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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 15:18

Le PRCF se reconnaît pleinement dans la déclaration du Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe publiée sur le site http://www.comite-honecker.org ». Partout et toujours, l’anticommunisme ouvre la voie au fascisme, partout et toujours la résistance unie de tous les démocrates à l’anticommunisme ouvre la voie au progrès social et à la démocratie. 

 


2012 : COMBATTRE L’ANTICOMMUNISME FACTEUR DE FASCISATION

 


Chacun connaît la phrase de B. Brecht parlant des résurgences possibles du nazisme : « il est toujours fécond le ventre dont a surgi la Bête immonde ». 
Mais combien savent que cette phrase ne dénonce pas seulement le fascisme et l’extrême droite, ce qui est le minimum qu’on puisse attendre d’un démocrate décent. En réalité la phrase de Brecht pointe les CAUSES du fascisme, le « ventre fécond » dont surgit périodiquement la réaction brune pour plonger l’univers dans des torrents de sang.
Et le marxisme nous aide à « nommer » ce « ventre fécond » où germe en permanence le monstre qui prit hier la forme de l’hitlérisme et qui prend aujourd’hui un visage d’autant plus inattendu qu’il se farde le plus souvent aux couleurs de l’ « antitotalitarisme ».
Le premier nom de ce « ventre fécond » dénoncé par Brecht est « EXPLOITATION CAPITALISTE ». 

 
Quand la crise mondiale du capitalisme s’aiguise et se chronicise tout à la fois, la classe capitaliste est contrainte de lancer une offensive générale contre les travailleurs et les peuples. 
Tantôt cette offensive se réclame de la « résorption de la dette », tantôt elle prend prétexte du « salut de l’euro », mais son résultat est toujours le même : faire payer les pauvres. Et comme ceux-ci finissent tôt ou tard par ne plus pouvoir payer, comme l’exploitation du travail se durcit jusqu’au harcèlement patronal dans les usines et les services, comme les médicaments ne sont plus remboursés, comme les retraites de plus en plus tardives permettent au mieux de survivre, comme des millions d’ouvriers sont privés d’emploi par les délocalisations, comme le « président de tous les Français » poussé par le MEDEF envisage froidement de "sucrer" les indemnités chômage de ceux qui ne se feront pas « formés » (à 58 ans ?) et de mettre une TVA « sociale » ( !!!) sur les produits de première nécessité pour « sauver l’euro », un jour la coupe est pleine ; cessant de s’indigner stérilement, le peuple s’insurge, comme c’est déjà le cas en Grèce et dans d’autres pays de la Belle Europe « post-soviétique ». 

 
Alors, pour tenir en main, ou plutôt en joue, toute cette « populace » qui n’en peut plus de travailler toujours plus pour gagner toujours moins, il faut bien que la grande bourgeoisie « démocrate » resserre l’étau de son invisible dictature de classe en utilisant tout l’arsenal répressif disponible. Et c’est ainsi que la France ferme ses écoles et se couvre de prison, que la vidéo-surveillance filme chacun de nos gestes, que l’appareil répressif d’Etat enfle à vue d’œil , que l’armée s’entraîne officiellement à la lutte « contre-insurrectionnelle », que « l’armée européenne » sous pilotage « otanien » reçoit le droit de tuer en cas d’émeute, que la chasse aux immigrés devient permanente, qu’il devient « héroïque » de tenir des positions syndicales de lutte dans certains secteurs de la production, que les médias sont totalement fermés à tous ceux qui, sur des positions de classe, entendent dénoncer le capitalisme et sa sacro-sainte « construction européenne », etc.

 


Le second nom du « ventre » dénoncé par Brecht est l’anticommunisme et plus encore, l’antisoviétisme à retardement. 
On n’entend nullement par anticommunisme le fait tout naturel de discuter avec esprit critique, sur la base des faits et des archives historiques scientifiquement dépouillées, la réalité des expériences socialistes issues de la Révolution d’octobre, mais la criminalisation systématique, la diabolisation méthodique, la chasse aux sorcières et la persécution policière quand les circonstances le permettent, de tout ce qui s’est fait sous les plis du drapeau rouge dans la période qui va de 1917 à nos jours. 

 
Ainsi, à lire les manuels d’histoire en usage dans nos lycées, il ne s’est jamais RIEN passé de bon en URSS. Stalingrad était sans doute le nom d’un « goulag » et Youri Gagarine était probablement chargé de surveiller des « politiques » du haut de son spoutnik… 

 


Petit test à faire autour de soi, y compris auprès de personnes qui se croient cultivées : quels sont donc les noms des ministres français qui, de 1945 à 1947, ont signé les décrets portant création de la Sécurité sociale, des retraites par répartition, du code du travail, des comités d’entreprise (1) ? 
Qui a signé les textes portant création du statut de la fonction publique et du statut du mineur (2) ? Qui a « nationalisé la lumière », Renault, les Charbonnages (3) ? Qui a restauré la Recherche scientifique nationale (CNRS, CEA) (4) ? 
Qui a relancé l’Education nationale sur la base de conceptions humanistes qui font encore autorité aujourd’hui dans le monde entier (5) ? 
Qui a rédigé le programme du Conseil National de la Résistance, qui fait encore aujourd’hui autorité dans les milieux progressiste (6) 
Non seulement 99,9999% des élèves sortant de l’école « laïque » ignorent le nom de ces ministres et de ces militants communistes sortis de la Résistance et de la clandestinité (1 : Croizat, 2 : Thorez, 3 : Marcel Paul ; 4 : Joliot-Curie ; 5 : Henri Wallon ; 6 : Pierre Villon, en contact permanent avec Jacques Duclos), mais beaucoup d’ « historiens » de profession, dont certains, particulièrement glauques et minables, s’évertuent même à cracher sur l’héroïque Guy Môquet, quand ils ne traitent pas ce jeune martyr de « collabo » ! 

