castro_cuba.jpg

 

Notre but : organiser les jeunes, préparer la révolution.
Lutte avec nous pour le socialisme !
Rejoins les jeunes communistes, adhère aux JRCF !


Nous contacter : jrcf.orga@gmail.com

Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 10:19

7 mai 2012 – Analyses et propositions de la Commission exécutive nationale du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

 

1°) La défaite de Sarkozy, personnage indécent, malfaisant et indigne de notre nation, ne peut que réjouir tous les républicains conscients du danger grave que cet individu faisait peser sur notre pays :

Depuis plus de dix ans, ce démagogue sans foi ni loi a œuvré avec acharnement à détruire la France républicaine en piétinant allègrement l’héritage des Lumières, de la Révolution française, des lois laïques de 1905, du Front populaire et du Conseil National de la Résistance. Chef d’Etat le plus réactionnaire que la France ait subi depuis Thiers et Pétain, Sarkozy et son Union Maastrichtienne Patronale ont bafoué le Non du peuple français à l’euro-constitution, saccagé l’indépendance nationale, dépecé le Code du travail, asphyxié la protection sociale, le « produire en France » et les services publics, piétiné le pouvoir d’achat populaire, les retraites par répartition et le logement social, tout en favorisant sans mesure l’oligarchie financière et les innombrables parasites « pipols » qui la courtisent.

Rompant avec les aspects positifs de la politique extérieure gaulliste, Sarkozy a littéralement vassalisé notre pays, dont l’armée est devenue un valet d’armes de l’OTAN et dont le budget se décide désormais à Bruxelles plutôt qu’à Paris. Sur le plan culturel, jamais un président n’aura à ce point planifié la destruction du ciment de la nation, la langue française, sacrifiée au tout-anglais patronal dans le domaine de la recherche, de l’université, voire de l’enseignement scolaire.

Sur le plan des libertés démocratiques, les dix ans de sarkozysme ont permis un bond en avant de la fascisation politique : innombrables lois « sécuritaires » tournées contre le peuple et la jeunesse, fortes restrictions du droit de grève dans les services publics, traque au faciès des travailleurs immigrés et des jeunes des quartiers populaires, stigmatisation permanente des travailleurs de la fonction publique livrés à un véritable harcèlement d’Etat par la RGPP, confusion anticonstitutionnelle des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, mise au pas des médias, développement démesuré de la vidéo-surveillance et de l’Etat policier… Les dix années de sarkozysme ont coïncidé avec un déchaînement permanent  contre nos compatriotes musulmans au nom d’une pseudo-« laïcité » que le chef de l’Etat était le premier à bafouer en favorisant outrageusement les « universités » catholiques et en se réclamant de Dieu à toute occasion. Les sommets de l’indécence ont été atteints quand Sarkozy s’est emparé du drapeau universaliste de la Nation républicaine pour surenchérir sur les thèmes xénophobes du FN, débordant parfois celui-ci sur sa droite dans la haine contre les ouvriers immigrés venus d’Afrique, alors que sur le plan financier, industriel, immobilier et culturel, notre pays est livré à la colonisation rampante des nantis venus de l’Europe du nord pour profiter en France des services publics qu’ils ont détruits dans leurs pays d’origine respectifs.

Sans cautionner en quoi que ce soit le très maastrichtien F. Hollande, le PRCF n’a cessé, dès le 7 mai 2007, d’appeler par tracts, par autocollants et par affiches, à « dégager » Sarko-MEDEF, et cela lui a valu d’encourir plusieurs tentatives illégales de répression de la part des services de Guéant. Dès le 7 mai 2007, alors que toute la gauche établie, PCF inclus, validait comme allant de soi l’élection du « nouveau-président-élu-démocratiquement », le PRCF a eu le courage politique de proclamer l’illégitimité radicale de Sarkozy, y compris sur le plan de la démocratie bourgeoise, car nul élu n’est légitime à détruire la république qu’il est censé représenter. Le premier, le PRCF aura jeté à la face de Sarkozy l’article 35 de la première constitution républicaine de la France : « quand le gouvernement bafoue les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Dans ces conditions, le PRCF regrette que plusieurs organisations se réclamant du marxisme-léninisme, aient tant ergoté contre l’idée juste de « fascisation » de la France, tant banalisé le sarkozysme, tant ignoré le saut qualitatif dans la fascisation que marquait la conquête de l’UMP par Sarkozy et par son équipe de baroudeurs de l’extrême droite, les Longuet, Devedjian et Cie. Désormais nul ne peut nier cette fascisation même plus rampante : quand le FN devient l’arbitre du second tour des présidentielles (et bien entendu, sans qu’il soit question de confondre tous les électeurs ouvriers du FN avec des fascistes !), quand le président en titre s’aligne grossièrement sur les thèmes du FN et agglomère quand même sur son nom 48% de l’électorat, quand Marine Le Pen et la « droite populaire » de l’UMP préparent ouvertement leur jonction politique dans une sorte de Tea Party à l’américaine ou d’Alliance nationale à l’italienne, la dimension antifasciste du combat de classe devient de plus en plus structurante, et cela d’autant plus que l’extrême-droitisation de la vie politique française affecte à des degrés divers toute cette belle « Union européenne » que Mitterrand et Chirac nous vendaient en 1992 comme une sorte d’assurance tous risques pour le maintien de la paix civile, de la prospérité et de la démocratie universelle !

Plus que jamais, il convient donc de lier le combat antifasciste à la dénonciation de l’énorme chasse aux sorcières menée contre les communistes et les antifascistes dans toute l’Europe de l’Est ; en effet, le « ventre fécond » d’où ressurgit aujourd’hui la « Bête immonde » de l’euro-xénophobie n’est autre que la honteuse criminalisation du communisme. Honte aux médias, honte aux manuels scolaires en usage dans l’ « école républicaine », qui disposent les esprits à l’extrême droite en amalgamant l’URSS (qui perdit 30 millions de ses fils pour vaincre les nazis) au régime exterminateur du Troisième Reich, car cela revient à criminaliser les révolutionnaires anticapitalistes tout en banalisant le fascisme et l’extrême droite.

C’est pourquoi il est urgent que tous les vrais démocrates prennent conscience de la nature fascisante de la « construction européenne » : érigé après 1945 comme une digue germano-américaine contre l’URSS, élargi en 2001 sur la base de la « réunification » capitaliste de l’Allemagne et de la recolonisation des pays de l’Est, tourné contre la souveraineté et les acquis sociaux des peuples, l’Empire transatlantique structuré par l’Axe Washington-Berlin est un vecteur permanent de fascisation puisque l’Europe germano-atlantique ne peut s’édifier qu’en niant violemment le rejet populaire dont il fait désormais l’objet de Madrid à Bucarest. La manière dont le social- « démocrate » Rocard vient de « conseiller » la mise en place d’un gouvernement militaire à Athènes ( !), et dont la « troïka » UE/FMI/Banque européenne » a imposé à la Grèce et à l’Italie de véritables proconsulats soutenus par l’extrême droite, montre les causes profondes de cette euro-fascisation dont le sarkozysme est une expression transitoire, appelée sans doute à de nouveaux développements très périlleux, dans notre pays. 

