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Luttes

Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /2009 13:27

Champagne pour les uns, gaz lacrymogène pour les autres :

« Tous ensemble et en même temps »

contre ceux qui violent les droits du peuple !



5000 manifestants (enseignants, lycéens, hospitaliers, salariés d
’entreprises privées) étaient hier à Saint-Lô pour accueillir Sarkozy venu présenter ses vœux au « monde de l’Éducation ». Malgré le recul tactique de Darcos concernant la contre-réforme du lycée, la jeunesse et les personnels de l’Éducation nationale sont toujours très mobilisés contre la politique de destruction massive des emplois publics et les mesures (du primaire au supérieur) qui prétendent imposer la casse des statuts, la réduction de l’offre éducative et la « concurrence libre et non faussée » au cœur de la stratégie européenne de Lisbonne.

Mais, en guise de vœux présidentiels, les manifestants de Saint-Lô ont reçu du gaz lacrymogène et des coups de matraque afin de ne pas gêner celui qui proclamait il y a quelques semaines que les grèves ne se voyaient plus en France, juste avant de se faire éjecter de leur usine par les ouvriers CGT de Renault-Sandouville.

Car désormais, où que Sarkozy aille dans le pays (ailleurs bien sûr que dans les ghettos dorés de la France d’en-haut), il doit être accompagné d’un impressionnant dispositif policier visant à intimider et contenir les manifestations de la colère populaire.

Il faut dire que cette colère monte rapidement dans le pays contre la régression sociale et la crise du capitalisme tandis que les grands actionnaires empochent profits mirobolants et subventions publiques à coups de centaines de milliards d’euros. Résistances contre la casse de l’éducation et des services publics, de l’emploi, des salaires, de droit du travail, de l’hôpital, de la sécu, de la justice : de plus en plus de travailleurs, d’enseignants, de jeunes affirment que Sarkozy est complètement illégitime à casser le modèle social français issu de la Résistance et à imposer, pour le seul profit de ses parrains les grands actionnaires, un modèle anglo-saxon en faillite totale. Comme l’affirmait la Constitution de 1793 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Dans ce contexte, la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier est un rendez-vous très important. Poussés par les puissantes luttes sectorielles de la fin 2008 et par les nombreux appels au « tous ensemble », les états-majors syndicaux ont dû se résoudre à organiser une journée d’action interpro. Mais le refus annoncé de Chérèque de « globaliser les luttes », le contenu de la plateforme rédigée pour l’occasion (rien sur les causes de la crise ni sur la casse sociale généralisée, pas un mot contre les privatisations, les délocalisations, la casse de la sécu ou des retraites, pas de revendications chiffrée concernant les salaires et SMIC…) ainsi que la volonté de « négocier » à tout prix avec un gouvernement qui ne pourra céder que face au rapport de forces, montrent qu’il n’est pas vraiment question pour eux de construire une mobilisation prolongée à partir des revendications populaires.

Cette mobilisation, qui ne peut que se bâtir à partir des nombreuses luttes à la base pour déboucher sur un « tous ensemble en même temps » durable, seul à même de battre Sarkozy, le MEDEF et l’UE du capital, les travailleurs et la jeunesse devront la préparer et l’imposer avec, sans ou contre les directions syndicales. C’est pourquoi, alors que la colère monte des usines, des lycées et des services publics, la priorité est aujourd’hui de soutenir les luttes en cours et de multiplier les contacts dans les communes et les départements entre travailleurs, jeunes, militants, syndicats de base pour définir des cahiers revendicatifs et de véritables perspectives «tous ensemble », en y associant quand c’est possible les couches moyennes, les artisans, les marins-pêcheurs, les petits exploitants agricoles… eux-aussi étranglés par la politique du grand capital.

