Notre but : organiser la jeunesse, préparer la révolution.
Lutte avec nous pour le socialisme !
Rejoins les jeunes communistes, adhère aux JRCF !

Lundi 3 avril 2006
L'HEURE DE LA
GREVE GENERALE
A SONNE !
Cela fait maintenant deux mois que les médias aux ordres du pouvoir ne cessent d’annoncer l’essoufflement de la lutte. Au lieu de cela, la mobilisation ne cesse de prendre de l'ampleur : lors de la journée historique du mardi 28 mars 2006, nous étions TROIS MILLIONS DANS LA RUE ! La grève a été très suivie, et pour la première fois depuis très longtemps, de nombreux salariés du privé se sont mis en grève !
Malgré cela, le gouvernement et le Président de la République restent sourds aux demandes du peuple et refusent de retirer le CPE et le CNE. Pour faire céder ce gouvernement illégitime totalement aux ordres des grands patrons du MEDEF et créer les conditions d'un vrai changement, nous devons donc passer à l'étape suivante et nous en prendre directement à leur portefeuille en préparant le
BLOCAGE DU PAYS !
Travailleurs, chômeurs, lycéens, étudiants et retraités : Tous ensemble, à l'image de la coordination étudiante et lycéenne, organisons dès maintenant et partout où c'est possible des AG de luttes et décidons démocratiquement des moyens à mettre en oeuvre pour
BLOQUER LA PRODUCTION DU PROFIT CAPITALISTE
(piquets de grève, blocages, occupations barrages,...)
Pour la première fois depuis très longtemps, nous sommes en mesure de faire reculer ceux qui nous précarisent depuis des années. Pour cela, préparons la GRÈVE GÉNÉRALE en mettant partout en débat et en oeuvre des grèves interprofessionnelles reconductibles.
 
Exigeons le retrait du CNE et de toute la loi Borloo sur l'"Egalité des chances" (CPE, rétablissement de l'apprentissage et du travail de nuit des enfants de 15 ans, contrat pour le séniors...)
Exigeons la DÉMISSION DU GOUVERNEMENT ET DU PRÉSIDENT TOTALEMENT ILLÉGITIMES et choisissons démocratiquement des représentants à même de défendre les intérêts des travailleurs. Ils doivent prendre des engagements précis, et être révocables et révoqués s'ils ne les respectent pas.
 
Pour cela, nous devons dès maintenant organiser une ÉNORME MANIFESTATION NATIONALE À PARIS, en marchant pacifiquement sur Matignon et en nous préparant à camper sur les principales places de Paris jusqu'à obtenir satisfaction.
Unis et massivement, exigeons :
- L’abrogation des lois esclavagistes sur le CPE-CNE !
- La transformation de tous les emplois précaires en CDI !
- La solidarité avec les salariés et les chômeurs en lutte contre la casse sociale !
- La démission du gouvernement et du Président de la République, la dissolution de l’Assemblée nationale et la constitution d’une République socialiste, souveraine, fraternelle, anti-fasciste, pacifique et démocratique !
 
Qui sommes-nous ?
 
C’est en janvier 2005 que le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), parfaitement conscient de la nécessité d’offrir à la jeunesse un outil de combat contre les injustices engendrées par le capitalisme et contre le capitalisme lui-même, décida la création du réseau Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF).
 
Les JRCF luttent contre le capitalisme, l’impérialisme, le fascisme, le racisme, et la guerre.
 
Les JRCF luttent pour le socialisme, l’internationalisme, la solidarité et la paix entre les peuples.
 
Nous soutenons les forces révolutionnaires et progressistes du monde, aux premiers rangs desquelles Cuba socialiste, qui résiste héroïquement depuis plus de 40 ans aux assauts de l’impérialisme le plus puissant du monde.
 
Nous sommes résolument aux côtés du peuple palestinien en lutte pour la reconnaissance de son droit à la vie dans un état souverain, aux côtés de la révolution bolivarienne au Vénézuéla, aux côtés du grand mouvement anti-impérialiste qui embrase l’Amérique Latine, de Bogota à La Paz, du Chiapas à Buenos Aires.
 
Les JRCF sont aux côtés des travailleurs du monde en lutte pour leur émancipation.
 
