. Le PCC favorise l’apprentissage des langues et de la culture des différentes minorités nationales, allant jusqu’à développer la linguistique pour fournir un alphabet aux langues qui en sont dépourvues. Toutes les expressions folkloriques sont permises voire encouragées par le PCC, qui encourage les festivités traditionnelles et le développement d’artisanats locaux.  Enfin, tous les fonctionnaires chargés d’administrer une région autonome (comme le Xinjiang) suivent des cours sur l’économie, la culture et la langue locale, afin de pouvoir administrer la région au mieux. De manière plus fondamentale, le PCC et le gouvernement chinois appliquent avec rigueur des politiques de discrimination positive des minorités ethniques, à qui sont garantis des postes au Comité Central, dans le Parti et dans la fonction publique. Par exemple, le vice-président de l’Assemblée Nationale Populaire, Arken Imirbaki, également membre du Comité Central du PCC, appartient à l’ethnie ouïghoure.

S’agirait-il alors plutôt d’une islamophobie institutionnalisée ? Rien n’est moins sûr. Si durant la Révolution culturelle les édifices religieux ont pu être brûlés par les gardes rouges, la Chine est désormais un Etat strictement laïc qui prohibe la discrimination religieuse. L’ethnie musulmane Hui, très intégrée, n’a fait l’objet d’aucune mesure de la part du PCC. Quiconque s’est déjà rendu en Chine sait que les restaurants halal y pullulent, que le port du voile y est légal et que les mosquées et écoles coraniques y sont bien entretenues. D’ailleurs, les accusations d’islamophobie sont invoquées par les Etats impérialistes occidentaux et par certaines organisations d’extrême-droite ou islamistes comme les Loups Gris mais sont réfutées par la plupart des Etats musulmans comme l’Iran, la Syrie, l’Arabie Saoudite et le Pakistan, qui ont signé une déclaration de soutien au gouvernement chinois à l’ONU le 1er juillet 2016.  

Mosquée chinoise dans la campagne du Ninxia, région majoritairement musulmane

En réalité, les fameux camps de concentrations évoqués par les media et diplomates occidentaux sont des centres de rééducation, destinés à lutter contre le terrorisme et le fondamentalisme islamiste. De fait, la région autonome du Xinjiang, qui est l’une des plus pauvres et enclavées de la Chine, est en proie à l’action armée d’organisation terroristes à l’origine d’attentats violents qui ont notablement marqués l’opinion publique chinoise. On peut songer par exemple à l’attentat Urumquï, en 2014 qui a couté la vie à 43 personnes et en a blessé 90 ou à l’attentat de la gare de Kunming, la même année où 31 passagers sont assassinés et plus 131 sont blessés. Les deux attentats sont revendiqués par le Parti Islamique du Turkestan (ETIM), organisation islamistes et séparatiste ouïghoure. A cette crise de la sécurité intérieure s’ajoute une implantation dangereuse de Daesh dans la région et parmi la diaspora ouïghoure. Ainsi, en 2013, 18 000 ouïghours se trouvaient à la frontière syro-turque, dans l’intention manifeste de rejoindre Al Nosra ou Al Qaeda.

Le PCC a estimé que la réponse à cette menace pour la sécurité intérieure ne pouvait se trouver que dans le désenclavement économique et culturel du Xinjiang d’une part et dans la formation civique et politique des citoyens terroristes et radicalisés d’autre part. Il a donc été décidé que tout individu membre d’une organisation terroriste ou soupçonné de radicalisation serait pris en charge dans des centres de rééducation et de formation professionnelle. Dans ces centres, les individus radicalisés suivent des cours de mandarin et d’éducation civique, afin d’être davantage intégrés à la vie politique du pays, ainsi que des cours de formation professionnelle, afin d’acquérir des compétences techniques permettant une meilleure réinsertion sur le marché du travail. Certains cours sont dispensés en ouïghour, pour garantir une compréhension totale. Ils sont par ailleurs logés dans des chambres étudiantes propres et modernes, disposent d’une cantine collective avec des options halal et peuvent pratiquer des loisirs une fois les cours finis (clubs de danse, musique, gymnastique, basketball…). Les bâtiments dans lesquels cette formation a lieu ressemblent beaucoup aux lycées professionnels français et sont loin d’évoquer les équivalents de Guantanamo ou de Dachau décrits par les prétendus « témoignages ».  