Pour en finir sur la « question Sarkozy », le PRCF ne considère pas que l’ex-président puisse se retirer tranquillement et se mettre impunément à « faire de l’argent » comme il l’a promis. Pendant cinq ans, avec la complicité de l’« opposition » socialiste, Sarkozy s’est assis sur les principes constitutionnels, il a violé le Non français à la constitution européenne, accepté que le budget français soit soumis à la Commission européenne avant d’être communiqué aux députés français. Le nom du président battu est prononcé dans plusieurs affaires extrêmement louches (Karachi, Bettencourt). Tôt ou tard, si la justice institutionnelle met autant de temps pour traiter le cas Sarkozy qu’elle en a mis pour traiter les actes délictueux de Chirac, Sarkozy sera jugé par le peuple français pour haute trahison envers la nation.

 

2°) Pour autant, le PRCF ne salue pas l’élection de F. Hollande, avec à sa suite les sociaux-eurocrates patentés Aubry, Fabius, Valls, Moscovici, Fabius, etc. -, comme une grande avancée populaire. Sans faire un procès d’intention au nouveau président, il suffit de lire son programme pour constater que sa politique s’inscrit pleinement :

dans la continuité du désastreux gouvernement PS/PCF-Verts de Jospin, dont la politique de privatisation, de guerres impérialistes (Yougoslavie, Afghanistan), de mise en place de l’euro, de destruction de l’Education nationale (C. Allègre et le « dégraissage du mammouth »), a fait le lit de Le Pen et de l’ultra-droite sarkozyste ;

 

dans le cadre du « remboursement de la dette » qui implique la soumission à perpétuité de la France aux usuriers internationaux ; il n’est pas innocent à cet égard que F. Bayrou, dont le thème central de campagne était la super-austérité pour « sauver l’euro » et « rembourser la dette », ait annoncé, au final, qu’il voterait pour F. Hollande ;

 

dans le cadre de la « relance de l’Europe » et de l’acceptation du Traité de Lisbonne et du Mécanisme Européen de Stabilité, moyennant un codicille sur la « croissance » que Mario Draghi, le nouveau chef de la B.C.E., accepte d’avance pourvu que ladite « croissance » française soit indexée sur la libéralisation totale du marché de l’emploi ;

 

dans le cadre du « sauvetage de l’euro », cette maudite monnaie unique qui n’est rien d’autre qu’un collier étrangleur posé sur le cou des peuples pour leur imposer une austérité à perpétuité à travers la « règle d’or » ;

 

dans le cadre de l’OTAN et de ses guerres impérialistes sans fin (à qui le tour après l’Afghanistan et la Libye ? La Syrie ? L’Iran ?) puisque Fabius, le chef pressenti de la future diplomatie « hollandaise », a renoncé par avance à retirer la France du commandement intégré de l’OTAN dans lequel Sarkozy a réintégré l’armée française en annulant la décision historique du général De Gaulle ;

 

dans le cadre du respect religieux des contre-réformes sarkozystes puisque Hollande ne veut remettre en cause ni la casse des services publics (lois Pécresse, Chatel, Fillon, réforme hospitalière, privatisation d’EDF…), ni la retraite à 62/67 ans (sauf de manière très marginale), ni les déremboursements de médicaments, etc. Et ne parlons pas du fait que le « socialiste » Hollande ne compte évidemment ni « socialiser » ni nationaliser les banques et les entreprises stratégiques, même pas celles qui ont été privatisées par Villepin et Sarkozy ; il convient au contraire que le mouvement populaire revendique hautement l’abrogation des contre-réformes sarkozystes en matière de sécurité sociale, de services publics, de droit de grève, etc. ;

 

dans le cadre du plan d’austérité à la grecque concocté par Bruxelles qui, quel que soit la couleur du futur gouvernement, attend le peuple français sous couvert de « sauvetage de l’euro » ; sauver l’euro en détruisant la France républicaine, ou sauver cette dernière et promouvoir l’Europe des luttes CONTRE l’euro, nul ne pourra durablement échapper à ce choix objectif qui dessine par avance les frontières des luttes de classes à venir !

 

dans le cadre d’une alliance permanente de la direction du PS avec la « gauche caviar » ; la caractéristique fondamentale de cette caste sociale (les « bobos »), à laquelle le grand capital délègue pour le moment la direction du Monde, de Libé, du Nouvel Obs, etc., est l’anticommunisme, le culte du tout-anglais, la fascination pour l’american way of life, l’horreur du « jacobinisme » et de « l’exception française »… ; or cette autophobie nationale de classe et de caste n’est en rien l’opposé de la xénophobie sarko-lepéniste : elle en est le complément obligé car la haine de la nation « justifie » la xénophobie qui se pare alors faussement du masque du patriotisme ; par ricochet, la xénophobie sarko-lépéniste justifie l’autophobie nationale de la « gauche » bobo : en réalité, Marine Le Pen et B.-H. Lévy, Sarkozy et Cohn-Bendit ne sont pas des adversaires ; objectivement, ils sont le recto et le verso d’une même politique antinationale et antisociale qui détruit la France républicaine au nom de l’impérialisme français : un impérialisme qui agresse les peuples arabes et africains, tantôt sous le masque de la FRANÇAFRIQUE tantôt sous celui de l’« ingérence humanitaire » pilotée par Washington ;

 

dans le cadre de la politique exprimée par le Manifeste du MEDEF intitulé Besoin d’airE ; dans le cadre de sa quête de superprofits, le MEDEF affiche clairement sa volonté antinationale de mettre en place une « nouvelle patrie »,  de construire « l’Europe fédérale », de parachever les « transferts de souveraineté » de Paris vers Bruxelles et de « reconfigurer les territoires » ; en clair, le grand capital apatride veut substituer rapidement au triptyque républicain République une et indivisible / Départements / Communes le quadriptyque euro-libéral Mondialisation capitaliste (OMC-FMI-OTAN) / U.E. / euro-régions transfrontalières (par ex., annexion programmée de l’Alsace à « l’ensemble germano-suisse », ou fusion de la Catalogne espagnole et de la prétendue « Catalogne nord » (Perpignan !)). Or, le programme du PS se prononce pour une « nouvelle étape de la décentralisation » et Hollande s’est engagé à ratifier la Charte européenne des langues minoritaires et régionales : ce texte d’inspiration allemande priverait le français de son statut constitutionnel de « langue de la République » et diviserait le territoire national sur des bases ethnolinguistiques en prenant pour prétexte la défense (légitime en elle-même) des langues régionales; cela ressusciterait l’Europe féodale tout en divisant les travailleurs selon l’ « ethnie » ; que deviendraient alors les statuts nationaux, les conventions collectives et le droit national du travail, l’unité de la loi sur tout le territoire, les services publics d’Etat, le produire en France, l’Education « nationale », l’égalité de principe des citoyens dans l’accès aux soins et à l’éducation, etc. ? C’est une véritable revanche sur 1789 qui se prépare contre ce qui reste de la République française « une, laïque et indivisible » et contre la langue française qui a porté dans le monde entier le combat de la Commune, de « Quatre-vingt-treize » et des « Misérables » ! Il est inimaginable que des gens « de gauche » puissent porter un tel projet impérial et typiquement néo-féodal !

 

BREF, il s’agit clairement pour Hollande de mettre en place une GESTION LOYALE DU CAPITALISME et de la « construction européenne » en crise, et cela sous le nom de code contradictoire de l’ « austérité juste » (sic).