Les caisses ne sont pas vides, et en premier lieu celles des entreprises du CAC 40 qui accumulent les profits (100 milliards d’euros en 2007, autant en 2008) sur le travail des salariés et la réduction permanente de leurs droits…. Alors, ensemble, exigeons :

-interdiction des délocalisations et licenciements collectifs, avec nationalisation automatique (sans indemnités aux patrons) des entreprises qui licencient après avoir touché l’argent publics ;

-fin des privatisations, renationalisation des entreprises privatisées par Jospin-Villepin-Sarko, arrêt des suppressions de postes dans le service public, embauches massives dans l’éducation, la santé, la SNCF, et la titularisation des précaires ;

-défense et amélioration des statuts, du code du travail et des conventions collectives ;

-augmentation des salaires, le SMIC à 1600 € nets, retour à la retraite à 60 ans maxi avec 37 ans ½ de cotisation (55 ans pour les travaux pénibles), remboursement à 100% des soins médicaux, augmentation sérieuse des retraites, pensions, indemnités chômage et minima sociaux ;

-annulation des contre-réformes sarkozystes commanditées par l’Union européenne frappant les travailleurs actifs, retraités ou sans emploi, abrogation des lois liberticides de l’UMP (défense du droit de grève), refus d’appliquer toute directive de Bruxelles contraire au progrès social ;

« Tous ensemble et en même temps » contre ceux qui violent les droits du peuple, nous serons assez forts pour imposer l’arrêt de la régression sociale sans limite et la satisfaction des aspirations populaires.

Le 13 janvier 2009

Par JRCF - Publié dans : Luttes
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 19:43



Tous ensemble en même temps
Le 29 tous en Grève !
Tous dans les manifestations !
Les travailleurs ne paieront pas la crise du Capital !

Par JRCF - Publié dans : Luttes
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 19:16

Collectif National pour un Front Syndical de Classe

mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »

collectif.syndical.classe@laposte.net


Face à Sarkozy, au Medef et à l’UE,

construire par en-bas le tous ensemble en même temps

Le pouvoir mène une guerre sans limite contre les intérêts et les acquis des travailleurs et la crise va accélérer cette régression sociale dans des proportions dramatiques ; face à cette situation, la France deviendra un pays de misère pour les travailleurs si ceux-ci ne parviennent pas à construire un mouvement d’ensemble durable bloquant le profit capitaliste, comme en 36, en 68 ou comme en Guadeloupe actuellement, qui seul pourra faire plier le gouvernement et le patronat et permettre la satisfaction des revendications et des aspirations populaires.


D’un côté, des travailleurs du public et du privé, retraités, chômeurs… subissant la régression sociale et la crise capitaliste : salaires bloqués voire en baisse (comme à IBM ou chez Renault où les salaires n’augmenteront pas cette année et où les primes vont être fortement réduites) tandis que les prix montent, licenciements qui se multiplient (+ 100 000 chômeurs en janvier !), suppressions de postes massives dans le public, casse de l’hôpital, des universités et de l’Education nationale….


De l’autre, 54 milliards de bénéfices (+ 14 %) distribués aux gros actionnaires du CAC 40 pour 2008, des centaines de milliards d’euros publics versés sans aucun contrôle aux grandes entreprises, des milliards d’exonérations de cotisations sociales…


De l’argent et des moyens dans notre pays, il y en a bien. Mais il ne sert qu’à engraisser le grand capital au nom d’une politique unique euro-formatée et imposée aujourd’hui en France par Sarkozy et son gouvernement qui sont les commis des Bouygues, Lagardère, Bolloré, Rothschild et autres Pinault.

Face à cette situation, les mobilisations se succèdent depuis des mois et se ressemblent, massives et posant avec détermination les revendications populaires : augmentation des salaires, interdiction des licenciements et des délocalisations, retrait des contre-réformes euro-libérales (hôpital, Education de la maternelle à l’université…), refus des privatisations et de la casse des services publics, non à l’exploitation néo-coloniale dans les DOM…


Ces nombreuses luttes, qui ont débouché le 29 janvier sur une journée interpro d’une ampleur exceptionnelle, sont massivement soutenues par la population tandis que Sarkozy, décidé à maintenir coûte que coûte son programme de « rupture » thatchérienne, est de plus en plus impopulaire.

Dans ce contexte, l’affrontement entre le Travail et le Capital peut déboucher aussi bien sur une formidable victoire populaire que sur une défaite cuisante si les luttes à la base ne parviennent pas à trouver le chemin de l’unification.


