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JRCF

Colombie

 

Colombie : qui a peur de la libération

des prisonniers de la guerre civile ?

 

Grâce à la médiation d’Hugo Chavez, un premier groupe de personnes détenues par les FARC a été libéré, manifestement en bonne santé physique et morale. Démentant les rumeurs de sévices à leur encontre, elles ont embrassé les guerilleros qui les accompagnaient (Clara Rojas a même eu un enfant avec un guerillero) et ont chaleureusement remercié Chavez, l’homme que nos médias menteurs présentent comme un « dictateur » parce qu’ils s’en prend aux privilèges des sociétés pétrolières et a le courage de s’opposer, aux côtés de Fidel Castro, à la domination des Etats-Unis sur l’Amérique latine.

Cette libération montre d’abord la bonne volonté des FARC. En effet, c’est le président fasciste Uribe, le commis de Washington et de l’oligarchie colombienne, qui ont tout fait jusqu’ici pour gêner et empêcher les libérations. D’abord en refusant d’échanger les prisonniers des FARC (généralement des hommes politiques colombiens) contre les insurgés détenus par le pouvoir colombien. Ensuite en refusant d’aménager une zone démilitarisée provisoire pour permettre les échanges en toute sécurité pour les deux parties. En multipliant les opérations militaires à chaque annonce de libération pour gêner la médiation de Chavez en mettant sciemment en péril la vie des prisonniers des FARC.

Contrairement à ce que prétend l’Union européenne, qui sur demande de Washington a inscrit les FARC sur la liste des « organisations terroristes », ce mouvement est une insurrection populaire, paysanne et patriotique qui se réclame du marxisme, et dont le but est l’émancipation nationale et sociale du peuple colombien. Le recours des FARC à la lutte armée est la réponse légitime de communistes et de révolutionnaires colombiens à la violence fasciste permanente que l’oligarchie et ses protecteurs nord-américains exercent en permanence sur la classe ouvrière et la paysannerie colombienne, assassinats politiques en série à la clé. Au décours des années 80 et des années 90, les FARC ont proposé au pouvoir colombien un accord de paix que le pouvoir a immédiatement violé : jamais les groupes paramilitaires derrière lesquels se cache le pouvoir et la CIA n’ont jamais désarmé et des milliers d’insurgés rentrés dans la vie civile ont alors été assassinés en toute impunité, ainsi que nombre de députés et de syndicalistes communistes.

Il est donc nécessaire que les communistes français, rompant avec l’attitude timorée du PCF qui refuse toute solidarité avec les patriotes colombiens, rétablissent en permanence la vérité sur le contenu de classe de la guerre civile en Colombie et qu’ils revendiquent hautement

a) que l’UE cesse d’aider le fasciste Uribe en criminalisant les FARC et en s’ingérant dans les affaires internes de la Colombie ;

b) que le pouvoir colombien cesse d’entraver les négociations et qu’il accepte l’échange entre les prisonniers des FARC et les prisonniers politiques de l’insurrection populaire ;

C’est la meilleure manière d’aider à la libération d’Ingrid Betancourt et des personnes qui restent prisonnières par la faute de Washington et de ses protecteurs.

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