Prisonnier volontaire de ces carcans politico-économiques, le « socialiste » Hollande ne pourra tenir ses promesses, d’ailleurs bien minces, que de manière très marginale ; il sera amené pour cela à pratiquer une politique du déshabiller Pierre pour habiller Paul au risque de diviser le monde du travail, d’opposer les couches moyennes à la classe ouvrière, de devenir l’otage du « centre » et d’ouvrir la brèche aux contre-attaques de la droite et de l’extrême droite. C’est pourquoi ni au premier ni au second tour des présidentielles, et tout en appelant à dégager Sarko (principalement par la lutte), le PRCF n’a apporté et n’apportera à Hollande aucun soutien politique, fût-il « critique », même si, bien entendu, les militants franchement communistes ont le devoir de se porter au premier rang des luttes contre la fascisation politique, d’où qu’elle vienne.  

Concernant le second tour des législatives, les organisations départementales et locales du PRCF devront se prononcer au cas par cas. Pour cela, elles prendront en compte la nécessité de faire barrage à l’extrême droite et à l’UMP, mais sans pour autant « effacer l’ardoise » des candidats PS qui ont commis en 2008 l’énorme forfaiture de voter le traité de Lisbonne, cette copie conforme du traité européen rejeté par le peuple. Il reviendra aussi aux organisations départementales du PRCF de déterminer leur position à l’égard des candidats du Front de Gauche parvenus au second tour, un critère important étant de savoir si lesdits candidats acceptent de dialoguer sur l’euro et l’UE avec le PRCF en renonçant aux pratiques sectaires et agressives qui sont trop souvent encore celles d’un certain nombre de fédérations du PCF à l’égard de notre organisation.

Dans plusieurs circonscriptions, le PRCF présente des candidats, soit seul, soit en association avec le M’PEP. C’est notamment le cas à Hénin-Beaumont où l’électorat ouvrier pourra voter pour des candidats franchement anti-euro et anti-UE : tous les démocrates doivent aider Michèle Dessenne (M’PEP) et Jean-François Maison à disputer , à la patronne du FN, le titre usurpé d’avocate de l’indépendance nationale. Le PRCF tout entier est appelé à soutenir également la candidature franchement communiste du PRCF dans le Val-de-Marne, ainsi que la candidature commune de Waldeck Moreau (M’PEP) et de Véronique Bouazzi (PRCF) contre le FN, sans pour autant soutenir les partisans héraultais de l’Euro-fédéralisme.

 

3°) La politique du Front de Gauche s’avère gravement contradictoire et de ce fait, porteuse d’illusions et de futures déceptions. D’un côté, il faut loyalement savoir gré à M. Mélenchon d’avoir su créer une dynamique populaire en attaquant durement Sarkozy et Le Pen, en dénonçant la vacuité sociale du programme « hollandais », en remettant à l’honneur le combat de classe, la classe ouvrière, l’alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore, la « patrie républicaine », bref, tous ces thèmes progressistes que le PRCF a longtemps défendus seul et que le PCF avait jusqu’alors reniés sous prétexte de « mutation » et de virage « euroconstructif ». Il est d’ailleurs affligeant de constater que c’est souvent la direction du PCF qui, par la voix de P. Laurent et à la demande du PS, a « calmé » Mélenchon et s’est comportée comme l’aile droite du Front de Gauche (!) au moment même où de nombreux jeunes camarades du MJCF aspiraient à une politique révolutionnaire !

Mais dans le même temps, l’alliance politique législative du PCF et du PS aux législatives, le poids du Parti de la Gauche Européenne que préside P. Laurent et dont sont membres le PCF et le PG, la proximité politique entre le Front de Gauche et les états-majors euro-formatés des confédérations syndicales françaises membres de la C.E.S. (CGT, FO CFDT…), ont empêché le Front de gauche de faire une percée réellement décisive au 1er tour. En continuant à marteler le MENSONGE social-impérialiste (social en paroles, mais impérialiste, en fait, car justifiant la construction de l’Empire européen) de l’ « Europe sociale », de « l’euro au service des peuples », de la « réorientation progressiste de la B.C.E. », - des illusions auxquelles plus aucun ouvrier menacé de délocalisation ne peut croire -, en récusant le thème prolétarien irrécusable du produire en France (lancé par le PRCF en 2007) au profit d’un informe « protectionnisme européen », en défendant à cor et à cris la monnaie unique (« l’euro est à nous » !, disait Mélenchon) et en reniant ainsi la campagne de Marchais et de Krasucki contre le traité de Maastricht (portant création d’une monnaie unique européenne), le Front de Gauche a abandonné de larges secteurs de la classe ouvrière et des couches moyennes à la démagogie pseudo-sociale et pseudo-patriotique du Front « national ». Il est d’ailleurs très antidémocratique que le Front de Gauche n’ait toujours pas répondu à la lettre fraternelle du PRCF, lui demandant son « plan B » si l’UE refusait de « mettre la BCE au service des peuples ». Dans cette lettre, approuvée par de nombreux militants de base du front de gauche, le PRCF demandait à Mélenchon de dire si, en cas de veto de Berlin sur le droit de la BCE de prêter directement aux Etats à taux zéro, un président Front de Gauche aurait le courage de sortir, unilatéralement, la France de l’UE et de l’euro ; non pour « isoler la France », mais pour lui rendre sa souveraineté, pour réindustrialiser notre pays en nationalisant les secteurs stratégiques de l’économie et pour construire de nouveaux traités internationaux progressistes non limités au sous-continent européen. Faute d’avoir assumé la dénonciation radicale de l’UE et de l’euro, la direction du Front de Gauche n’a pas su parler à la masse du peuple français et, spécialement, à la majorité des ouvriers. Elle est, de fait, restée une composante de la petite gauche « anti-libérale » et « altermondialiste », elle a été perçue par la classe ouvrière comme une variante de la gauche « euroconstructive » et comme une force d’appoint au PS, qui a facilité l’opération vote utile du PS ; en un mot, le Front de Gauche n’a pas permis à la classe ouvrière de retrouver, dans la vie politique nationale, la place centrale que lui donnait jadis le PCF de P. Sémard, M. Thorez, B. Frachon et J. Duclos, lesquels ont solidement associé la cause du socialisme à celle de l’indépendance nationale.

Enfin, il est dommageable que le Front de Gauche se soit contenté d’une dynamique purement électorale (au demeurant limitée), sans rien faire pour ancrer cette dynamique dans les entreprises et les quartiers. Il est abusif de baptiser insurrection citoyenne de simples manifs de rue, si réussies soient-elles. L’insurrection citoyenne dont parle Mélenchon ne se fera pas sans ORGANISER « en bas » les simples citoyens, sans mettre en place les instruments d’une démocratie populaire authentique. 

Il est malheureux, à cet égard, qu’à l’occasion des présidentielles, des organisations se réclamant du marxisme-léninisme aient mis sous le boisseau la lutte unie des organisations franchement communistes contre l’euro pour, soi-disant, favoriser la dynamique unitaire du Front de Gauche : comme si une dynamique durable, indépendante de la social-démocratie et de l’Europe, pouvait se former sur des bases fausses, clairement petite-bourgeoises. Veut-on fédérer le peuple contre l’oligarchie capitaliste sous la direction de la classe ouvrière unie ? Il faudra, alors, rompre clairement avec l’euro-gauchisme, avec l’euro-anarchisme et avec l’euro-trotskisme, empoigner à la fois le drapeau rouge internationaliste des travailleurs et le drapeau tricolore de la nation républicaine pour balayer l’UE et sa maudite « monnaie unique » : car notre peuple ne pourra que rejeter de plus en plus fort, au fur et à mesure que s’appliquera le maxi-plan d’austérité qui servira de feuille de route européenne au futur gouvernement, qu’il soit « rose-vert-rouge clair » (le pitoyable Robert HUE est manifestement candidat à un portefeuille !) ou « bleu-brun »… Ceux qui, dans le Front de Gauche ou dans son sillage, ne l’auront pas compris à temps, seront phagocytés par la social-démocratie et inéluctablement rejetés dans le camp de l’extrême gauche « bobo ».