 


Or l’anticommunisme « européen » prend aujourd’hui une forme virulente et de plus en plus répressive. 
En Europe de l’Est, des nostalgiques de l’extrême droite raciste sévissent des pays baltes à la Hongrie, de la Pologne à la Tchéquie. C’est une loi de l’histoire : plus les communistes sont criminalisés, plus les fascistes sont banalisés. Et c’est peu dire que l’U.E., qui cherche à mettre en place un arsenal législatif pour criminaliser les communistes, FERME LES YEUX sur le fait que, dans la « libre » Pologne de Donald Tusk, on peut écoper de deux ans de taule si on sort avec une chemise « Che Guevara ». 
En Hongrie, le drapeau rouge est interdit et la « Garda magyar » héritière du sanglant Régent Horthy, l’allié indéfectible de Hitler, défile à Budapest. 
En Tchéquie le pouvoir a engagé un processus d’interdiction de la JC et du PC (près de 20% des voix), et tout à l’avenant en Roumanie, Albanie, Bulgarie, etc.. 
La finalité de cet anticommunisme est toujours la même : forclore la révolution, diaboliser les luttes de classes et les grèves, faire croire qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme… et le cas échéant justifier la répression contre tous ceux qui contestent l’Europe de Maastricht, construite par le grand capital sur les ruines du camp socialiste.

 
Cela dit, même si cette UE badigeonnée de bleu, de vert, de rose pâle et de rouge très, très, très clair, se donne pour le fin du fin de la démocratie, les peuples voient de plus en plus clair sur sa vraie couleur : le brun. 
Qu’est-ce dont, sinon une Euro-Diktature, que cette « troïka » formée par le FMI, la BCE et la commission de Bruxelles, qui dicte à la Grèce ou à l’Italie la composition de leur gouvernement respectif ? 
Qu’est-ce que cette Europe supranationale qui vise les budgets des Etats nationaux avant même que les parlements des dits pays n’aient au moins fait semblant d’en discuter ? 
Qu’est donc cette Europe « démocratique » où les noms de Robespierre, de Marx, de Lénine, de Rosa Luxemburg, de Gramsci, sentent le souffre, alors que les très cléricaux et fascisants « pères fondateurs de l’Europe» sont encensés et que la simple idée de consulter le peuple grec par référendum produit un frisson d’horreur généralisé?
La vengeance des peuples n’est pas moins terrible quand elle se mange froid. 

 
Dans toute l’Europe de l’Est, EXPERIENCE FAITE des deux systèmes, socialiste et capitaliste, les peuples revotent massivement pour ceux qui se réclament du communisme quand ils ont la liberté de le faire : non pas parce qu’ils auraient oublié les défauts des anciens PC des pays de l’Est, mais parce que le bilan catastrophique du capitalisme fait ressortir tout ce qui, sous les régimes précédents, semblait aller de soi : plein emploi, médecine et éducation gratuites et de qualité, quasi-gratuité des logements, rythme « humain » du travail, affirmation de la culture et de la langue nationale, sécurité et dignité générale de l’existence des « petites gens »…
En Europe occidentale aussi, les « petites gens » sont de plus en plus nombreux à comprendre que le capitalisme n’est pas l’issue mais le problème, que le monde était meilleur pour l’ouvrier et l’employée, pour l’institutrice et le paysan, pour l’étudiante et le retraité, quand le camp socialiste était fort, quand les partis communistes de masse n’avaient pas peur de se proclamer marxistes, quand les syndicats se réclamaient fièrement de la lutte des classes et non de la hideuse « construction européenne »…


Alors oui, l’AUTRE ventre est toujours fécond qui, tôt ou tard, enfantera non plus  la Bête immonde du fascisme, mais  l’Oiseau de feu de la Révolution. 
Et pour que ce temps couleur cerise revienne vite, aidez le vaillant Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe qui, depuis près de 20 ans, démontre avec ténacité que l’anticommunisme partout et toujours, pave la voie de la pire réaction.

 

 


Georges GASTAUD, philosophe, secrétaire du Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe, auteur de « Sagesse de la révolution » (Temps des cerises). 
http://www.comite-honecker.org 

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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 15:16

Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France- 14 janvier 2012
 

 

CE QUI SERAIT SOCIAL,
CE SERAIT DE SUPPRIMER LA T.V.A. !