En effet, cette politique de réinsertion par le travail et par l’éducation a vraisemblablement porté ses fruits. A l’issue de leur prise en charge par les centres de formation professionnelle, presque tous les anciens terroristes ou radicalisés pris en charge ont pu accéder à un emploi qualifié dans l’industrie ou le commerce, quelques autres décidant de se consacrer à l’entreprenariat. Les retours sont souvent très positifs. Les organisation séparatistes islamistes ont ainsi été chassées de la région avec succès, ce qui a réduit considérablement les risques d’attentats islamistes dans le Xinjiang. Sur le temps long, on note un certain succès du PCC dans sa politique de désenclavement économique du Xinjiang. L’avenir semble donc promettre un développement harmonieux dans la région et une certaine baisse des tensions ethniques, en dépit de la stratégie agressive employée par Washington et Ankara.

Le lecteur s’interrogera sûrement, à ce point de l’article, sur les raisons de l’offensive médiatico-diplomatique que subit actuellement la République Populaire de Chine sur la question ouïghoure. Ce n’est en effet pas le seul angle d’attaque utilisé par les organisations atlantistes, qui instrumentalisent également les questions tibétaines et hong-kongaises. Pourquoi donc relayer les témoignages bancals des séparatistes ouïghours, dont nous avons vus les liens avec Daesh et le manque de bases factuelles ? La raison devient beaucoup plus claire lorsqu’on s’intéresse à la guerre économique actuellement à l’œuvre, de l’aveu même du président états-unien Donald Trump, entre les Etats-Unis, ses alliés de l’Union Européenne et la Chine Populaire. Le projet des Nouvelles Routes de la Soie (en anglais One Road, One Belt), lancé en 2013 par le Parti Communiste Chinois, prévoit un plan de développement de la zone eurasiatique et l’ouverture de routes commerciales terrestres et maritimes plus importantes entre l’Europe et l’Asie, notamment en ce qui concerne les réseaux d’hydrocarbures et de gaz. Le Xinjiang et le Kazakhstan sont des nœuds stratégiques cruciaux pour la menée à bien de ce projet. Dans la mesure où il permet d’assurer l’indépendance énergétique et économique de la Chine en cas de blocus de Washington et favorise la politique commerciale et industrielle de la Chine, les Etats-Unis y sont fortement défavorables. On peut donc conjecturer que leur politique très agressive au Xinjiang trouve sa source dans leur volonté de contrecarrer le projet des Nouvelles Routes de la Soie.

Le président de la Turquie, Erdogan, joue quant à lui une participation ambigüe. Avant son élection à la présidence de la Turquie, l’ancien maire d’Istanbul avait ainsi déclaré en 1995 que le Turkistan oriental [ndla : nom donné par les séparatistes ouïghours au Xinjiang] constituait le berceau de la civilisation turque et que les « martyrs » [séparatistes ouïghours] étaient « [ses] martyrs ». Après avoir accédé à la magistrature suprême, il a ignoré voire encouragé les ressortissants chinois d’origine ouïghoure qui passaient la frontière turque pour rejoindre les organisations islamistes en Syrie. Extrêmement respecté par les organisations séparatistes ouïghoures, qui ont pu aller jusqu’à requérir une invasion militaire turque de la région, Erdogan n’a pas jugé bon de dénoncer leurs agissements. Il a, en revanche, fluctué dans son attitude diplomatique à l’égard de la Chine : tantôt invoquant son rôle de protecteur des droits de la minorité ouïghoure et demandant des « explications » au gouvernement chinois, tantôt incitant les deux parties à négocier une sortie de crise, le président turc n’entend pas en tout cas abandonner son influence dans la région, dans la droite lignée de ses visées pan-ottomanes et nationalistes.

En conclusion, nous estimons irresponsable la campagne atlantiste actuellement à l’œuvre pour hitlériser la Chine sur la base d’éléments frauduleux. Cet article avait pour objet de rétablir la vérité sur les mensonges unilatéralement déversés dans tous les recoins dudit « Monde Libre ». Cependant, rétablir les faits ne signifie nullement un soutien entier à la politique du PCC, au maoïsme ou au socialisme de marché. Nous jugeons en effet que si une vraie critique de la politique parfois droitière et révisionniste du PCC devait s’effectuer, elle ne pourrait se faire qu’avec une appréciation précise des rapports de classe et de la structure du capital chinois, sans hyperboles laudatives ni accusations occidentales calomnieuses. Cela est d’autant plus vrai que ces analyses ne s’effectuent pas à froid mais dans une période d’impérialisme occidental accru ; rejeter dos à dos Chine et Etats-Unis revient dans ce cas précis à saluer l’intervention d’Etats impérialistes capitalistes contre un Etat socialiste, tout dégénéré qu’il puisse être. Nous enjoindrons donc les plus sceptiques sur la question du socialisme à la chinoise à critiquer la République Populaire de Chine sur la base d’arguments marxistes et non de la propagande réactionnaire atlantiste. La critique n’en sera que plus valable.

Shannon - JRCF

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