Nous estimons que seule une révolution socialiste apportera une réponse à la misère, aux malheurs, aux guerres, et à la destruction de la planète causés par le capitalisme et l’impérialisme.
 
Nous combattons en particulier l’impérialisme étasunien et l’Union européenne, nouveau bloc impérialiste en construction.
 
Les JRCF combattent pour une société débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme, où les richesses seront équitablement réparties parmi ceux qui les produisent, aux premiers rangs desquels la classe ouvrière.
 
Nous combattons pourune République socialiste, souveraine, fraternelle, antifasciste, pacifique et démocratique.
 
Le communisme était, est, et sera
la jeunesse du monde 
Dès maintenant, rejoins les JRCF !
Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF)
Contact : reseau.jrcf@wanadoo.fr           06 87 23 00 72
http://www.jrcf.org                               JRCF 5 rue Titon 75011 Paris
par Alexis Lacroix publié dans : Tracts
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Jeudi 30 mars 2006
France : Les raisons de la colère
« Les jeunes français - et les moins jeunes- ont bien des raisons de se révolter et de s'être engagés dans un mouvement qui n'est pas sans rappeler mai 68. Il faut ne pas oublier que le mouvement étudiant a toujours été le baromètre de la situation en France, toutefois les deux situations sont bien différentes à la veille de la journée nationale d'action de demain.
 
Le taux de chômage en France est actuellement de 9,6%, l'un des plus>élevées d'Europe. Ce chiffre est le double chez les jeunes de moins de 25 ans et est encore plus grand chez les jeunes de la banlieue parisienne.
 
Mathieu, un étudiant déclarait à la presse la veille de la grande manifestation du samedi 18 : " Nous ne cherchons pas la plage sous les >pavés, ce que nous cherchons c'est l'arrêt de la précarité accrue sur le marché de l'emploi ".
 
François, professeur et fils d'exilés se souvient des actions de 1968. Il avait alors 21 ans et signale que ce mouvement est différent : " Si cette révolte a lieu maintenant, c'est parce que nous n'avons pas réussi celle de 1968 "
 
Autrefois la critique visait les guerres du Viêt-nam et d'Algérie, maintenant elle vise le chômage et l'insécurité de l'emploi. Selon les >sondages, la majorité des Français appuient les actions étudiantes qui sont de plus en plus fortes.
 
De même, nous voyons augmenter le mécontentement et l'incertitude de milliers de jeunes défavorisés qui n'ont pas la certitude d'avoir un emploi après la fin de leurs études.
 
Le gouvernement assure que " Contrat Premier Emploi " permettra d'augmenter les emplois pour les jeunes, alors que paradoxalement, il permet aux chefs d'entreprises de renvoyer un travailleur de moins de 26 ans sans avoir à donner les raisons du licenciement.
 
Le Président français, Jacques Chirac, joue le dialogue mais il a qualifié la loi d'" élément très important pour combattre le chômage ", ce qui est bien peu susceptible de mettre fin au mouvement.
 
Le premier ministre, Dominique de Villepin, souligne qu'il n'y a pas d'alternative à la réforme et que la France doit s'aligner sur le néo-libéralisme ambiant sous prétexte que le reste de l'Europe le fait.
 
Il ne faut pas oublier que le refus de perdre les avantages sociaux est une des raisons qui ont amené les Français à voter non au référendum sur la constitution européenne alors que la propagande ne cessait de leur marteler que l'acceptation les engageaient sur la voie de la " modernité. "
 
La journée de demain sera sans doute un test auquel non seulement legouvernement français et - au-delà les gouvernements européens - devraient être particulièrement attentifs. »
 
       Radio Havana Cuba, 27 mars 2006
 
par Radio Havana Cuba publié dans : Internationalisme
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Mercredi 29 mars 2006

APRES LA MOBILISATION HISTORIQUE DU MARDI 28 MARS 2006,

PREPARONS LA GREVE GENERALE !

Cela fait maintenant deux mois nous sommes en lutte. Loin de s'essouffler, la mobilisation ne cesse de prendre de l'ampleur. Mardi 28 mars 2006, nous étions TROIS MILLIONS DANS LA RUE ! La journée de grève a été très suivie, y compris dans le privé. C'est une journée historique !