 
Dénonçons  Sarko-L’Illégitime, qui utilise les derniers mois de son mandat pour multiplier les cadeaux aux patrons et accabler les travailleurs !
Récupérant le mot d’ordre (initialement lancé par le seul PRCF, affiches et autocollants parus en 2007 en font foi) de produire en France, Sarkozy veut faire croire que l’institution d’une prétendue « TVA sociale » permettrait de réindustrialiser notre pays déchiqueté par les délocalisations.
De même, avec le soutien hypocrite d’A. Merkel, Sarkozy amuse le tapis avec son projet électoraliste de « taxe Tobin ».

 


Il est facile de montrer que ces deux projets de dernière minute sont, au mieux mensongers, au pis dangereux et injustes.


1°) Concernant d’abord le projet de « taxe Tobin » (taxation des transactions boursières). 
Mettons de côté  le fait que ce projet, cher aux sociaux-démocrates du PS et aux alter-mondialistes de tous poils, mise sur la spéculation financière pour renflouer la caisse de l’Etat. Comme si le rôle d’un futur Etat au service des travailleurs n’était pas d’interdire la spéculation financière, de fermer la Bourse, de nationaliser les banques et les grosses boîtes du CAC 40 pour que les richesses produites reviennent à la nation au lieu d’arroser les spéculateurs.
Mais même ainsi, le projet Sarko n’est au mieux que poudre aux yeux. Sarko sait qu’il est à quelques mois de la présidentielle, que les navettes entre le sénat et l’assemblée nationale, suivies des décrets d’application, prendront plusieurs mois. Qu’après l’élection, qu’il soit réélu ou pas, la toute-puissante RFA capitaliste de Merkel dira nein ! et qu’il faudra remballer la taxe Tobin « française », ou voir les capitaux partir à Londres. C’est ainsi que cela se passera si l’on ne sort pas du cadre néolibéral européen reposant sur « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence libre et non faussée » (article 6 du Traité de Maastricht repris dans tous les traités ultérieurs sous diverses variantes).
Il s’agit donc d’un pur attrape-nigaud électoraliste ; 
2°) Concernant la « T.V.A. sociale » (sic !) le projet est purement scandaleux. En fait de TVA sociale, il s’agirait d’augmenter la T.V.A. tout court, soit disant pour alléger les « charges » des patrons, transférer le financement de la Sécu sur l’impôt indirect qu’est la T.V.A. (donc sur Monsieur-Tout-le-Monde) et pour « favoriser les produits fabriqués en France » (sic !). 


Triple mensonge : 
- d’abord la certitude c’est que POUR LES PATRONS, les coûts diminueraient puisque les cotisations sociales, - ce que le patronat appelle « les charges » et qui n’est en réalité que le salaire indirect et mutualisé des salariés (ce qu’on ne verse pas directement à chacun de nous mais qui va aux caisses retraite, maladie, enfance, etc.) -, alors que les prix à l’achat des produits va augmenter pour les consommateurs, dont 90% sont des salariés. On a vu avec la baisse de la TVA dans la restauration qu’une majorité de patrons ne répercutait pas sur les prix leur baisse de charge. EN REALITE la TVA « SOCIALE » de Sarkozy va encore abonder les PROFITS du patronat (le premier budget public sur lequel il faudrait économiser n’est pas l’Education nationale mais les 30 MILLIARDS ANNUELS de DEGREVEMENTS DIVERS ET VARIES consentis aux entreprises par Balladur, Rocard, Fabius, Sarkozy, Strauss-Kahn et Cie depuis vingt ans) et PLOMBER LE PORTE-MONNAIE de la ménagère, qui n’en peut déjà plus !
Ensuite, il est faux que cette TVA augmentée ralentira les délocalisations et la honteuse désindustrialisation de la France qu’ont favorisée les gouvernants successifs, au moins depuis Maastricht, pour profiter du différentiel de salaire (de 1 à 10 avec la Chine, de 1 à 100 avec l’Afrique, etc.).
En réalité, en renchérissant les prix, l’augmentation générale de la TVA que propose Sarkozy pour sauver son maudit euro et pour rembourser SA dette aux banquiers, - ceux-là même qui nous mènent à la ruine -, va encore plus détruire le pouvoir d’achat populaire et, en tarissant le commerce, aggraver la récession, les fermetures d’usine, l’aggravation de la facture extérieure de la France. Un cercle vicieux qui peut conduire le pays à la « tiers-mondisation ». 


Pour réindustrialiser le pays, il faut des mesures autrement fortes et anticapitalistes, que le PRCF préconise clairement :
*il faut sortir la France de l’étau de l’Union européenne et de son maudit euro ; 
*il faut nationaliser les banques et les grandes entreprises et annuler la prétendue « dette » de l’Etat envers les voyous des « marchés financiers » ; et cela, sans aucune indemnité pour les capitalistes;
*il faut sortir du libre-échange mondial et européen imposé par le traité de Maastricht et protéger nos productions stratégiques avant que la dernière usine n’ait délocalisé ;
*il faut reconstituer un grand secteur industriel d’Etat géré démocratiquement avec un plan de ré-industrialisation du pays développant les territoires de manière équilibrée ; 
En attendant, clamons partout que Sarkozy, ce commis du MEDEF qui feint d’être « le président de tous les Français », est illégitime pour prendre des décisions qui n’ont pas l’accord des Français. 