Malheureusement, les directions syndicales françaises ont clairement choisi de tout faire pour empêcher la convergence des luttes et la construction d’un rapport de forces durable pour gagner, seul moyen de faire plier Sarkozy, le MEDEF et l’UE du Capital. Ce choix stratégique s’inscrit dans leur collaboration au sein de la direction de la Confédération Européenne des syndicats, financée par l’UE pour accompagner la construction européenne capitaliste, et dont le secrétaire général expliquait en décembre 2008 que les syndicats devaient désormais inscrire sur leurs banderoles le mot d’ordre : « sauver le capitalisme de lui-même ». Tout un programme au nom duquel les états-majors syndicaux français agissent pour canaliser les luttes et les empêcher de remettre en cause un système qui ne peut plus se survivre qu’en détruisant au quotidien les acquis sociaux et démocratiques du peuple.


C’est ainsi que, soumis à une très forte pression de la base militante et des luttes de la fin 2008, ils ont décidé d’une journée d’action le… 29 janvier pour s’empresser ensuite d’attendre et de laisser le gouvernement reprendre la main par l’annonce d’un « sommet social » le 18 février dont il était évident qu’il ne sortirait rien, avant d’en appeler à une nouvelle journée d’action le… 19 mars, qui porte qui plus est sur des revendications très éloignées de celles qui s’expriment dans les entreprises : la plate-forme des 8 organisations syndicales ne formule aucune exigence précise en matière de salaires ou demande aux travailleurs de faire grève pour « réglementer la sphère financière internationale ». Deux mois perdus pour les travailleurs mais deux mois gagnés pour le gouvernement contre la colère populaire alors que dans le même temps, rien n’a été fait pour assurer le solidarité et la convergence autour de la grève historique des Universités et de la Recherche, à laquelle les étudiants se joignent de plus en plus massivement, et de la grève générale en Guadeloupe laissée sans soutien pendant des semaines.


Sans parler de Chérèque dont la mission est de trahir chaque mobilisation, il est en particulier indigne que B. Thibault, intervenant en direct à la télévision au soir de la réunion du 18 février, n’ait critiqué que du bout des lèvres les « propositions » de Sarkozy alors que celui ci mène une guerre de classe contre les travailleurs et qu’en outre il n’ait mentionné la lutte des DOM ou des universités, ni même dit un mot sur l’assassinat d’un militant CGT en Guadeloupe, dans des circonstances troubles mais dans lesquelles le choix du pourrissement et de la tension par le gouvernement a de toute évidence beaucoup pesé.

De même, que penser des positions actuelles du secrétaire de la FSU et de la direction du SNES qui, contre l’avis même du syndicat FSU du Supérieur, refusent de soutenir les revendications des universitaires et des étudiants en grève reconductible, laissant une fois de plus du répit au gouvernement et retardant l’unification des revendications et des actions entre tous les personnels de l’Education ?

Quant au syndicat Solidaires qui, après le recentrage de la confédération CGT, occupe désormais le terrain « radical » sur le plan médiatique, il déclare que si la date du 19 mars est bien un peu tardive pour la convergence des luttes, l’essentiel est que l’unité syndicale ait été préservée.


Mais les travailleurs n’ont que faire d’une unité de sommet qui ne sert concrètement qu’à faire gagner du temps au pouvoir et à empêcher toute construction d’un rapport de forces pour gagner.


L’unité dont les travailleurs et la jeunesse ont besoin, c’est à la base, pour l’action et à partir des revendications réelles qui s’expriment dans les luttes :


- augmentation des salaires et SMIC à 1600 euros nets

- interdiction des licenciements et des délocalisations

- contrôle par les travailleurs des milliards donnés par le gouvernement

- pour la défense des services publics (Education Nationale, Hôpital,…)

- contre la casse des acquis sociaux (sécu, retraite après 37,5 annuités, à 50 ans pour les travaux pénibles)…


L’unité dont les travailleurs ont besoin c’est, en coordonnant au niveau national les mobilisations sectorielles à la base, pour construire un rapport de forces de haut niveau capable de battre Sarko-Medef.

Mais les directions syndicales jouent un rôle de frein au lieu de jouer celui du moteur. C’est donc par en-bas, à partir de nos syndicats et des luttes dans les usines, les services, les écoles, collèges et lycées ,les hôpitaux ou les universités, à partir des réunions interpro dans les communes ou les départements, à partir de coordinations articulant syndicat et AG de grévistes, que nous pourrons imposer le tous ensemble en même temps durable alors que d’ici le 19 mars, des journées de lutte sont annoncées le 5 mars (grève à l’Hôpital, début de la grève générale à la Réunion) ou le 11 mars (journée nationale dans les universités)….