C’est pourquoi, dans la perspective des législatives, les organisations départementales et locales du PRCF poseront, fraternellement, trois questions aux candidats du Front de Gauche : non pour polémiquer, mais pour dynamiser la résistance populaire tout en lui donnant un maximum de souffle politique et, pourquoi pas, de force électorale :

Oui ou non, considérez-vous que le « sauvetage de l’euro » et la « construction européenne » doivent passer APRES la satisfaction des besoins populaires et des aspirations démocratiques des peuples ?

 

Oui ou non, participerez-vous à un gouvernement d’euro-austérité « juste » (sic !) aux côtés du PS et, si vous êtes élu député, voterez-vous l’investiture d’un euro-gouvernement comportant des ministres  « communistes » comme celui qui a privatisé la moitié du secteur public entre 97 et 2002 ? Le PCF NE PEUT PAS CONTINUER DE CACHER SES INTENTIONS à ce sujet. Ses électeurs ont le droit de savoir, avant de voter, s’ils élisent des candidats d’opposition populaire qui éventuellement soutiendront au cas par cas les mesures favorables au peuple (s’il y en a !) ou si, en réalité, ils votent pour un nouveau gouvernement de la « gauche plurielle ». La démocratie, ce n’est pas de dire, APRES l’élection, ce qu’on fera, c’est d’annoncer clairement la couleur, AVANT l’élection !

 

Oui ou non, si vous ne participez pas au gouvernement, vous considèrerez-vous comme membres de la « majorité parlementaire », ce qui vous obligerait notamment à voter les budgets d’euro-austérité, voire à cautionner, du dehors, les guerres impérialistes en préparation contre l’Iran et la Syrie ?

 

4°) Par-delà les flonflons de l’élection présidentielle, une crise politique explosive ne cesse de mûrir dans notre pays. Celui-ci est pris en étau entre, d’une part, les frères ennemis de la « construction européenne » (UMP, MODEM, PS, Europe-Ecologie), et d’autre part, la droite ultra, appelée à faire sa jonction autour de la « droite populaire » de l’UMP et de l’ « alliance bleu marine ». Cette crise politique sera catalysée par les affrontements de classes que ne manquera pas de provoquer la mise en œuvre par le futur gouvernement, quel qu’il soit, de la politique européenne de « sauvetage de l’euro » et de « désendettement » de la France. Si, par l’intermédiaire du Front de Gauche et du PCF-PGE, le mouvement populaire se subordonne, si peu que ce soit, à l’austérité « de gauche », si par ailleurs, les confédérations syndicales sont plus soucieuses de ménager leurs mentors de la C.E.S. (adepte de l’euro et du fédéralisme européen) que de construire le tous ensemble dans les luttes, le risque énorme est que la droite ultra fédère l’opposition à Hollande et que, très rapidement, Marine Le Pen ou une autre figure de la fascisation politique, - sans exclure d’ailleurs un retour de Sarkozy au moment opportun -, ne prétende incarner le « changement », dans les urnes… ou d’une autre manière !

Le maître-mot du mouvement populaire doit donc être plus que jamais : INDÉPENDANCE. Indépendance nationale parce que, plus que jamais, l’indépendance nationale passe par la rupture avec l’oligarchie européenne, par l’affrontement avec le grand capital et par la rupture révolutionnaire de notre pays avec la domination capitaliste. INDEPENDANCE des syndicats par rapport à l’ensemble des partis européistes, de la C.E.S., par la rupture totale des vrais communistes avec le Parti de la Gauche Européenne dont le PCF est tristement devenu l’exécutant dans l’hexagone, en rupture totale avec la ligne nationale (inconséquente) qui fut celle du PCF jusqu’à la « mutation » euro-constructive de Robert Hue et de Francis Wurtz.

 

5°) Pour briser l’étau dans lequel l’UM’Pen et les euro-fédéralistes de l’UMP et du PS enserrent la France pour mieux servir le MEDEF, le PRCF appelle à :

- construire une Convergence d’Action Communiste donnant régulièrement une expression commune aux communistes anti-UE dans les entreprises et les quartiers populaires ; sans une telle convergence unissant dans l’action les communistes indépendamment de leur choix organisationnel, il sera impossible d’expulser les fascistes de la classe ouvrière ;

- renforcer le syndicalisme de classe, empêcher que les états-majors syndicaux qui n’ont même pas organisé une grève générale contre Sarkozy, ne se couchent d’avance devant Hollande ; non seulement l’organisation indépendante du mouvement syndical de classe ne ferait pas « le jeu de la droite », mais en 1936 c’est au contraire le mouvement de masse pour l’occupation des usines qui a donné au Front populaire son tranchant antifasciste et progressiste ;

 - construire une nouvelle Convergence Nationale Républicaine à la fois unie et pluraliste pour offrir une perspective politique indépendante de la gauche « euroconstructive » et de la droite ultra, sur la base des principes rassembleurs du Conseil National de la Résistance, de l’antifascisme et de la lutte pour sortir la France de l’OTAN et de l’UE supranationale.

- à l’échelle internationale, il faudra soutenir les efforts visant à reconstruire le Mouvement communiste international pour faire face à la mondialisation capitaliste, aux guerres impérialistes, à la fascisation politique et à l’Empire européen du capital. Il conviendra pour cela de déployer pleinement l’alliance de l’internationalisme républicain et du patriotisme populaire comme l’a toujours fait Cuba socialiste. Dans de nombreux pays, l’heure est à la reconquête du rôle dirigeant de la classe ouvrière, à l’intérieur de larges fronts anti-oligarchiques orientés vers l’indépendance nationale, la démocratie populaire et la coopération internationale, en rupture totale avec les empires continentaux et supranationaux du grand capital. En réalité, le temps des « troisièmes voies » réformistes ménageant le capitalisme et se référant à Keynes et à Roosevelt est révolu : pour préparer les affrontements de classes imminents, il faudra unir étroitement le combat démocratique pour la souveraineté des peuples au combat révolutionnaire pour le socialisme.

 

 

 

Haine de soi. Sartre a démontré, dans un article clandestin des Lettres françaises paru sous l’Occupation que la haine de soi et le rejet de l’autre sont les deux faces d’une seule médaille. En réalité, Pétain haïssait autant la France « rouge » des congés payés que « les juifs » : « plutôt Hitler que le Front populaire », s’exclamait à l’époque le Comité des forges, ancêtre du MEDEF ;

C’est pourquoi le PRCF ne dit pas « produire français » comme le faisait G. Marchais, car ce slogan est récupérable par le FN, mais PRODUIRE EN FRANCE AVEC TOUS CEUX QUI RESIDENT SUR NOTRE TERRITOIRE.