Et clamons aussi qu’il est honteux que le PS et Hollande ne SE BATTENT PAS contre le pouvoir de plus en plus indécent de Sarko-MEDEF, car tout ce petit monde qui ignore ce qu’est un petit matin d’usine, un accident de chantier, un médecin ou une cantine scolaire qu’on ne peut pas payer, une traite non remboursable ou une fin de mois sur les genoux, est à plat ventre devant l’Europe capitaliste que les travailleurs de France vomissent de plus en plus, comme tous les peuples d’Europe.


Et prenons connaissance du « programme-candidat » que le PRCF présentera aux prochaines élections, non pas dans le but de gagner des places mais de faire germer la LUTTE DES CLASSES dans notre pays !

Par JRCF - Publié dans : Luttes
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 20:49

Unhappy birthday, Miss Jeanne d’Arc !  

  

Il y a 600 ans, naissait Jeanne Darc (sans particule), la jeune patriote qui symbolise universellement la fierté des peuples qui s’insurgent contre l’occupation étrangère.

 

Depuis que cette héroïne populaire, - livrée aux flammes anglaises à l’âge de 19 ans par l’évêque « français » Cauchon -, est devenue une figure du « roman national » français, elle a souvent été récupérée par l’extrême droite ; mais la libératrice d’Orléans n’en fut pas moins célébrée par des révolutionnaires, de Dimitrov à B. Brecht ; dans le Procès de Jeanne d’Arc écrit avec A. Seghers, Brecht pointe ainsi la significationpopulaire des « voix » qui ordonnaient à la cette fille de laboureur de faire sacrer un roi français pour mieux chasser l’occupant ; et la pièce se conclut par cet appel qui vaut pour tous ceux qui, aujourd’hui vivent sur un territoire occupé : « Français, libérez votre terre, vous qui la cultivez ! ».

 

Il n’en est que plus consternant de constater que politiquement etlinguistiquement, ce n’est pas la jeune patriote martyrisée qui triomphe aujourd’hui sur notre sol, mais les héritiers de Cauchon et du cruel duc de Bedford. Car nos « élites » ne savent plus que faire pour aligner nos acquis issus du CNR sur les anti-modèles allemand ou anglo-saxon ;cauchonnant nos services publics, nos industries et notre souveraineté, elles rampent devant A. Merkel  et s’acharnent sur le français auquel elles substituent le tout-anglais patronal porté par le capital euro-mondialisé. Et les « élites » de Suisse romande, de Wallonie et du Québec ont la même obsession : promouvoir en « globish » la mondialisation néo-libérale.

 

Et c’est le philosophe M. Serres qui observe qu’ « il y a plus de mots anglais désormais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots allemands à l’époque de l’Occupation ». C’est le linguiste C. Hagège qui classe le français parmi les langues menacées. Ce pronostic n’a rien d’alarmiste. Il ne s’agit plus seulement aujourd’hui d’une industrie du spectacle qui marginalise la chanson francophone, ni même du franglais dénoncé par Etiemble ; désormais, une majorité de politiciens « branchés », depubards sans imagination et de grands patrons substituent en masse des tournures anglaises aux mots de la langue de Molière. Ce linguicide est encouragé par l’U.E. qui, violant ses propres traités, officialise peu à peu l’anglais comme l’unique langue véhiculaire de l’Union. Cet arrachement linguistique est favorisé par certains « bons Franceuropéens » : ex-patron du MEDEF, le Baron Seillières n’a-t-il pas inauguré ses fonctions à la tête du syndicat patronal européen en déclarant: je ne vous parlerai plus qu’en anglais, la langue de l’entreprise… Sir Trichet, n’a-t-il pas pris ses fonctions à la BCE en s’exclamant : I’m not a Frenchman !… Un anti-patriotisme que Madame Parisot assume désormais au nom du MEDEF dans une récente tribune du Monde : elle y somme les Français d’abandonner leur République si ringarde au profit d’une « nouvelle patrie » : les « Etats-Unis d’Europe », nouvel El Dorado des chasseurs de profit !

 

Les choses en sont au point que le pouvoir actuel, si soucieux de défendre l’ « identité nationale » menacée (sic) par le terrassier sénégalais et la puéricultrice « musulmane », n’a plus ni langue ni oreilles pour faire respecter la loi française. Pendant que nos supermarchés se rebaptisent Simply Market, Carrefour City, nos services publics promeuvent leurs « produits » Speed, TGV Family, Rail Team,Flying BlueEverywhere Ajustable, …sans que jamais les ministres de tutelle rappellent ces contrebandiers de l’Oncle Sam au respect de la loi Toubon votée en 94 par le parlement unanime ! Mais comment compter pour cela sur Lady Lagarde, qui pilotait son ministère en anglais, ou sur Chatel qui veut soumettre « step by step » les enfants de maternelle à un « bain linguistique » permanent en anglais, alors qu’à cet âge, les structures de notre langue ne sont pas acquises ? Le comble est atteint par Copé : mariant l’islamophobie et l’autophobie nationale, le patron de l’UMP exige que la télé publique projette chaque soir des films américains sous-titrés pour forcer nos compatriotes à ingurgiter l’idiome de l’American Way of Life pendant que, dans les mosquées, le français serait substitué à l’arabe liturgique ! Faut-il citer aussi V. Pécresse, dont la politique universitaire conduit à privilégier les publications dans des revues anglophones comme critère majeur de promotion des chercheurs ! Quant à M. Mitterrand, il n’a pas eu un mot pour fustiger les « Francofolies » (sic) qui ont cyniquement privilégié un programme anglophone le… 14 juillet 2011 !