En renouant avec le syndicalisme de classe et de masse qui fit la grande CGT et les acquis des travailleurs de France, salariés du privé, du public, jeunesse étudiante et lycéenne, couches sociales étranglées par Sarkozy, le Medef et l’UE, nous aurons la force de gagner. Avec ou sans les directions syndicales.



Le Capital bloque le pays et les travailleurs. Bloquons le Capital !

Les DOM et l’Université montrent le chemin :

« Lyanache kont la pwofitation » sur TOUT LE TERRITOIRE NATIONAL !

Par FSC - Publié dans : Luttes
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /2009 11:18

Soutien aux enseignants-chercheurs et aux étudiants en grève depuis plus d'un mois !

 

 

Après la grande grève des étudiants contre la loi LRU en 2007, les personnels de l’Université et de la Recherche et les étudiants, mènent depuis plusieurs semaines des luttes d’une ampleur exceptionnelle contre la politique du pouvoir. Le PRCF soutient pleinement ces luttes et s’associe aux personnels pour dénoncer les graves attaques contre l’Université et la Recherche :


- la « mastérisation » des concours de l’enseignement primaire et secondaire. Cette régression supprime l’année rémunérée de stage en responsabilité alterné, relègue la formation disciplinaire au rang subalterne, aggrave la sélection sociale, fermant les portes de l’enseignement aux étudiants qui ne pourront pas payer une année de plus ! Mais surtout, elle prépare la fin du statut de fonctionnaire : les nombreux étudiants reçus au diplôme professionnel (master) d’enseignement mais recalés au concours seront un inépuisable vivier de contractuels ou de vacataires, taillables et corvéables à merci, sans autre perspective professionnelle (leur diplôme ne formant qu’à l’enseignement).


- la modification du statut des enseignants-chercheurs. Elle permettra l’augmentation moyenne de leur service d’enseignement au détriment de la recherche, sauf pour une minorité d’entre eux, bien vus des tout puissants présidents des universités « autonomes » ;


- les suppressions jamais vues de postes statutaires, qui prennent à la gorge les petites universités, déjà mises gravement en péril par la LRU.

 

Au-delà, de nombreuses autres revendications tout aussi importantes sont portées par les personnels et les étudiants :


- dénonciation de la précarité chaque jour croissante et des bas salaires (les personnels ouvriers, administratifs ont toujours payé les premiers les frais des contre-réformes),


-Refus de la casse des organismes de recherche, comme le CNRS (qui sous sa forme actuelle constitue un acquis du Conseil National de la Résistance),


-Embauches statutaires massives de personnels de toute catégorie,


-Abrogation des contre-réformes précédentes qui ont préparé les catastrophes que l’on tente d’éviter dans l’urgence (loi LRU de privatisation larvée des universités,


-Attaques contre la recherche fondamentale indépendante, etc.).




Ces contre-réformes actuelles viennent de loin : déjà la mise en place du « LMD » (licence master doctorat) a accru la professionnalisation des diplômes, c’est-à-dire leur transformation en formations très ciblées destinées à répondre à un besoin précis du patronat.

Le LMD, comme la LRU qu’il a préparée, ainsi que la LOLF et la RGPP, outils essentiels de la casse du statut de fonctionnaire (institué par le ministre communiste M. Thorez à la Libération) constituent des maillons de la politique réactionnaire imposée par l’Union Européenne et constitue un élément de la casse généralisée de la nation républicaine pour favoriser la course au profit maximal des monopoles capitalistes redéployés à l’échelle européenne et mondiale : grande industrie et production nationale massivement dégraissées et délocalisées, mais aussi services publics, acquis sociaux, conquêtes de 1936, 1945 et 1968, et même à certains égards acquis de la Révolution française et de ses suites (laïcité de l’Etat, organisation républicaine du pays (nation/départements/Communes, séparation des pouvoirs), Education et diplômes nationaux, statut de la fonction publique, valeurs humanistes de l’enseignement, et jusqu’à la langue française de plus en plus sacrifiée par la classe dominante au “tout-anglais”…


Si bien que défendre l’Université, c’est bel et bien défendre les acquis sociaux et républicains de plusieurs siècles de lutte contre un pouvoir malfaisant, celui de Sarkozy et de ses commanditaires de l’U.E. et du MEDEF. Cela exige aussi sûrement que la mobilisation historique de l’Université puisse rencontrer les nombreuses autres luttes engagées au même moment contre ce même pouvoir, sous peine que l’isolement ne favorise le calcul du pourrissement et de l’accord a minima du gouvernement et de certaines directions syndicales (CFDT en tête). Le 19 mars sera en particulier l’occasion de converger avec les autres travailleurs de France en lutte contre la casse sociale généralisée (des emplois, des salaires, des services publics, de la Sécu, des retraites….).