 

Ce protectionnisme européen coexiste déjà avec le libre-échange mondial des traités européens : en réalité, la zone euro fonctionne comme une zone protectionniste pour l’industrie allemande alors qu’elle laisse l’industrie des pays du sud et de l’est européen à la merci du moins-disant social des pays à bas coûts salariaux.

Par JRCF - Publié dans : Luttes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 19:44

http://www.lecourant.info/wp-content/uploads/2012/03/canada.jpg

 

Les JRCF adressent leur plus fraternel salut au mouvement de lutte du Québec !

Depuis des mois, les étudiants, rejoins dans leur combat par de nombreux travailleurs, protestent contre la hausse des frais d'inscriptions à l'université. Le service public, l'enseignement pour tous sont relégués au placard par le gouvernement libéral du Québec. Celui-ci s'enfonce toujours plus dans l'obstination, le blocage et la répression du mouvement. Certain éditorialistes de droite pronent même le recours à l'armée pour rétablir l'ordre... 

Mais la bourgeoisie a beau vouloir briser le mouvement, celui-ci tient, résolu, massif, organisé. Ce sont des centaines de milliers de québécois(es) qui défilent dans les rues en réponse aux provocations gouvernementales. Partout fleurie le "carton rouge", symbole du mouvement, sur les vêtements, les immeubles, les murs ou les véhicules.

 

Nous renvoyons les visiteurs de notre blog au site http://www.bloquonslahausse.com/

 

Vive la lutte des étudiants du Québec !

 

Vive l'internationalisme !

 

Les JRCF,

le 5 mai 2012.

Par JRCF - Publié dans : Internationalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 16:48

Premiers commentaires du PRCF sur le 1er tour des présidentielles.

22 avril 2012. 22 h 45

Bien que plus faible que celle de 2007, la participation aux présidentielles 2012 reste importante. Cela ne signifie pas que la masse des Français approuverait d’enthousiasme le principe de cette élection du chef de l’Etat au suffrage universel qui, couplage avec les législatives aidant, remet tous les pouvoirs à un homme qui échappe ensuite à tout contrôle : plus prosaïquement, cela signifie que les Français se saisissent d’une des rares possibilités, si dévoyées soient-elles, que leur offrent les institutions antidémocratiques du régime en place, pour peser tant bien que mal sur l’orientation du pays. Plus que jamais, le PRCF continuera donc d’appeler à une Constituante permettant au peuple de recouvrer sa souveraineté confisquée à la fois par le capital financier, par l’U.E. et par la monarchie déguisée qu’est la 5ème « République ».

Comme prévu, les candidats du second tour sont ceux de l’UMP et du PS, les deux piliers de la désastreuse « construction européenne ».

Sarkozy est sanctionné pour sa politique grossièrement antisociale, antinationale et antidémocratique, qui a heurté une majorité d’électeurs et qui a provoqué un décrochage évident des milieux populairess à l’égard du « candidat des riches ». Le PRCF, qui dès le 7 mai 2007 avait dénoncé l’illégitimité de ce président fascisant, se félicite de ce rejet qui montre que malgré l’incessante propagande néolibérale subie, le peuple français n’a pas renoncé aux valeurs de liberté, égalité et fraternité, même si le score du FN relativise fortement, hélas, cette appréciation.

Le score de Hollande témoigne à la fois, d’une part et de manière déformée, de l’attachement du « peuple de gauche » aux valeurs de progrès social, d’autre part, de la persistance de l’illusion selon laquelle le PS serait un « parti de changement » : il s’agit pourtant depuis plus de vingt ans d’un des piliers de la destruction euro-libérale de la France populaire : « l’austérité juste » de Hollande annonce à mots couverts une politique à la Papandréou ou à la Zapatero pour notre pays. Il faut cependant tenir compte du fait que beaucoup d’électeurs populaires n’auront voté Hollande que pour se débarrasser du fascisant président sortant et pour éviter que le FN n’arrive au second tour ; des millions d’électeurs « hollandais » ne sont pas dupes et n’ont émis qu’un vote-sanction anti-Sarkozy. Les vrais partisans du changement social devront donc s’adresser aux électeurs populaires de Hollande dans la perspective des luttes à venir contre l’austérité « à la grecque » que l’UE somment par avance le futur président de mettre en batterie dès son entrée en fonction.

Marine Le Pen obtient un score très élevé qui témoigne de manière inquiétante de la force de la xénophobie en France (d’autant que le vote UMP porte une très forte composante islamophobe) ; il ne faut pas se cacher par ailleurs que le FN capitalise et dévoie sur des bases xénophobes l’attachement de l’électorat populaire à la nation que la gauche établie se refuse à prendre en charge sur des bases républicaines. Une fois de plus il apparaît que la politique xénophobe de Sarkozy n’a pas asséché, mais dynamisé le FN. Le score du FN s’explique aussi largement par le fait que l’extrême droite a constamment feint de défendre la France contre le désastreux euro, cette arme de destruction massive des acquis sociaux et de la souveraineté nationale. Il est lamentable, redisons-le avec force, que la « gauche de la gauche » ait renoncé de fait à ce combat anti-UE et anti-euro, en laissant l’héritière Le Pen monopoliser mensongèrement le thème de l’indépendance nationale. Il est lamentable que depuis tant d’années des forces euro-gauchistes et « euro-constructives » diabolisent le drapeau tricolore et la nation en abandonnant au FN ces signifiants majeurs qu’il faut au contraire lui disputer sur des bases progressistes. Plus que jamais il faudra également combattre l’anticommunisme qui gangrène les esprits dans toute l’Europe contre-révolutionnaire de Maastricht, y compris dans la jeunesse (imbibée d’antisoviétisme dès l’école). C’est l’anticommunisme et l’antisoviétisme qui forment le terreau permanent de l’extrême droite : la responsabilité des dirigeants mutants du PCF-PGE, qui durant trois décennies ont abandonné le combat idéologique et qui ont renié le combat de G. Marchais et d’H. Krazucki contre la monnaie unique, est écrasante dans la désorientation idéologique de notre pays et d’une partie de sa jeunesse.

Plus que jamais les antifascistes devront résister à la fascisation rampante de notre pays car il est vraisemblable que les dirigeants les plus fascisants de l’UMP vont se rapprocher du FN pour capitaliser les mécontentements créés par la crise profonde du capitalisme.