 

Que devient l’Etat de droit quand des ministres « français »  s’assoient à ce point sur la Constitution qui stipule que la langue de la République est le français ? Où est la démocratie quand cette politique d’arrachage linguistique est soustraite au débat public et quand les résistants au tout-anglais sont exclus des médias ? Et à quel rôle le PS s’abaisse-t-quand Mme Aubry remporte le Prix de la Carpette anglaise 2010 pour son effort acharné visant à substituer le bien-pensant Care anglo-saxon aux notions révolutionnaires de droits sociauxet de fraternité républicaine ?

 

L’arrachage en cours du français et des autres langues nationales n’a donc rien d’une « mode » anodine : il s’agit d’une guerre d’extermination culturelle portée par l’oligarchie : en France et en Europe, il s’agit d’établir le monopole du business globish. Et la fonction totalitaire de cette langue unique est de consolider la pensée, le marché, la monnaie, l’économie, la politique et la sous-culture uniques dont rêve le « monde des affaires ».

 

Les effets de cet arrachage linguistique sont prévisibles : effacement programmé des nations comme espaces publics d’une possible souveraineté populaire, arasement de la diversité culturelle mondiale[1], promotion d’une élite mondialisée de locuteurs mother tongue englishrégnant sur les milliards d’individus non anglophones ou semi-anglophones qui hanteront les bas-fonds de la planète… Que deviendront alors les ouvriers, employés, paysans, ingénieurs et enseignants de France, sinon des étrangers sur leur propre sol ? Cette discrimination linguistique frappera en priorité les immigrés issus de l’espace africain francophone (dont nos lycées n’enseignent toujours pas les langues d’origine…). Ils subiront la double peine linguistique ; eux dont le français n’était déjà pas toujours la langue maternelle, devront apprendre à reléguer au second plan la langue de Césaire s’ils veulent travailler en « France », cet étrange pays chaque jour plus semblable au fameux « couteau sans manche dont on a perdu la lame »…  Bref, on ne combattra pas l’indigne « préférence nationale » du FN, en instaurant en douce une préférence nationale à l’envers au profit du « natifs » anglophones, que promeuvent nombre de firmes « françaises » : les deux indignités, - la xénophobe et l’ « autophobe » s’additionneront pour exclure les classes populaires en favorisant l’ « élite » euro- et américano-formatée…


 

Quant aux objections qu’on oppose d’ordinaire aux résistants au tout-anglais, elles font figure de contrefeux douteux. Que le français, l’espagnol, etc. aient longtemps été utilisés pour discriminer les peuples colonisés ou, en France même, pour marginaliser les « patois » (sic), nul n’en disconvient. Mais pas plus qu’il n’était décent en 40 d’alléguer les massacres de la Grande Guerre pour accueillir Hitler, il ne serait aujourd’hui loyal d’invoquer l’oppression francophone d’hier pour collaborer au néocolonialisme anti-francophone d’aujourd’hui. Refusons que le français, ce premier service public de France grâce auquel l’Occitan, la Bretonne et le fils d’immigré peuvent faire république, soit pris en tenailles entre le business Globish et ceux qui s’arment deprétextes linguistiques pour brancher nos « territoires » sur Bruxelles et Francfort. Ne laissons pas instrumenter les langues régionales, patrimoine de la nation, pour casser la république indivisible, ethniciser le monde du travail et re-féodaliser le territoire national. Du reste, si la langue de la francophonie était finalement marginalisée sur son sol natif, quelle autre langue de France ou du monde n’y « passerait »-elle pas encore plus vite ? Face au Ramina-Globish exterminateur, la « belette » francophone et les « petits lapins » basque, corse, etc. doivent résister de concert ; car il en va des langues comme des luttes sociales : soit ellesrésistent ensemble soit elles sont écrasées séparément.

 

C’est pourquoi, que l’on se reconnaisse ou pas dans une fille de 19 ans morte pour ses idées, les résistants à l’ogre néolibéral doivent s’emparer de la résistance linguistique. Désobéisseurs et indignés, crions dans le français frondeur de Tunis et du Caire : dégagez ! à tous les destructeurs de peuples. Car si demain nos revendications devaient s’ânonner dans la non-langue mondiale des maîtres, ceux-ci auraient atteint leur but final : forcer les peuples à clamer leur résistance dans la novlangue humiliée et soumise de la new collaboration !