Malgré cela, le gouvernement reste sourd aux demandes du peuple et refuse de retirer le CPE et le CNE. Pour faire céder ce gouvernement illégitime totalement aux ordres des grands patrons du MEDEF et créer les conditions d'un vrai changement, nous devons donc passer à l'étape suivante et nous en prendre directement à leur portefeuille :

Travailleurs, chômeurs, lycéens, étudiants et retraités : Tous ensemble, à l'image de la coordination étudiante et lycéenne, organisons dès maintenant et partout où c'est possible des AG de luttes et décidons démocratiquement des moyens à mettre en oeuvre pour BLOQUER LA PRODUCTION DU PROFIT CAPITALISTE (piquets de grève, blocages, occupations barrages,...)

Pour la première fois depuis très longtemps, nous sommes en mesure de faire reculer ceux qui nous précarisent depuis des années. Pour cela, PREPARONS LA GREVE GENERALE en mettant partout en débat et en oeuvre des grèves interprofessionnelles reconductibles.

Exigeons le retrait du CNE et de toute la loi Borloo sur l'"Egalité des chances" (CPE, rétablissement de l'apprentissage et du travail de nuit des enfants de 15 ans, contrat pour le séniors...)

Exigeons la DEMISSION DU GOUVERNEMENT ET DU PRESIDENT TOTALEMENT ILLEGITIMES et choisissons démocratiquement des représentants à même de défendre les intérêts des travailleurs. Ils doivent prendre des engagements précis, et être révocables  et révoqués s'ils ne les respectent pas. 

 

Pour cela, nous devons dès maintenant organiser une ENORME MANIFESTATION NATIONALE A PARIS, en marchant pacifiquement sur Matignon et en nous préparant à camper sur les principales places de Paris jusqu'à obtenir satisfaction.

par Alexis Lacroix publié dans : Luttes
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Mercredi 29 mars 2006
« L’attaque contre la KSM est une attaque contre l’ensemble du mouvement communiste »
 
Une déclaration de Radim Gonda vice-président de l’Union de la Jeunesse communiste tchèque,
 
En novembre 2005, le Ministère de l’Intérieur de la République tchèque a adressé à l’Union de la Jeunesse communiste de la République tchèque (la KSM) une lettre intitulée : « Mise en garde et précepte » et dans laquelle le Ministère de l’Intérieur menaçait de frapper la KSM d’illégalité. Le Ministère de l’Intérieur s’appuyait sur deux choses, pour s’en prendre à la KSM :
1/ La KSM interférait dans le domaine des activités réservées aux seuls partis politiques.
Cet argument est absolument dénué de fondement. Le seul point légal qui différencie le domaine d’activités des partis politiques, d’une part, et le domaine d’activités des associations civiques (y compris, par conséquent, la KMS), d’autre part, figure dans la loi sur les élections, laquelle stipule que seuls les partis politiques peuvent prendre part aux élections parlementaires et concourir pour des sièges au parlement. Mais la KSM ne participe pas aux élections en tant que sujet politique. Le Ministère de l’Intérieur semble ne pas connaître les lois qu’il est censé appliquer dans le cadre de l’État.
L’attaque contre la KSM répond manifestement à des motivations d’ordre politique. Le Ministère de l’Intérieur ne s’en prend pas aux autres associations civiques ayant des liens avec des partis politiques, comme la Jeunesse conservatrice, la Jeunesse social-démocrate ou la Jeunesse démocrate chrétienne
2/ L’autre point de référence utilisé par le Ministère de l’Intérieur pour son attaque était d’ordre manifestement idéologique et politique. Il visait le programme politique de la KSM et, plus concrètement, certains points : « La KSM œuvre à un renversement révolutionnaire du capitalisme et à l’instauration du passage économique et social à la démocratie socialiste – l’abolition de la propriété privée des moyens de production [ceux qui sont utilisés comme moyens d’exploitation, a précisé R.G.] et son remplacement par une propriété à caractère social (public) – et aux conditions de création du socialisme en tant que premier niveau de la création du but ultime que représente une société communiste [...]. La KSM est consciente de ce que le capitalisme ne peut être simplement réformé. La KSM lutte par conséquent pour le renversement révolutionnaire de l’ordre capitaliste par les masses laborieuses. »
La KSM a adressé au Ministère de l’Intérieur une lettre dans laquelle nous rejetions cette attaque et demandions au Ministère d’expliquer et de spécifier ce qu’il attend de la KSM. Nous avons également demandé au Ministère de reporter la date de décision finale du fait que la KSM n’était pas en mesure de débattre la question en un laps de temps si court. Le Ministère de l’Intérieur a prolongé la durée des négociations jusqu’au 3 mars mais il a refusé de spécifier et d’expliquer les raisons et les motivations de son attaque.
Forts de la solidarité qui s’est manifestée à l’échelle internationale nous luttons pour l’existence légale de la KSM, mais nous sommes préparés à n’importe quelle situation.
 