Le score de J.-L. Mélenchon est honorable bien que très en-deçà de ce que laissait attendre le succès populaire de sa campagne. Mélenchon a eu le mérite de remettre en circuit des thèmes que le PCF mutant et « euroconstructif » de P. Laurent, l’actuel patron du Parti de la Gauche Européenne, avait totalement désertés : classe ouvrière, révolution, alliance du drapeau rouge et du drapeau tricolore, unité du combat de classe et de la lutte républicaine, bref, tout ce que défendait jadis le PCF de Thorez-Duclos, la CGT de Frachon, et de manière moins conséquente, le PCF de G. Marchais. Malheureusement, Mélenchon est resté au milieu du gué. En prétendant que « l’euro est à nous », qu’il est possible de « réorienter la construction européenne  dans un sens progressiste» et de « mettre la BCE au service de l’emploi », en refusant de transformer la dynamique électorale en un mouvement populaire organisé « en bas », Mélenchon et ses mentors du PC-PGE ont refusé d’assumer franchement la seule ligne révolutionnaire de masse crédible : celle de la rupture progressiste claire et nette avec l’UE. Faute de l’avoir fait, ils n’ont pas réussi pour l’instant à aller au-delà du rassemblement de la « gauche de la gauche ». C’est au contraire le rassemblement majoritaire du peuple de France contre l’oligarchie capitaliste, pour l’indépendance nationale, la coopération internationale et pour le progrès social que symbolisent les principes du Conseil national de la Résistance, qu’il faudrait viser en un moment où le MEDEF appelle à liquider la France au profit des Etats-Unis d’Europe. Cette politique de large rassemblement patriotique et progressiste dans l’esprit du CNR est possible et nécessaire. Mais J.-L. Mélenchon acceptera-t-il enfin de dialoguer à égalité avec les militants communistes, progressistes et républicains patriotes qui veulent tirer la France du broyeur mortel de l’UE ? Le PRCF continuera pour sa part de tendre la main fraternellement aux militants du Front de gauche, qui sont ses frères de classe, tout en les appelant à secouer sérieusement le slogan défaitiste et mensonger de « l’Europe sociale ». C’est seulement sur cette base que les forces anticapitalistes pourront être autre chose qu’une force de pression sur le PS ; car tant que la « gauche de la gauche » se contentera de coller au slogan social-démocrate du PS (la mensongère « Europe sociale » !) elle ne pourra pas sérieusement contrer le slogan du « vote utile » au 1er tour. 

Même si Hollande est en meilleure posture ce soir que Sarkozy pour le second tour, le total de l’électorat se réclamant de la gauche reste inférieur à 50% et le score du FN est très élevé. Il appartiendra à Hollande de faire le nécessaire pour convaincre, s’il le peut, ceux qu’il n’a pas convaincus au 1er tour. Tout en laissant chaque électeur faire son choix au second tour en son âme et conscience, et sans cesser de dire franchement que Hollande n’est pas moins engagé que Sarkozy ou Bayrou dans le soutien à l’UE, le PRCF appellera les travailleurs à s’unir dans l’action pour sortir Sarko et sa politique, pour sortir de l’UE mortifère, pour briser l’extrême droite et pour mettre en accusation le système capitaliste. 1er rendez-vous de masse, le 1er mai où il faudra éviter les récupérations politiciennes et mettre au 1er plan les revendications populaires : c’est là le meilleur moyen pour battre Sarko-MEDEF et sa politique, pour balayer l’extrême droite et pour briser l’étau mortel de l’Union européenne !    

Plus que jamais sont incontournables la reconstruction d’un grand parti communiste révolutionnaire, d’un large Front de résistance antifasciste, patriotique et progressiste, d’un large front syndicaliste menant le combat de classe. Sans cela, la France sera broyée entre la funeste « construction européenne » et la démagogie liberticide de l’UM’Pen. Sans la renaissance urgente d’un vrai parti communiste, il n’y aura aucune issue durable pour tous ceux qui veulent construire une France républicaine en marche vers l’indépendance nationale et le socialisme.

Par JRCF - Publié dans : Luttes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 16:44

Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France – adoptée le 18 avril 2012

Le PRCF a lu avec intérêt la « mise au point » publiée sur son blogue par le camarade Hervé Poly (secrétaire de la Fédération PCF du 62, candidat FDG à Hénin-Beaumont) dans le but de mettre fin aux « polémiques » artificiellement suscitées (nullement par le fait du M’PEP et du PRCF, lesquels n’ont attaqué personne et ont au contraire dû subir des agressions d’une virulence incroyable !) à l’encontre de la candidature commune de Michèle Dessenne (M’PEP) et de Jean-François Maison (PRCF-62).

Il est en effet absurde et odieux d’accuser le M’PEP et le PRCF de favoriser le FN alors qu’ils se présentent explicitement contre la candidate d’extrême droite et en l’attaquant sur son terrain principal : la question de la souveraineté nationale. Tout en prenant acte positivement de la déclaration d’H. Poly (qui constate que la candidature Dessenne-Maison n’est en rien susceptible de faire élire MLP, qui dénie à quiconque le « droit » de parler en son nom et qui rappelle le droit imprescriptible de toute formation politique de se présenter aux élections), le PRCF publie ici sa propre analyse de la situation politico-électorale (une déclaration antérieure à la déclaration du camarade Poly) tout en faisant justice de certaines attaques insultantes portées contre le PRCF de manière violente et répétée.

Espérons que toutes les énergies seront désormais consacrées, non à des polémiques destructives entre militants antifascistes, mais au débat avec la population sur la meilleure manière de s’affranchir à la fois de Sarko-MEDEF, de la dictature européenne et de la xénophobie du FN.

L’intolérance, l’esprit d’hégémonie et de monopole politique sont les ennemis d’une  dynamique antifasciste, anti-UE et anticapitaliste !

Oui au dialogue démocratique entre les forces antifascistes !

Au niveau national, la dynamique créée autour de la candidature Mélenchon peut devenir un élément durable et fécond de mobilisation populaire si et seulement si :

1°) 
elle va au bout de sa logique, ce qui pour l’instant n’est pas, ou pas encore le cas. Il est certes positif que J.-L. Mélenchon reparle de classe ouvrière, de patriotisme républicain, de république laïque, voire de révolution, toutes notions que la direction « euroconstructive » du PCF avait hélas enterrées depuis vingt ans au nom de sa « mutation », alors que les militants du PRCF continuaient à contre-courant d’associer dans les luttes le drapeau tricolore au drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau. Pourtant, l’appel de J.-L. Mélenchon à la « république sociale » risque de rester un vœu pieux si MM. Mélenchon et Laurent continuent d’affirmer contre toute évidence que « l’euro est à nous » (sic !), que l’introuvable « Europe sociale »1 est à portée de main et qu’il est possible de « mettre la BCE au service de l’emploi ». Servir le peuple, combattre la fascisation rampante de la France et de l’Europe, cela implique au contraire de choisir clairement entre le peuple français, qui aspire à l’indépendance nationale, à la paix et au progrès social, et la très agressive et dictatoriale « construction européenne » pilotée par Berlin et par les « marchés financiers », Le refus de cette Europe comme l’a démontré le résultat du référendum du 25 mai 2005 où le NON a obtenu 2 642 238 voix de plus de que le OUI.

Lever les équivoques, cela signifie aussi répondre démocratiquement au PRCF qui attend toujours la réponse du Front de gauche à cette question incontournable à l’heure où un méga-plan d’ « euro’stérité » attend notre pays pour l’été : « que ferez-vous si Merkel et Barroso disent « Nein ! » à votre « réorientation progressiste de l’Europe ? » (un « ja » ! relevant selon nous du conte de fées !) : sortirez-vous alors de l’UE pour créer de nouveaux traités progressistes internationaux analogues à l’ALBA latino-américain ? Ou bien plierez-vous devant l’UE et ses courroies de transmission que sont la Confédération Européenne des Syndicats et le Parti de la Gauche Européenne, qui défendent tous deux l’euro à cor et à cris2 ? Quels que soient les sentiments des uns et des autres, il paraît bien difficile de s’affirmer comme un ennemi conséquent de l’U.E. de Maastricht si, en même temps, on ne conteste pas radicalement l’euro : rappelons en effet que la construction d’une « monnaie unique européenne » était au centre du Traité de Maastricht que refusèrent à 100% G. Marchais et H. Krazucki lors du référendum de 1992.