 

SIGNATAIRES :


Georges Hage, député honoraire du nord, co-président d’honneur du COURRIEL ; Léon Landini, a. officier des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’œuvre Immigrée, Médaille de la Résistance , co-président d’honneur du COURRIELGeorges Gastaud, président duCOURRIEL, philosophe ; Matthieu Varnier, chercheur en robotique, secrétaire général duCOURRIEL ;

Gilles Bachelier, animateur du Comité Républicain des Gaullistes de Gauche ;

Claude Beaulieu, animateur du Comité Valmy ;

Danielle Bleitrach, sociologue, militante communiste ;

Michèle Chopard, artiste en photomontage, Belgique ;

Aurélien Djament, chercheur en mathématiques ; Olivier Denhez, agrégé d’histoire ;

François Eychart, rédacteur en chef de « Faites entrer l’infini » ;

Barbara Y. Flamand, écrivain, Belgique ; 

Vincent Flament, professeur de français ;

Cyrille Ferro-Steyaert, fonctionnaire ;

Sylvie Guduk, institutrice, militante du PRCF-Nord ;

Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, vice-président du Pôle de Renaissance Communiste en France ;

Patrick Kaplanian, ethnologue ;

Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine ;

Maurice Le Lous, vice-président du Cercle Littéraire des Ecrivains Cheminots ;

Pierre Lévy, journaliste, directeur de Bastille-République-Nations ;

Elisabeth Loubet-Gauthier, professeur de philosophie retraitée ;

Laurent Nardi, professeur de lettres (74) ;

Jacques Nikonoff, universitaire, président du M’PEP ;

Pierre Pranchère, a. maquisard FTPF, a. député de Corrèze ;

Lakis Proguidis, écrivain ; Jean-Luc Pujo, président des Clubs Penser la France ;

Pierre Roche, historien (Paris) ; Pascale Tillier, syndicaliste et militante (62),

Michel Tortey, secrétaire de la section « Gard Rhodanien » du PCF;

Yves Vargas, philosophe ;

 



[1] Pourquoi serait-il honorable de défendre la biodiversité et odieusement « nationaliste » de défendre les langues menacées par la novlangue américaine unique ?

Par JRCF - Publié dans : A voir
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 16:58

Honte!

Le pouvoir sarkozien frappe le droit de grève,
acquis de haute lutte par les travailleurs.

L’arme qu’est la grève est utilisée par les ouvriers, les salariés en dernière instance. Ce sont les travailleurs qui, en faisant grève, prennent les risques pour leur vie, leur paye, leur travail, leur famille.

 

 La grève est la réponse au refus obtus et arrogant du patronat de discuter d’une amélioration de la situation des travailleurs. C’est créer un rapport de forces qui permette d’imposer dans le cadre de la lutte des classes des avancées sociales ou empêcher des reculs sociaux.

 

La grève est un acquis fondamental, acquis démocratique jusqu’ici affirmé par la Constitution de la République.

Et voilà que N. Sarkozy et sa clique, aux ordres du capital, se livre à une agression grossière et violente contre des grévistes. Horaires décalés, journées et amplitudes à rallonge, pas de vie de famille, conditions de travail dégradées et bas salaires, 1300 euros nets avec primes (nuits, travail le dimanche) et heures supplémentaires (JT de France2 du 20 décembre) c’est la situation des travailleurs des sociétés de sécurité qui sont en ce moment en grève et la cible du gouvernement des riches.

 

Honteusement les Ministres se répandent en déclarations qui sont de véritables provocations : la fameuse et médiatique « prise d’otage » est réanimée au plus haut niveau de l’Etat. Défendre son salaire c’est de « la prise d’otage »se battre pour son avenir et celui de ses enfants, « prise d’otages », l’action collective pour bâtir un rapport de force favorable aux salariés, « prise d’otage » !

Assez!

Que les milliardaires et leurs valets qui plongent les peuples dans la crise, la misère, le chômage, se taisent car les preneurs d’otage, ce sont eux ! Notre peuple est pris en otage par l’UE, le pouvoir sarkozien, le MEDEF, qui lui imposent un recul social et de civilisation sans précédent depuis le fascisme. Les mêmes qui prennent en otage tous les peuples, partout en Europe et dans le monde.

Le preneur d’otage c’est le capitalisme et ses banksters !

A l’heure où les gendarmes et les militaires sont utilisés comme jaunes pour briser la grève nous devons dire : Honte au pouvoir jaune au service des patrons. Et réfléchir à ce que fera ce pouvoir fascisant s’il obtient un second quinquennat. Et exiger des candidats de gauche ou prétendus tels qu’ils soutiennent vigoureusement la grève des travailleurs de sécurité.

 

 

Les travailleurs ont raisons de se battre et le PRCF soutient totalement cette grève juste et courageuse des travailleurs de sécurité.

 

 

 

 

PRCF, 21 décembre 2011

Par JRCF - Publié dans : Luttes
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Lundi 14 novembre 2011 1 14 /11 /Nov /2011 18:42

ONFRAY sur GUY MOQUET : L’ABJECTION.

 

http://s1.e-monsite.com/2009/09/26/04/52020932guy-moquet-1-jpg.jpg


Onfray est de gauche. Onfray est à la gauche de la gauche.

Onfray proclame son athéisme. Il proclame aussi son soutien (un temps) à Besancenot. Puis au Front de Gauche. Il se définit lui-même comme un « post anarchiste favorable à un capitalisme libertaire ».