 
par Radim Gonda publié dans : Internationalisme
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Mardi 28 mars 2006

            APPEL AU BLOCAGE

    DES VOIES DE CIRCULATION

    MERCI DE RELAYER CET APPEL

       AU MAXIMUM ET D'AGIR

CE MERCREDI 29 MARS AU MATIN 

 

« La lutte, entamée depuis des semaines dans la rue, les facs et les lycées, ne peut pas se contenter d'une journée de grève. D'abord parce que la révolte qui grandit dépasse largement, dans sa forme et ses implications, les enjeux d'un seul nouveau type de contrat de travail.

 Ensuite parce que nous n'accepterons pas que les syndicats, à la traîne depuis le début du mouvement, nous dictent à nous tous, précarisés (salariés, étudiants, chômeurs et tous ceux qui n'acceptent pas les conditions qui leurs sont faites), la forme et les moyens de mener cette lutte, une lutte qui n'a jamais appartenu qu'à ceux qui se battent. Le gouvernement joue l'inflexibilité, comme un autre aurait joué la négociation, il ne nous laisse que le choix entre toujours plus d'écrasement et une révolte qui assume ses raisons et ses moyens de se généraliser. La grève générale, sauvage et illimitée, s'impose.

 Le blocage qui s'actualise depuis le début dans les occupations comme pratique essentielle du mouvement nous apparaît comme un moyen efficace de mettre des bâtons dans les rouages de l'économie. Le blocage de voies de circulation a été pratiqué par des manifestants à de nombreuses reprises :

 comme l'aéroport de Lannion au début du mouvement, les gares de Rennes, Caen et Nantes ont été bloquées par des manifestants. Des grands axes de circulation routières ont aussi été investis à Lyon et à Fontenay-sous-Bois.

 Nous proposons donc, pour que se poursuive la lutte au-delà de la journée du mardi et pour éventuellement libérer un peu de temps habituellement pris par le travail, de bloquer, le mercredi 29 mars tôt le matin, avant l'heure de départ au travail, les voies de circulation qui sont le lieu de passage concret des flux de marchandises dont la plus importante : la force de travail. Pour envoyer valser leurs réformes, pour les faire reculer jusqu'à ce qu'ils tombent, parce qu'ils doivent tomber.

 Maintenant

 se défendre, c'est attaquer. Tous ensemble. »

 

AG en lutte, Paris

Coordination étudiante

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 28 mars 2006
LETTRE OUVERTE du P.R.C.F. et du réseau J.R.C.F.
à la Coordination étudiante et lycéenne en lutte
SOUTIEN TOTAL A LA COORDINATION ETUDIANTE ET LYCEENNE
 
Chers camarades,
 
Alors que les états-majors syndicaux ont tant tardé à déclencher une première journée d’action et de grèves interpro contre le CNE/CPE, alors que Chérèque fait tout ce qu’il peut pour « modérer » le mouvement et l’entraîner dans l’impasse de « négociations » sans contenu, alors que les directions nationales de certaines organisations issues du syndicalisme de lutte rechignent à appeler clairement à préparer la grève générale, alors que certaines mini-organisations étudiantes sur-médiatisées se posent en « intermédiaires » entre le pouvoir et le mouvement étudiant au nom du « pragmatisme », la Coordination étudiante et lycéenne, émanation directe et légitime du mouvement de grève et de blocage, vient de remettre les pendules à l’heure :
 
-aucune négociation avant le retrait total du CPE/CNE et du dispositif Borloo : telle a toujours été la position du PRCF qui a lancé en 2003 le mot d’ordre « on ne négocie pas les régressions ».
 