Car si la France ne sort pas à temps, et sur des bases progressistes, du ruineux euro et de l’illégitime « construction européenne », elle cessera très vite d’exister en tant que nation : c’est d’ailleurs cette mise à mort rapide de la Nation que réclame ouvertement le MEDEF dans son récent « manifeste » intitulé « besoin d’airEs ». Mme Parisot y appelle cyniquement à liquider la nation pour mieux ratiboiser le produire en France, les services publics, la protection sociale et jusqu’à la langue française sacrifiée au tout-anglais patronal sur l’autel des « Etats-Unis d’Europe ». Déjà, et quel que soit le futur président français, la Bourse de Francfort a « amicalement » lancé la spéculation sur la « dette » française » (sic) ; un plan d’ « eurostérité » à la grecque attend notre pays s’il ne sort pas à temps et par lui-même de l’euro, cette arme de destruction massive des acquis sociaux, des libertés démocratiques et des souverainetés populaires. Accepter en son principe la monnaie unique, « sanctuariser » l’euro, prétendre à l’unisson du PS et de l’UMP qu’il serait « dangereux » de sortir de l’euro (sic !), c’est ouvrir une brèche à l’extrême droite dans la classe ouvrière et c’est désarmer par avance les organisations syndicales face aux grands affrontements de classes qui nous attendent après le 7 mai : c’est en effet au nom du « salut de l’euro » que le futur président est d’avance sommé de démanteler tout ce qui reste de la Révolution française et du CNR : république une et indivisible remplacée par les « euro-régions », protection sociale, services publics, code du travail, statuts, SMIG national, conventions collectives nationale, etc. ! Plus que jamais selon nous, les chemins de l’indépendance nationale, de l’antifascisme et du socialisme pour la France passent par la rupture unilatérale de la France avec l’UE et avec son maudit euro qui sème la ruine et la dictature sur tout notre sous-continent !

2°)
 pour que la dynamique électorale ne retombe pas dès le mois de juin, avec la possible entrée de membres du PCF dans un éventuel gouvernement « hollandais »3 d’euro-austérité, pour que l’insurrection citoyenne annoncée par J.-L. Mélenchon soit autre chose qu’un slogan éphémère, pour que la sympathique dynamique actuelle arme vraiment notre peuple face à l’énorme euro-agression en préparation, il faut avoir le courage de combattre à temps la confusion politique et la délégation de pouvoir qui se profilent à nouveau derrière certaines équivoques actuelles:

Refusons la confusion politico-syndicale: cessons, sous prétexte de « front de gauche », de faire silence sur le risque sérieux d’auto-marginalisation du communisme à laquelle la campagne actuelle sert trop souvent de prétexte ; ne laissons pas s’installer une illusoire réconciliation, au nom du vote Mélenchon, entre, d’une part, certains syndicalistes de classe valeureux, qui tentèrent courageusement de bloquer l’économie capitaliste en 2010 (bataille des retraites), et d’autre part certains états-majors syndicaux manœuvriers qui envoyèrent alors ce mouvement dans le mur pour complaire à la Confédération Européenne des Syndicats. Faisons vivre un pôle de résistance et de renaissance franchement communiste, un puissant front syndicaliste de lutte, PRESERVONS soigneusement L’INDEPENDANCE DU MOUVEMENT OUVRIER REVOLUTIONNAIRE DANS CE PAYS !

Refusons de nous en remettre à un « sauveur suprême ». La question n’est pas de savoir s’il faut ou pas « faire confiance » à J.-L. Mélenchon, ni a fortiori à Hollande, même si nous partageons la légitime aspiration des masses à sortir le fascisant président sortant. Elle est de savoir ce qui se fait pour créer des Comité Populaires pour la Résistance et l’Alternative préparant les luttes de l’automne 2012, désobéissant « en bas » aux directives européennes et discutant avec la population d’une nouvelle constitution rendant sa souveraineté au peuple français. Sans de tels comités INDEPENDANTS du futur pouvoir, et non ligotés à une future austérité « hollandaise » par la courroie de transmission bruxelloise du PGE, de la C.E.S. et des tractations législatives de second tour, l’expérience de la gauche plus rien recommencera et il y aura un boulevard en France pour une ultra-droite « UM’Pen » associant le FN aux éléments les plus ultra-réactionnaires de l’UMP ! Ne pas avertir le peuple sous prétexte d’engouement électoral serait mentir par omission. Le rôle des communistes est au contraire de rappeler ces justes paroles de l’Internationale : « Il n’y a pas de sauveur suprême / Ni Dieu, ni César ni tribun ! / Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes / Décrétons le salut commun ! ».

Il est donc dommageable que, loin d’ancrer la dynamique électorale dans les luttes pour mettre en place ce nouveau « Front populaire » que J.-L. Mélenchon dit espérer, certains « syndicalistes » d’état-major jettent bas l’indépendance syndicale quitte à piétiner le droit élémentaire de chacun à se présenter aux élections. Au lieu d’impulser l’action revendicative des milliers de travailleurs qui ne peuvent même plus payer le carburant pour aller au boulot, il est triste que certains états-majors syndicaux préfèrent attaquer la gauche anti-UE, défendre l’euro et protéger le monopole électoral des « partis traditionnels » (ainsi parlent-ils eux-mêmes !); il est évidemment moins facile de pointer les responsabilités historiques des grands « partis traditionnels » dans la montée du FN que d’accuser les militants progressistes anti-euro, dont plus d’un est résistant ou fils de résistant, de faire le jeu de l’extrême droite !

En réalité, pour battre durablement les fascistes et l’ultra-droite, pour stopper la mise à mort de la « France des travailleurs » au nom de l’Europe supranationale, il est vital que des militants communistes alliés à des patriotes progressistes s’adressent au peuple pour l’appeler à une rupture radicale avec l’UE. Face à M. Le Pen, qui ne veut pas sortir de l’euro (elle dit vouloir une « sortie concertée de l’euro » avec Merkel ; autant demander au pyromane d’éteindre le feu !), l’avenir proche va montrer que la seule issue durable pour sortir la droite, sortir l’extrême droite et pour sortir du capitalisme est de sortir de l’UE pour construire de nouveaux traités internationaux non limités à l’Europe. Comme l’écrivait Lénine dès 1915, « en régime capitaliste, le mot d’ordre des Etats-Unis d’Europe est forcément utopique ou réactionnaire ». Rappeler cette vérité, réfuter le mot d’ordre illusoire d’ « Europe sociale », c’est donc bien servir les intérêts d’avenir du mouvement populaire, même si cela n’est pas immédiatement compris de tous les militants ouvriers sincères.

3°) Dans ces conditions le PRCF-62 et le PRCF-59, appuyés par le PRCF national et par sa présidenceLéon Landini*, Pierre Pranchère** et Jean-Pierre Hemmen***, son secrétaire national Georges Gastaud**** déclarent:

qu’ils ne se laisseront pas intimider ; à l’heure où, « pour sauver l’euro »,  la France ouvrière risque de vivre ses heures les plus sombres depuis les années trente, le PRCF ne cèdera à aucune sommation ; il défendra le droit imprescriptible de tout citoyen de se présenter aux élections sans consentir aucun monopole à qui que ce soit ; il continuera de militer sur les bases patriotiques, antifascistes et internationalistes du C.N.R. ;
Pour autant le PRCF ne se trompera pas d’ennemi. Il continuera de tendre la main (et il acceptera les mains tendues) à tous les communistes, à tous les militants du Front de gauche, à tous les syndicalistes de lutte, en réservant ses coups à Sarko-MEDEF, à l’UE et à leurs chiens de garde de l’extrême droite ; et surtout, le PRCF appellera le peuple à s’organiser « en bas » en toute indépendance par rapport au PS maastrichtien, au Parti de la Gauche Européenne et à la Confédération européenne des syndicats.

