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Médiamensonges

Mardi 26 juin 2007

Dimitri MANESSIS

35 Bl. Ml. Foch

38100 Grenoble Juin 2007

 

 

"Le Monde"

A propos de votre article du 24 et 25 juin 2007 intitulé "Guy Môquet, le mythe et l'histoire"

 

 

Messieurs,

j'ai 17 ans.

Je suis lycéen.

Je suis communiste, militant des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF).

C'est-à-dire un "jeune lycéen exalté" qui "dés son plus âge à baigné dans une culture politique bolchévique".

Comme Guy Môquet.

Je lis parfois " Le Monde" et je constate que votre journal s'est fait une spécialité : un anticommunisme abjecte.

C'est non seulement votre droit mais c'est votre vocation de classe : pourquoi ce journal de la bourgeoisie ne ferait il pas campagne permanente conte le communisme, son histoire, ses martyrs ? C'est le contraire qui serait étonnant. Une leçon pour nous, qui confirme ce que disait Lénine : " la question de la liberté de la presse se pose toujours dans le contexte de la lutte des classes".


Mais ce qui me frappe ce n'est pas votre anticommunisme, c'est votre négationnisme, aussi ignoble que l'autre. Votre capacité à effacer les faits, l'histoire.

Vous avez insulté un jeune communiste, Guy Môquet, fusillé par les nazis, parce que communiste. Il n'avait pas encore eu le temps d'être un partisan armé de la Résistance ? Fusillé une deuxiéme fois ! Il avait un père député communiste ? Fusillé une troisième fois ! Il était un militant discipliné du communisme ? Fusillé une quatrième fois ! Il a été salué comme un héros par ses camarades ? Fusillé une cinquième fois !

Et puis dans cet article im-monde (comme le général de Gaulle appelait votre journal) au-delà de Guy Môquet, mon frère, mon camarade, il y a votre négationnisme à l'égard du communisme français : anti-patriote, allié des nazis, ramassis de staliniens et de traîtres, récupérant les tragédies personnelles pour sa propre gloire...


Pourquoi ses propos orduriers me donnent ils la nausée ?

Est-ce parce que les mêmes qui nous insultent aujourd'hui étaient hier ceux de la Milice et de Vichy ? Est-ce parce que les mêmes étaient ceux qui hurlaient "plutôt Hitler que le Front Populaire" ?

Est-ce parce que les mêmes étaient ceux qui avaient fait "le choix de la défaite" comme le dit la vraie historienne Annie Lacroix-Riz dans son remarquable ouvrage dont vous ne parlerez pas?

Est-ce parce que les mêmes ont accompli leur sale besogne d'aide bourreaux "idéologiques" des gestapo, dina, pide et autre cia ? Ces "patriotes" qui n'hésitérent pas à vendre leurs patries et à livrer "leurs" communistes aux mains des bourreaux nazis comme Pucheux qui lui en paya justement le prix ?

Est-ce parce que le souvenir de Stalingrad est encore vivant, malgré vos efforts, que vous vous acharnez contre un jeune de 17 ans, assassiné par les nazis, en insultant son engagement et ses camarades ?

Est-ce parce que le drapeau rouge flotta sur le Reichstag en ruine et que vous n'avez pas encore digéré cette vision ?

Est-ce parce que nous étions, que nous sommes, que nous serons toujours les meilleurs filles et fils de France contre tous les pouvoirs du capitalisme, pour la patrie et le socialisme ?

Est-ce parce que le sang de mon frère, de mon camarade Guy Môquet vous gène à ce point que vous crachez sur sa tombe et sa mémoire ? Sur celle de son idéal communiste ?


Nous vous avons fait tant tremblé que votre haine nous poursuit sans relâche et sans grand souci de la vérité...

J'ai une mauvaise nouvelle pour vous et vos maîtres.

Guy Môquet est vivant et il est des millions de par le monde de Caracas à Athènes, de Léningrad à Pékin, et ici même sur cette terre de France fécondée par son sang.