Jusque là rien que de très banal de la part d’un petit bourgeois très ordinaire.

 


Et puis il y a le basculement dans l’ignoble : cracher sur la tombe d’un garçon de 16 ans fusillé par les nazis parce que communiste.

(voir ici : http://mo.michelonfray.fr/chroniques/la-chronique-mensuelle-de-michel-onfray-n%C2%B0-78-novembre-2011/ )


Et tout y passe, comme un refoulé qui déborde : stalinien, aux ordres de Moscou, saboteur, fils de communiste, collabo même, alors résistant, pensez-vous ! 

Sans polémique inutile (on ne polémique pas avec ces gens) mais avec le dégoût le plus profond et une lucidité que l’indignation n’émousse pas, nous dirions que même l’extrême-droite ne pourrait écrire ces choses.

Onfray c’est le Céline de l’anticommunisme. La vulgarité, l’ignorance et la haine : voila les Muses de Michel Onfray. Les psychiatres disent souvent qu’une forme exacerbée d’anticommunisme est très souvent un signe de sénilité assez classique. Nous disons cela pour tenter de trouver une excuse, même minime à Onfray. Hélas, il est trop jeune pour ça.

Alors pourquoi cette charge aussi vaine qu’abjecte ?

Sans doute faut-il chercher dans l’inconscient du petit bourgeois paniqué par la crise du capitalisme, sa peur du déclassement, sa peur de devenir un pauvre parmi les pauvres, sa peur de voir son statut brisé, un réflexe de classe. Ce même réflexe qui poussa,  il y a quelques décennies, d’innombrables petits bourgeois dans les bras de Mussolini et d’Hitler. On tape sur les communistes ou les juifs ou les deux (le trop fameux « judéo-bolchevisme ») et on se sent supérieur à d’autres, on se sent appartenir à la race des seigneurs contre ces ouvriers, cette racaille rouge, ces rats qu’il faut éliminer, fusiller comme ce jeune moscoutaire, saboteur, stalinien, ce jeune Guy Mocquet, fils de communiste -c’est dans les gènes, des histoires de microbes vous dis-je !


Et oui, les seigneurs deviennent vite des saigneurs. Et les « post-anarchistes » finissent par justifier l’assassinat d’un gamin de 16 ans qui avait dans le cœur l’amour de l’humanité, comme motivation l’émancipation humaine.

 

 


Pas résistant Guy Mocquet ? Pas résistants les communistes ?

Qui donc, quand Franco égorgeait le République espagnole, envoyait ses meilleurs fils dans les Brigades Internationales combattre le fascisme, pendant que d’autres signaient la non-intervention ?

Qui donc a condamné les Accord de Munich qui offraient la Tchécoslovaquie à Hitler et l’envoyait vers Moscou ?

Qui donc a tenté, aux côtés de l’URSS, pendant des années, à instaurer une sécurité collective contre le fascisme, tentatives rejetées par les classes dirigeantes de France, d’Angleterre et des Etats-Unis?

Qui donc fut frappé en premier et le plus durement par Hitler et Mussolini puis Franco parce que résistants à ces formes terroristes du pouvoir du grand capital qu’étaient et que sont les fascismes ?

Qui donc avant même ces événements a résisté à la guerre coloniale d’extermination menée par la France contre Abdelkrim ?

Qui donc a résisté toujours et encore aux politiques antipopulaires des gouvernements bourgeois en France, défendant l’ouvrier, le paysan, l’employé, l’artisan, l’intellectuel ?

Qui donc a résisté contre la première guerre mondiale, la première boucherie mondiale, et qui est née justement du refus de la guerre impérialiste en 1920 à Tours ?

Qui a résisté en 1934 aux Ligues fascistes dans les rues, au prix du sang, et qui a promu le Front Populaire pour le pain, la paix et la liberté ?

Qui, dans les usines, dans les campagnes, a défendu pied à pied, quotidiennement, dans l’incessante lutte des classes les intérêts du travail en résistant aux patrons, aux mouchards et aux flics ?


Pas résistants les communistes ? Pas résistant Guy Mocquet ?

Mais ce sont les premiers, les meilleurs et parfois les seuls résistants ! Et que dire alors des autres ? Que dire de toutes les autres forces politiques qui se sont couchées (au mieux) ou ont collaboré (les affaires sont les affaires, n’est ce pas ?....) avec un certain enthousiasme (« mieux vaut Hitler que le Front Populaire »).

Des erreurs nous en avons commises. Qui n’en commet pas dans l’immense champ de bataille de l’histoire ?

Mais les communistes étaient, sont et seront le sel de la terre, les meilleurs filles et fils des peuples en lutte pour la dignité, le bien-être, la paix et la liberté.


Les gnomes « post-anarchistes et partisans du capitalisme libertaire » peuvent éructer leur haine, ils peuvent tenter de dresser des barrages contre la montée de la colère populaire, du combat populaire en attaquant les meilleurs défenseurs du peuple, des travailleurs, de la patrie et de l’humanité, ceux-ci seront balayés par le flot du combat émancipateur.


Guy, dors en paix. Ton sang a fait lever de nouveaux combattants. De nouveaux résistants. Ton exemple illumine les temps obscurs que nous traversons. Il nous dit de ne jamais baisser les bras, de résister.