-aucune négociation séparée des organisations syndicales avec le gouvernement : le mouvement appartient à ceux qui le font vivre en prenant sur leur temps, en courant des dangers face à la répression policière, en animant des AG de luttes démocratiques et pleinement représentatives, avec des délégués mandatés et révocables à tout instant : rien sans l’accord de la coordination étudiante et lycéenne !
 
-démission du gouvernement Villepin-Sarkozy, seul responsable du blocage actuel du pays en raison de sa politique antisociale, de son choix de la répression policière, de ses déclarations répétées visant à opposer les étudiants aux jeunes des quartiers défavorisés ; le PRCF considère pour sa part que le gouvernement UMP a été délégitimé, non seulement par l’ensemble des élections qui ont eu lieu depuis 2002, non seulement par les grands mouvements sociaux qui se sont succédés depuis 2003, mais par l’éclatant Non populaire du 29 mai qui a invalidé la politique euro-libérale dont le CPE est une illustration (comme le montrent les félicitations adressées par Bruxelles à De Villepin, même si la commission européenne considère que Villepin « ne va pas assez loin ») : la politique de précarisation totale de la main-d’oeuvre figure en effet en toutes lettres dans les Accords européens de Lisbonne qui préconisent de faire de l’U.E. « la zone économique la plus productive (de profit...) du monde »..., cela évidemment, sur le dos des salariés ! Chirac vient d’ailleurs de rappeler au Sommet européen sur l’énergie que le but du CPE est de faire baisser le « coût du travail » en France (en pesant sur les salaires : car les jeunes en CNE devront accepter n’importe quel salaire de misère et ils ne pourront ni faire grève ni se syndiquer).
 
Le PRCF félicite les étudiants et lycéens en grève d’avoir retrouvé par eux-mêmes, après la coordination lycéenne de 2005 contre la Loi Fillon, les formes prolétariennes d’action que les dirigeants recentrés du syndicalisme de lutte disent dépassées : piquets de grève, occupation, blocage, etc. Non le combat de classe n’est pas dépassé : dans son fond, le mouvement actuel est objectivement un affrontement de classes en devenir entre le grand capital maastrichtien, incarné par la Sainte-Trinité du MEDEF, de l’UMP et de l’U.E., et la classe des travailleurs et futurs travailleurs salariés, qu’ils soient actuellement actifs, étudiants, lycéens, chômeurs, retraités ou en formation.
 
Oui, il faut mettre sous surveillance les états-majors syndicaux qui favorisent l’unité au sommet avec le jaunissant Chérèque, signataire de toutes les contre-réformes maastrichtiennes (plan Juppé, conventions UNEDIC et « PARE », loi Fillon sur les retraites, accord salarial bidon dans la Fonction publique, etc.) aux dépens du « tous ensemble » dans l’action et de la grève générale. Oui il faut se méfier de la Confédération Européenne des Syndicats (à laquelle sont affiliées ou candidats la CFDT, FO, la CGT, la FSU et la CFTC) qui ne fait et ne fera rien pour fédérer les luttes sociales en Europe tant elle est inféodée à l’idéologie de collaboration de classes avec le patronat européen !
 