Dimitri MANESSIS

 

 

 

 

Par Dimitri
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Dimanche 8 février 2009


Premiers commentaires du secrétariat politique du PRCF

sur la prestation télévisuelle de Sarkozy

 

            Il y aurait beaucoup de choses à dire sur l’intervention de Sarkozy sur les principales chaînes privées et publiques aux ordres et devant des journalistes qui lui servaient la soupe, ce jeudi soir. Il faudrait d’abord s’étonner que ce chef de parti (il continue d’assister aux réunions publiques de l’UMP et se permet d’y annoncer que « les grèves sont devenues invisibles en France ») puisse ainsi monopoliser les moyens d’expression public sans véritable droit de réponse des opposants.

 

Mais pour en venir au fond, il faut surtout constater que le chef de l’exécutif a tout bonnement confirmé avec arrogance sa politique comme si les 2 millions de manifestants qui l’ont conspué le 29 janvier n’étaient qu’une vue de l’esprit. En effet, sur tous les points, il persiste et signe :

 

-maintien du plan dit de relance, entièrement conçu pour assurer les dividendes et la survie du grand capital, sans rien pour la consommation des ménages… alors que des millions de travailleurs, pas seulement « les plus démunis », « n’y arrivent plus ». L’élément le plus scandaleux de ce plan reste que l’argent public volé aux dépenses sociales futures a été avancé aux banques à l’aveugle, l’Etat ne faisant rien pour contraindre les banques à financer les PME et les dépenses des particuliers. Il est d’ailleurs tout à fait mensonger que cet argent reviendra dans les caisses de l’Etat avec intérêt : personne n’en sait rien et si le système connaît à tel ou tel moment le K.O. technique (rien n’est exclu), les contribuables danseront sur leurs créances… et sur leurs économies !

 

-rien sur l’augmentation des salaires : le réactionnaire de l’Elysée nous explique à demi-mots que les Français sont d’affreux dépensiers qui iraient tout claquer immédiatement en achetant des portables japonais : alors que la cause profonde de la crise, dans le monde et en France, c’est la surexploitation capitaliste du travail (stagnation des salaires, envol de la productivité, destruction des acquis, privatisation et renchérissement des services publics jadis gratuits) ; depuis une trentaine d’années, la surexploitation du travail a étouffé la consommation populaire, y compris sur des biens vitaux ; elle a en revanche engraissé formidablement la consommation-gaspillage des milliardaires (l’entreprise du CAC 40 qui s’en sort  le mieux est LVMH, chef de file mondial du luxe !), et favorisé démesurément les crédits malsains et le surendettement général !

 

-rien sur la revendication majeure du 29 janvier : l’interdiction complète des licenciements et des délocalisations, que préparent en réalité les actionnaires de Peugeot et Renault en étranglant les dizaines de sous-traitants équipementiers ; rien sur la suppression massive des postes dans la fonction publique, écoles, lycées, hôpitaux, ATOSS des universités à la mode Pecresse : à ce niveau là, l’Etat-Sarko donne le pire exemple en étant LE PLUS GROS LICENCIEUR DE France !

 

Et quel mépris de classe porte ce grand bourgeois de Neuilly quand il affirme que les SMICARDS sont les « nouvelles couches moyennes inférieures »!

 

-Sarko accèlère les « réformes » voulues par Mme Parisot, dictées par Bruxelles et aggravées par la droite la plus revancharde depuis monsieur Thiers : privatisation des centrales nucléaires (la prochaine devrait être confiée à Suez-GDF) privatisation de la poste, casse massive des hôpitaux publics, destruction de la SNCF transformée en usine à profits au détriment du service public, contre-réforme universitaire dont le but est de compléter la LRU en détruisant le statut des enseignants-chercheurs et dans la foulée, l’agrégation et le CAPES, loi en préparation de démantèlement total de la Sécu, destruction en vue du CNRS, mise à mort des départements, de l’Etat nation et des communes au profit des euro-régions, sans parler de la pluie de lois liberticides (juge d’instruction supprimé, médias et parlement muselé, contournement du Non souverain contre la constitution européenne par le traité de Lisbonne) … Bref, plus Sarko est contesté, plus il plonge dans les sondages et plus il accentue sa rupture euro-thatchérienne avec les acquis de 1945 et même, avec les principes issus de la Révolution française (graves mesures en cours contre la séparation de l’Eglise et de l’Etat).

           

-enfin, comme si deux millions de PDG, et non deux millions d’ouvriers, d’employés, de cadres moyens, d’enseignants, d’étudiants, d’artisans, avaient défilé le 29 janvier, Sa Majesté annonce, avant toute consultation du parlement, des maires de France et du gouvernement, la suppression imminente de la taxe professionnelle : un coup dur pour les communes, notamment pour les mairies ouvrières et qui forcément  annonce de nouveaux impôts locaux (les contribuables devront compenser ce que les patrons ne paieront plus) et un cadeau en or pour les seuls « Français » (tellement « français » d’ailleurs que le mot d’ordre de l’actuel congrès du MEDEF est « ready for the future » !) qui intéressent Sarko : les PDG ! 

 

Bref, c’est peu dire que Sarkozy n’a pas entendu les salariés en colère : non seulement il leur adresse un bras d’honneur en forme de « cassez-vous pauvres esclaves ! », mais il profite de leur mouvement pour faire un nouveau cadeau au grand patronat : et celui-ci le « mérite » bien puisque le déficit commercial de la France n’a jamais été si élevé : et pour cause, ces messieurs gavés de cadeaux fiscaux et de spéculations n’investissent plus chez nous, délocalisent la production, ré-importent massivement à l’abri du libre-échangisme euro-mondialisé ; un libre-échangisme ravageur et déséquilibré (Bush vient par ex. de conclure sa présidence en multipliant par 5 les taxes sur le Roquefort !) qui ne laissera bientôt en place plus une usine, plus un service public et plus une seule spécificité nationale progressiste, de la langue de Voltaire à la laïcité républicaine !!

 

            Décidément les dirigeants syndicaux affiliés à la CES, les Chérèque, Mailly, Thibault, Aschiéri, qui voulaient « attendre l’allocution présidentielle » parce que « la balle était, soi-disant, dans le camp du président » (Maryse Dumas) ont bonne mine. Ils seront franchement ridicules s’ils « attendent sagement », en bons élèves de la Confédération européenne des syndicats (pro-Maastricht) le rendez-vous présidentiel du 18 février (et pourquoi pas la Saint-Glinglin ?) dont ne sortiront au mieux que quelques mesurettes permettant au pouvoir de gagner du temps.

 

          C’est pourquoi le PRCF dit clairement :la responsabilité des directions syndicales est engagée. Vont-elles laisser l’illusionniste de l’Elysée reprendre l’initiative ? Vont-elles une nouvelle fois gaspiller la mobilisation et provoquer le découragement des salariés ? Alors aucune confiance dans les états-majors qui nous tant de fois conduits à la défaite depuis 2003 ! Salariés, étudiants, bougeons et débattons dans nos boîtes et sur nos campus ! Saisissons-nous de l’appel au tous ensemble lancé par le Front syndical de classe  et exigeons sans attendre le 18 février un calendrier national de lutte pour GAGNER, pas seulement pour « montrer les muscles » !.

 

          « La CGT n’a pas vocation à bloquer le pays », osait dire en 2003 Thibault, au mépris des immenses acquis que la CGT de Frachon et Séguy a obtenue par la lutte en 36 et en 68. Mais c’est le capitalisme qui bloque le pays, c’est l’Europe et Sarkozy qui bloquent et détruisent à vitesse V la nation républicaine, car les travailleurs ne demandent qu’à travailler TOUS pour des salaires permettant de VIVRE, et non de survivre !

 

Alors n’hésitons pas : prenons appui sur la magnifique mobilisation de nos compatriotes de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane !

 

Faisons nôtre l’expérience des salariés de St-Nazaire ou du Havre qui ont bloqué le transport des marchandises sur leurs ports respectifs, avec l’assentiment de la majorité des salariés !

 

Ne nous laissons plus faire, n’ « attendons » plus! Portons au présent les grandes traditions de lutte, du peuple qui fit 1789,  la Commune, 1936, 1944, 1968, 1995 !

           

Dès maintenant partout où c’est possible et tous ensemble, donnons rapidement une suite au 29 janvier engageons nous dans la lutte!

 

6 février 2008     Le secrétariat politique du PRCF

Par PRCF
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