Les injures dont ils te couvrent sont l’hommage du vice à la vertu. Et la reconnaissance de la peur que les communistes même affaiblis, même trahis, sèment dans les classes dirigeantes et possédantes et leurs valets de plume.

Guy Mocquet tu es vivant, résistant et victorieux.

 

Les JRCF,

le 13/11/2011

Par JRCF - Publié dans : Médiamensonges
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 18:37

Lettre ouverte à la section du PCF Paris XVème

Chers camarades,
Ce n’est pas la première fois que nous nous adressons à vous.

Presque toujours  c’est le silence qui répond à notre invitation à l’action commune des communistes où qu’ils se trouvent.

Nous en sommes d’autant plus choqués que nous sommes des communistes comme vous, que nous avons donné mille preuves de notre attachement à notre idéal, y compris quand nous luttions en pionniers dans le parti contre les dérives liquidatrices que nous constatons comme vous.

Pourtant nous ne nous décourageons pas et, une fois de plus, nous vous demandons d’accepter une rencontre entre nous afin d’envisager des actions communes, notamment contre l’Union européenne et l’euro, et en dénonçant ensemble le terrible mensonge qui désarme les communistes et le peuple face à la fascisante politique de Sarkozy : le mensonge de « l’Europe sociale » et de la « réorientation progressiste de l’euro » que répandent Pierre Laurent et Francis Wurtz aidés par leur nouveau mentor Mélenchon.

Nous voulons espérer, malgré des années de silence, ce qui n’est pas grave, mais de refus de toute action commune, ce qui l’est plus, une réponse positive de votre part. La classe ouvrière, la nation, la République, l’avenir du mouvement communiste sont très gravement menacés et les vrais communistes ne trouvent toujours pas le chemin de l’unité d’action : c’est une grave responsabilité qui nous incombe et que nous devons d’autant plus assumer ensemble que nous avons des positions convergentes sur nombre de sujets.

Etre dans ou hors du PCF, dont le secrétaire national est aussi président du sinistre PGE, cela ne nous semble en rien un obstacle rédhibitoire : l’expérience dira si notre analyse du PCF (sa mutation est achevée, le processus est irréversible même s’il reste des vrais communistes à l’intérieur) est bonne ou si l’on peut, ce dont nous doutons de plus en plus, le « remettre sur les rails » : laissons le critère matérialiste de la pratique trancher ce différend.

Mais en attendant, notre peuple souffre, notre nation se décompose, les guerres impérialistes font rage, le FN guette, et le monde du travail est las d’attendre un signal unitaire des communistes, qui ne vient jamais. Nous espérons que, pour vous comme pour nous, l’esprit de responsabilité doit l’emporter sur l’esprit de boutique.

A la base tous les camarades réclament à cor et à cri l’action commune entre ceux qui, à défaut de partager, POUR LE MOMENT, une « carte » commune, partagent des positions proches sur l’Europe, le socialisme, l’impérialisme, Cuba, la Grèce, le « tous ensemble », la criminalisation de l’URSS et du PCF d’avant la mutation, etc. Mettons de côté toute volonté hégémonique, surréaliste dans les conditions actuelle, toute « concurrence libre et non faussée entre communistes », et entendons, entendez, car pour notre part nous n’avons pas besoin d’être convaincus, cet appel passionné à une convergence d’action communiste dans les luttes avec, par ex. des déclarations communes diffusées en commun sur la Grèce, le plan d’austérité, la Libye, l’euro, etc.

Pour les communistes il en va comme pour les travailleurs dans leur ensemble: le choix est de perdre séparément ou de gagner ensemble. Croire qu’on peut gagner seul est une illusion suicidaire.
lChers camarades,

Le PRCF veut croire que  notre devoir vis-à-vis de la classe ouvrière sera plus fort que toute autre considération subalterne et que nous nous retrouverons ensemble, côte à côte, dans la lutte contre le capitalisme, pour l’indépendance nationale, pour la résistance à l’impérialisme et pour le socialisme.

Veuillez accepter, chers camarades, nos fraternelles salutations communistes.

  • Léon Landini Président
  • Georges Gastaud, secrétaire national.
  • Antoine Manessis, responsable de l’action unitaire.
Par JRCF - Publié dans : A voir
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 14:59

 

Le 22 octobre 2011, à l'invitation de la Jeunesse Communiste de Grèce (KNE), le PRCF et les JRCF ont participé à une commémoration de la Commune de Paris, au Mur des Fédérés du Père Lachaise, lieu des derniers combats entre les Communards et les assassins de Versailles.

Voici quelques photos du rassemblement, où prirent la parole un responsable de la Jeunesse Communiste de Grèce, du Parti Communiste de Grèce, du Pole de Renaissance Communiste en France et enfin des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France

 

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Militants de la KNE et des JRCF face au Mur des Fédérés

 

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Discours du camarade P., du KKE.

 

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Les camarades du PRCF portaient le drapeau du PAME, en hommage au camarade du syndicat de classe et de masse grec tombé le jeudi précédent.

 

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Le combat des communards continue !

Par JRCF - Publié dans : Internationalisme
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