Oui il faut mettre en surveillance la « Gauche » d’en haut, signataire avec Jospin des accords européens régressifs de Barcelone et de Lisbonne, co-gérante avec la droite de la sinistre Commission de Bruxelles et de la mondialisation libérale par l’entremise de l’OMC présidée par P. Lamy (PS français) : de même que Villepin vient d’autoriser le travail de nuit des enfants de quinze ans, de même Jospin et Aubry avaient-ils sans états d’âme « transposé en droit français » (2001) la directive européenne autorisant le travail de nuit des ouvrières ; de la même façon, l’ « alternative au CPE » concoctée par Royal et Hollande vise à instaurer un nouveau contrat emploi-formation précaire (l’ « EVA ») en exonérant à nouveau le patronat des prétendues charges sociales (=salaire indirect)... et même d’une partie du salaire ! Veut-on définitivement couler la Sécu, l’assurance maladie, les caisses de retraites, les ASSEDIC ? Enfin il faut être vigilant face aux propositions doucereuses de « Sécurité emploi-formation » ou de « Sécurité sociale emploi » développées par la direction « mutante » du PCF et reprise par l’état-major en voie de recentrage de la CGT. Ce type de proposition accrédite l’idée que l’emploi stable et le plein emploi sont devenus impossibles et qu’il faut seulement « sécuriser les trajets professionnels ». Ainsi certains contournent-ils la revendication (combien plus réaliste !) du mouvement ouvrier anticapitaliste : droit au travail pour tous, un emploi stable et bien payé sous CDI ou sous statut pour tous avec une convention collective solide, des services publics de qualité et une protection sociale de haut niveau, tout cela nécessitant la socialisation des grands moyens de production et d’échange et la planification démocratique de l’économie avec de larges droits de contrôle et d’autogestion pour les collectifs de travail. Ces revendications n’ont rien de « jusqu’au boutiste » ; depuis que le mouvement ouvrier, à la suite de la « mutation euroconstructive » du PCF a abandonné la lutte pour le changement révolutionnaire de société, les travailleurs ne cessent de reculer : il faut que les jeunes révolutionnaires méditent la remarque de Lénine : les réformes ne sont pas à négliger : mais elles ne sont pas des fins en soi et doivent se concevoir comme des retombées de la lutte révolutionnaire ».
 
-Le PRCF et le réseau JRCF soumettent à la réflexion critique des militants de la coordination l’idée d’appeler dès mardi soir à une nouvelle JOURNEE NATIONALE de GREVE interpro reconductible avec une manif géante à Paris marchant pacifiquement vers Matignon : ceux qui nous font journellement l’éloge des manifestants biélorusses qui contestent l’élection de Loukachenko en campant sur la place du gouvernement de Minsk, ne peuvent interdire au peuple et à la jeunesse de France  de manifester leur force tranquille au coeur de la capitale! Les états-majors syndicaux doivent appeler à la grève reconductible car on ne bloquera pas les régressions qui cassent la France d’en bas au nom de la Franceurope d’en haut sans bloquer la production et frapper à la caisse le MEDEF, inspirateur et bénéficiaire du CNE/CPE. Dès mercredi, si les états-majors syndicaux tergiversent ou si certains engagent des négociations séparées avec le pouvoir UMP, salariés et étudiants en lutte pourraient s’adresser directement à eux en les plaçant devant leurs responsabilités historiques : la mobilisation est là, encore faut-il que ceux qui parlent au nom des salariés argumentent, organisent et construisent la grève générale au lieu de botter en touche en rabâchant que « la grève générale ne se décrète pas ».
 
A plus long terme, le PRCF et le réseau JRCF soumettent au mouvement et étudiant ouvrier l’idée d’un plan national de lutte pour le retrait de l’ensemble des contre-réformes euro-libérales (retraites, sécu, ASSEDIC, privatisations, école, décentralisation, code du travail, interdiction des délocalisations...) avec temps fort le 29 mai 2006, anniversaire du premier « tous ensemble » des ouvriers (72% des « non »), des employés (62%), des agents des services publics, des 18/25 ans (62%), des petits paysans et artisans (70%),... Nous ne voulons pas de leur société inhumaine et violente, nous voulons une nouvelle République, sociale, fraternelle, souveraine, antifasciste, internationaliste et antiraciste, amie des peuples de tous les continents dans la perspective d’une société socialiste où le pouvoir politique et économique serait aux mains du peuple travailleur. Nous voulons de nouveaux traités internationaux garantissant la coopération égalitaire et les droits des peuples et des salariés, nous voulons une Europe des luttes et de la culture et non un nouvel Empire européen capitaliste dangereux pour le progrès social, la paix et la liberté ! Nous devons lutter pour gagner et non pour « témoigner », car face à l’Union Maastrichtienne Patronale (UMP) qui représente une étroite minorité de privilégiés du capital, le 29 mai et le mouvement actuel ont prouvé que nous sommes le peuple ! Plus que jamais, comme on le chante dans nos manifs, « c’est pas au patronat de faire la loi, la vraie démocratie, elle est ici » : ici, dans les AG, dans la coordination démocratique.
 