Le PRCF est prêt au dialogue le plus fraternel et le plus ouvert possible avec tous ceux qui, sans partager toutes ses analyses, rejettent les excommunications et acceptent sereinement l’arbitrage souverain du peuple et de la classe ouvrière.

Adhésion au PCF en 1942, ancien officier des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’œuvre Immigrée, grand Mutilé de guerre, officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, Décoré par l’Union soviétique ;

** adhésion au PCF en mai 1943, à l’âge de 15 ans, résistant à l’Armée Secrète puis aux Francs-Tireurs et Partisans Français, secrétaire fédéral à la Jeunesse communiste en 1946, secrétaire fédéral du PCF de 53 à 73 et membre du Comité Central de 64 à 91, participe à l’école léniniste à Moscou en 65-66, député PCF à l’Assemblée Nationale: 56-58, 73-78, député européen: 79-89.

*** fils de Résistant communiste Kominternien fusillé par les nazis au Mont Valérien, lui-même réprimé pour avoir refusé de servir sous les ordres d’un général de l’OTAN ancien officier de la Wehrmacht, Commandant dans les Brigades Internationales en Espagne

**** fils de Résistant décoré par la France, par les Etats-Unis et par la République populaire de Pologne; syndicaliste depuis 32 ans dans le bassin minier de Lens, auteur du livre « Patriotisme et internationalisme ».

Par JRCF - Publié dans : Luttes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 13:10

“Toute personne qui consultera de manière habituelle des sites internet qui font l’apologie du terrorisme, ou véhiculant des appels à la haine ou à la violence, sera puni pénalement”, a déclaré Nicolas Sarkozy.

Une telle proposition est une atteinte gravissime à la démocratie et aux libertés.

Une telle proposition, si elle était adoptée, ferait basculer la France vers un État dictatorial.

Une telle proposition s’inscrit dans le processus de fascisation de l’État bourgeois tel que le PRCF le dénonce depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir.

“Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.” Assumer cette phrase de la Constitution de 1793 pourrait amener les républicains les plus conséquents devant les tribunaux !

 

Le PRCF appelle tous les communistes, tous les progressistes, tous les républicains à s’élever contre ce projet liberticide.

 

Le secrétariat du PRCF.

Le 2 avril 2012.

Par JRCF - Publié dans : Luttes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 19:34

Déclaration commune des partis communistes du Bénélux et d'Allemagne contre l'utilisation de milices criminelles privées pour réprimer une grève de métallurgistes en Belgique


 

http://idata.over-blog.com/2/03/61/62/ACTUALITES/actualites-001/partidoscomuvierparteien.gif

 

 

Le Parti communiste allemand, le Parti communiste du Luxembourg, le Nouveau parti communiste des Pays-Bas et le Parti du travail de Belgique condamnent l'agression brutale réalisée par une bande armée, sur ordre de l'entreprise allemandePoppe und Potthoff, contre des travailleurs en grève dans leur filière Belge, Meister Benelux, à Spirimont, en Belgique.


 

Les travailleurs s'étaient mis en grève pour protester contre une menace de délocalisation. A partir du moment où les négociations avec la direction ont débouché sur une impasse, les travailleurs ont bloqué l'entrée de plusieurs véhicules. Dimanche 26 février, ils ont été attaqués par une vingtaine d'agents de sécurité Allemands. Vêtus de noir, sans l'insigne de la compagnie mais avec pour certains d'entre eux avec des capuches Lonsdale (populaires dans certains groupes néo-nazis), ils étaient armés de bâtons, de battes de base-ball et de gaz lacrymogènes et portaient des cagoules ainsi que des gilets pare-balles. Ils devaient emporter une partie du matériel de l'usine sur ordre de la direction. Pour y parvenir, ils n'ont pas hésité à frapper plusieurs travailleurs et à saccager des bureaux et des salles informatiques de l'entreprise. Certains travailleurs ont vu leurs téléphones portables confisqués, et certains des grévistes ont été séquestrés dans un des bureaux de l'usine.



A la suite d'un appel lancé par le syndicat, ils ont été enfermés dans l'usine par près de deux-cents travailleurs et syndicalistes de toute la région. Dans la nuit de dimanche à lundi, la bande armée a été expulsée de l'usine sous protection policière.



Dans un communiqué, le syndicat métallurgiste allemand IG Metall de Bielefeld a protesté « énergiquement contre l'offensive brutale lancée par une bande de voyous envers des syndicalistes en grève ».



Nous condamnons ce recours à une milice privée, et nous exigeons l'application des lois Belges contre des milices privées. Nous demandons que des sanctions sérieuses et des poursuites soient lancées contre la police de Spirimont. La police était présente dès le départ, juste après l'assaut, mais n'a ni désarmé ni arrêté la bande armée. Ils n'ont pas vérifié leurs identités et les ont ramenés en Allemagne dans un car de police, sans le moindre interrogatoire. Ils ont refusé d'écouter les plaintes d'un des travailleurs bastonnés et lui ont conseillé de tirer les conclusions qui s'imposent par lui-même.



Il s'agit de graves défaillances du système policier Belge. Le ministre de l'Intérieur, Turtelboom, l'a admis au Parlement Belge.



Nous exigeons que la plainte enregistrée par les syndicats soit entendue et prise en compte dans les plus brefs délais. Cet incident avec une milice privée, plus ou moins sous la protection de la police, ravive le souvenir d'épisodes sombres dans l'histoire Européenne. Cette action doit être lue à la lumière de campagnes menées à l'échelle européenne, parrainées par les cercles patronaux, contre les syndicats ouvriers. L'objectif est clair : casser les droits sociaux et l'opposition aux coupes budgétaires draconiennes, y compris par des moyens anti-démocratiques.



Avec cet assaut, un nouveau chapitre dangereux s'ouvre. Nous ferons les efforts nécessaires, partout, afin de défendre le droit de grève et de renforcer les syndicats dans leur juste lutte.

 

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Par JRCF - Publié dans : Internationalisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 mars 2012 3 21 /03 /Mars /2012 18:11

LE PRCF EXPRIME SON HORREUR ET SA CONDAMNATION ABSOLUE AUX MEURTRES QUI ONT FRAPPE DES ENFANTS ET DES SOLDATS.


Des actes abominables ont frappé des enfants et des soldats à Montauban et Toulouse.

Le PRCF exprime sa profonde sympathie aux familles et amis de ces victimes d’actes meurtriers.

 Ceux-ci semblent être de la même main et ont visé des compatriotes d’origine étrangère, de concitoyens de couleur, d’enfants juifs. Ces actes fous rappellent le meurtrier néo-nazi fou du Danemark.

Le PRCF demande à ses militants de redoubler d’activités car la crise du capitalisme provoque des maladies sociales graves dont ces meurtriers-racistes-fous sont aussi des symptômes. Et seul le socialisme/communisme peut tendre à la fin de toutes ces pathologies sociales.


PRCF

Par JRCF
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés