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Le PRCF soutient les cheminots en grève

Réforme ferroviaire : le PRCF soutient les cheminots en grève reconductible à partir du mardi 10 juin

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Le PRCF soutient les cheminots en grève reconductible à partir du mardi 10 juin. Et Comme en 1995, il sera aux côtés des cheminotes et cheminots qui luttent avec leurs organisations syndicales.

Les organisations syndicales CGT-Cheminots et SUD-Rail qui ont lancé pour mardi un appel à la grève de 24h reconductible à partir du 10 juin dans la soirée, quelques jours avant le début de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de réforme ferroviaire qu’ils contestent.

Les organisations syndicales dénoncent le fait qu’avec un quatrième texte sur « l’espace ferroviaire unique européen » –(ensemble de directives européennes dit quatrième paquet ferroviaire) la Commission de Bruxelles veut hâter la mise en place de la concurrence, sans entraves, sur tous les réseaux de transports publics du continent. En effet, la volonté de dérèglementation et de privatisation l’Union européenne est sans limite quand il s’agit de casser les monopoles d’Etat – en clair les services publics bien commun de la Nation –pour leur substituer les chasseurs de profits des monopoles capitalistes privés sur tous les marchés des biens et services du continent. L’objectif de l’UE. est en effet de jeter bas des monopoles publics avant de les rendre illégaux et de les livrer aux appétits du grand capital privé : tant pis pour le service rendu au public, tant pis pour les statuts des cheminots, tant pis pour le produire en France, tant pis pour l’héritage du front populaire et du CNR., tant pis pour les énormes gâchis qu’occasionne le redécoupage aberrant de la SNCF., comme on vient de le voir avec la vente à la découpe d’Alstom.

Le 22 mai dans la censure des médias, 20 000 cheminots manifestaient à Paris

Déjà, le 22 mai, les organisations syndicales avaient réuni des milliers de cheminots à Paris  qui ont réclamé une « autre réforme ferroviaire », à défaut d’exiger le retrait pur et simple de la contre-réforme, ainsi que l’abrogation de contre-réforme désastreuse dite R.F.F. qui a découplé le rail de l’exploitation des lignes avec à la clé, d’énormes gaspillages et un service très dégradés pour les usagers devenus « clients » La CFDT syndicat de collaboration de classe, a pris ses distances avec l’action engagée, estimant qu’il valait mieux négocier des aménagements à la réforme, plutôt que jouer le rapport de force.

Le projet de loi sera discuté en première lecture à l’Assemblée les 17, 18 et 19 juin. Destiné à stabiliser la dette du secteur ferroviaire et à le préparer à l’ouverture totale à la concurrence, le projet de loi prévoit de réorganiser les forces de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. Mais pour les syndicats, le projet ne règle en rien le problème de l’endettement et laisse subsister la division des deux entreprises, séparés en 1997, alors que le « communistes » Gayssot, officiait dans le gouvernement social-maastrichtien Jospin.

La réforme ferroviaire est le résultat direct de l’application des directives européennes : pour défendre nos services publics, sortir de l’UE


Pour le PRCF une libéralisation totale du secteur se fera forcément aux dépens des droits, du pouvoir d’achat et de la sécurité des usagers et des agents comme on la vue partout où le rail est privatisé. Par ailleurs, la nouvelle organisation va générer de nouveaux conflit d’intérêts entre les différents acteurs , la séparation entre la gestion de l’infrastructure et l’exploitation des trains va accroitre les risques d’accidents, le poids de la dette va continuer d’étouffer l’entreprise publique et ne permettra donc pas de répondre aux attentes des usagers.

D’autres parts, la Commission européenne envisage aussi de revoir le règlement O.S.P. (obligations de service public) auquel est soumise la RATP depuis le 3 décembre 2009. L’OSP garantit jusqu’à présent le statut d’ÉPIC et le caractère 100 % public de la RATP Les travailleurs du ferroviaire ont donc tout intérêt à s’épauler dans les durs conflits du travail qui s’annoncent.

Les travailleurs ont raison de lutter pour faire reculer le pouvoir au service du grand capital. Surtout que l’ambition politique du trium vira Hollande/Pepy/Europe est dans le cadre de la réunification de scinder l’entreprise en trois suite à ce quatrième paquet ferroviaire ! ensuite, les conséquences de cette directive européenne largement amender par le groupe socialiste à l’assemblée européenne pour servir le système capitaliste aura des conséquences désastreuses sur la sécurité ferroviaire (ex: Bretigny/o) le pouvoir d’achat des usagers principalement au travers des impôts et coût des voyages, l’emplois au statut et le dysfonctionnement dans son ensemble a l’exemple de la commande des dernières rames TER ou nombreux quais, tunnels et autres normes seront à revoir.

Mais cette lutte doit être accompagnée d’un refus catégorique de la « construction » euro-atlantique, le retrait unilatéral par la voie progressiste de la France de l’Union européenne dictatoriale et de la zone euro-mark. Ce retrait de l’U.E doit s’effectuer sur la base des principes du Conseil National de la résistance, dont tous les progressistes devraient s’employer ensemble à réactualiser le programme.

Il y a urgence à sortir de cette prison des peuples qu’est l’UE, néolibérale pilotée par l’axe Washington-Berlin avec l’aide des nouveaux collabos du CAC 40, appuyés par certains syndicats et partis qui préfèrent ménager ces courroies de transmission de l’UE. que sont le PS, le Parti de la gauche Européenne (PGE) et la Confédération Européenne des Syndicats (CES), plutôt que de défendre les acquis sociaux des cheminots et des citoyens.

Il faut s’attendre à une énorme campagne médiatique de la grande presse capitaliste contre la grève légitime des cheminots qui, dans ce conflit, porterons l’intérêt de la nation et du monde du travail. Le P.R.C.F. appelle en conséquence les militants communistes regroupés dans le processus des Assises du communisme, les syndicalistes de classe, les patriotes républicains opposés à l’U.E., les cheminots du reste de l’Europe, à manifester de toutes les façons possibles leur solidarité avec les cheminots français en lutte dans cette nouvelle bataille du rail !

Georges Gastaud, secrétaire national du P.R.C.F., Jo Hernandez, secrétaire de la commission luttes du P.R.C.F., Jacky Omer et Jean-Claude Facquez, cheminots communistes.

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