Tout en félicitant le Coordination pour sa détermination et sa maturité, tout en mettant ouvertement et publiquement ses analyses et ses propositions sur la table, le PRCF et le JRCF déclarent qu’il revient aux AG de grévistes, devenant peu à peu des AG interpros, de décider souverainement de l’avenir du mouvement sans pression ni ingérence.
 
Hasta la victoria siempre,
companeras y companeros, venceremos !
 
POUR le P. R. C. F.   et le réseau J. R. C. F.
Jean-Pierre Hemmen, président du Conseil national du PRCF, fils de Brigadiste en Espagne Fusillé de la Résistance ;
Léon Landini, ancien Franc-Tireur et Partisan de la Main-d’Oeuvre Immigrée, président-délégué du P.R.C.F. ;
Georges Gastaud, philosophe, syndicaliste en lutte ;
Vincent Flament, rédacteur-en-chef du journal « Initiative communiste », syndicaliste en lutte ;
Alexis Lacroix, animateur du réseau J.R.C.F., syndicaliste en lutte ;
Dimitri Manessis, lycéen gréviste (JRCF) ;
Benoît Foucambert, animateur de la Commission luttes du PRCF, syndicaliste en lutte.
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Lundi 27 mars 2006

 

MARDI 28 MARS : DESCENDONS TOUS DANS LA RUE POUR PREPARER LA

GREVE GENERALE

RECONDUCTIBLE !

Dans la rubrique tract, vous trouverez le tract "Le front populaire contre le CPE et le CNE gagne l'ensemble du pays !", à diffuser largement avant, pendant et après les manifestations. 

 

Ci-dessous, les rendez-vous des principales manifestations :

Agen : 14h30 Place de la Préfecture

 

Ajaccio : 10h

 

Albi : 15h Place du Vigan

 

Alençon : 11h Place Foch

 

Amiens : 14h30 Maison de la Culture

 

Angers : 14h30 Place Leclerc

 

Angoulême : 10h30

 

Annecy : 14h30 Préfecture

 

Annonay : 15h Champ de Mars

 

Aubenas : 14h30 Champ de Mars

 

Auch : 10h30 Allée d'Etigny

 

Aurillac : 10h Place des Carmes

 

Auxerre : 14h30 Gare Migraine

 

Avignon : 10h30 Fac Saint-Lazare

 

Bastia : 10h Palais de Justice

 

Bayonne : 10h30 Bourse du Travail

 

Belfort : 10h

 

Bellegarde sur Valserine : 10h30 devant la mairie

 

Belley : 10h devant la mairie

 

Bergerac : 11h Palais de Justice

 

Besançon : 14h Place de la Révolution

 

Blois : 10h30 Préfecture

 

Bordeaux : 11h30 Place Tourny

 

Bourg-en-Bresse : 14h30

 

Bourges : 10h30

 

Bourgoin : 10h

 

Brest : 10h30 Place de la Liberté

 

Briançon : 17h30, Place de l'Europe.

 

Brive : 15h Place Thiers

 

Caen  : 10h30

 

Cahors : 14h30 Place du Général de Gaulle

 

Carcassonne : 14h30 Jardin André Chénier

 

Châlons : 10h Maison des Syndicats

 

Chalon-sur-Saône : 15h Maison des Syndicats

 

Chambéry : 14h30 Place du Palais de Justice

 

Chartres : 14h30 Place des Halles

 

Châteaubriant : 10h30 Palais de Verre

 

Châteauroux : 10h

 

Château-Thierry : 15h

 

Chaumont : 15h

 

Cherbourg : 10h30 Place de la République

 

Cholet : 14h30 Place Travot

 

Clermont-Ferrand : 15h Avenue de la République

 

Cognac : 10h30

 

Colmar : 11h devant la Préfecture

 

Compiègne : 10h Cour Guynemer

 

Confolens : 10h30

 

Digne-les-Bains : 14h, Place du Général de Gaulle

 

Dijon : 15h Place de la République

 

Dole : 10h30

 

Épernay : 10h Place Carnot

 

Figeac : 14h30 Lycée Champollion

 

Foix : 10h Allée de Villotte

 

Gap : 10h, Esplanade du Conseil Général

 

Gien : 10h30 Rue Jean-Jaurès

 

Grenoble : 10h à la Gare

 

Guéret : 14h30 Place de la Mairie

 

Laon : 15h

 

Langres : 15h

 

La Rochelle : 10h30 Place de Verdun

 

La Roche-sur-Yon : 15h Place Napoléon

 

Le Creusot : 14h devant l'Alto, esplanade François Mitterrand

 

Le Havre : 10h (RDV Franklin)

 

Le Mans : 9h30 Place des Jacobins

 

Le Puy : 10h30 Place Cadelade

 

Limoges : 10h Place d'Aine (étudiants/lycéens) 10h30 Place de la République (salariés)

 

Lille : manifestation régionale à 14h30 Porte de Paris

 

Lons-le-Saunier : 14h30

 

Lorient : 10h30 Maison des Syndicats

 

Lunéville : 8 h devant les lycées Boutet et Bichat

 

Lyon : 11h Manufacture des Tabacs Bellecour

 

Marseille : 10h30 Vieux Port

 

Mende : 15h

 

Metz : 14h30 Place Mazelle

 

Montargis : 10h30 Place du Pâtis

 

Montauban : 14h devant le Lycée Michelet – Faubourg Lacapelle

 

Montbéliard : 14h Place du Champs de Foire

 

Mont-de-Marsan : 10h30 Place des Arènes

 

Montluçon : 10h Place Saint-Paul

 

Montpellier : 14h30 au Peyrou

 

Morlaix : 10h30 Place de la Mairie

 

Moulins : 14h30 Place Allier

 

Mulhouse : 14h30 Place de La Réunion

 

Nancy : 14h Place Stanislas

 

Nantes : 10h30 Place du Commerce

 

Narbonne : 14h30 Médiathèque

 

Nevers : 15h Place Carnot

 

Nice : 10h devant Acropolis (sous la «tête au carré»)

 

Nîmes : 15h Place du Taureau (devant le lycée Camarque) pour se rendre à la Préfecture.

 

Niort : 11h Place de la Brèche

 

Orléans : 10h30 Parvis de la Cathédrale

 

Paris : 14h30 Place d’Italie

 

Pau : 10h30 Place Verdun

 

Périgueux : 14h Palais de Justice

 

Perpignan : 14h Place de Catalogne

 

Poitiers : 14h Avenue du Recteur Pineau (Stade Rebeilleau)

 

Privas : 10h Préfecture

 

Quimper : 10h30 Place de la Résistance

 

Quimperlé : 10h30 Coat Ker

 

Redon : 17h00 devant la Sous-Préfecture

 

Reims : 10h Maison des Syndicats

 

Rennes : 14h30 Place de la Gare

 

Roanne : 10h devant le Lycée Albert-Thomas

 

Rodez : manifestation départementale à 15h

 

Romorantin : 10h30 Sous-Préfecture

 

Rouen : 10h30 Cours Clémenceau

 

Saint-Amand : 10h30

 

Saint-Brieuc : 10h30 Place de la Liberté

 

Saint-Dizier : 16h30

 

Saintes

 

Saint-Étienne : 10h Plaine Achille

 

Saint-Florent-Sur-Cher : 10h30

 

Saint-Flour : 14h Rond-Point de l'Octroi

 

Saint-Quentin (02) : 15h

 

Saint-Lô : 10h30 Place Verte

 

Saint-Nazaire : 10h30 Place de la Gare

 

Sarlat : 14h Place du 14 Juillet

 

Saumur : 14h30 Place de la Mairie

 

Soissons : 15h

 

Strasbourg  : 14h30 Place Kléber

 

Tarbes : 10h30

 

Thouars : 10h30 Place Lavault

 

Toulon : 9h45, 12 Place Armand-Vallé

 

Toulouse : 14h30 Place Jeanne-d'Arc

 

Tours : 10h Place de la Liberté

 

Troyes : 14h Place de la Bourse

 

Tulle : 15h Place Brigouleix

 

Ussel : 15h Place de la République

 

Valence : 13h30 Place du Champ de Mars

 

Vannes : 10h30 La Rabine

 

Vendôme : 11h30 Sous-Préfecture

 

Vesoul : 10h30 Place Renet

 

Vichy : 9h Lycée de Presle

 

Vienne : 16h Lycée Saint Romain en Gal

 

Vierzon : 10h30

 

 

par Alexis Lacroix publié dans : Luttes
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