Alors que la grève générale dans l’Université ne faiblit pas, alors que les luttes montent à l’Hôpital contre la loi Bachelot de casse de la santé publique, alors que les occupations d’usines se multiplient contre les suppressions d’emplois, alors que le capitalisme mène les travailleurs à la ruine pendant que les gros actionnaires du CAC 40 se partagent des centaines de milliards de dividendes et d’aides gouvernementales et européennes, c’est bien tous ensemble et en même temps que nous parviendrons à faire plier le pouvoir, suivant l’exemple des guadeloupéens et du LKP (« alliance contre la domination d’une caste  sur le plus grand nombre »), en construisant un front « tous ensemble et en même temps » d’une ampleur historique, seul capable de battre vraiment Sarko-MEDEF et l’UE, de plus en plus rejetés par notre peuple.

le Pôle de Renaissance Communiste en France.

Par PRCF / JRCF - Publié dans : Luttes
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 22:10



Les JRCF participent dans de nombreuses villes de France au défilé
du 1° Mai. Ils diffuseront entre autres matériels, le tract du Front Syndical de Classe.
Retrouvez les militants de la Renaissance Communiste demain dans les manifs !
Faisons du 1° Mai une étape dans la construction d'un vaste mouvement populaire de lutte ! Seule la convergence des différents secteurs en lutte pourra faire reculer Sarko, Pécresse, Lagarde et autres valets du capitalisme !




Affiche du Premier Mai 2009 de la Fédération Syndicale Mondiale

Par JRCF - Publié dans : Luttes
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 10:48

Pôle de Renaissance Communiste en France

www.prcf.fr

 

Communiqué du 2 mai 2009

 

Questions sur l'après-1er mai

 

Les salariés ont une nouvelle fois été très nombreux dans les manifs mais ils en ont assez d'être trimballés tous les deux mois dans des actions-alibis par le "rapace" Chérèque et par ses suiveurs de la Confédération Européenne des Syndicats, la courroie de transmission du patronat européen qui "tient" désormais la direction de l'ensemble des confédés françaises, CGT incluse. Alors que la base ouvrière n'a pas oublié le combat de classe et qu'elle vit une situation de plus en plus terrible (emploi, précarité, salaires, services publics, Sarko-MEDEF et l'UE du capitalisme détruisent TOUT notre pays !), c'est l'ex-premier ministre Villepin qui évoque un danger de révolution et d'insurrection en France, où l'on n'a pas oublié les traditions révolutionnaires de notre peuple malgré le lavage de cerveaux permanent !


Bien sûr les états-majors syndicaux cherchent fébrilement comment donner le change et continuer les négo-bidon avec Fillon, lequel vient de les féliciter pour leur "esprit de responsabilité" alors qu'il envoie les CRS aux Caterpillar, aux étudiants en lutte et aux "Faurécia" (62). Bien sûr l'euro-"gauche" et l'euro-extrême gauche, du "Front de gauche" au NPA, ne jurent que par la réorientation progressiste de la belle Union européenne si on leur donne quelques voix de plus pour aller parader au "parlement" de Strasbourg, ce cache-sexe de l'eurodictature
patronale, vassale des Etats-Unis... Combien de temps ce mensonge durera-t-il encore? Combien de temps la revendication élémentaire du droit de notre peuple à disposer de lui-même pour coopérer avec le monde entier continuera-t-il d'être pitoyablement amalgamé au "nationalisme"  par les sociaux-nationalistes... européens?


Mais les travailleurs et la jeunesse se laisseront-ils encore longtemps amuser ? Rien n'est moins sûr car dans les manifs, la colère contre Sarkozy atteignait AUSSI ceux qui l'aident à canaliser la colère sur des voies de garage.


Les vrais communistes répondront-ils aux appels du PRCF à agir ensemble sans préalable, qu'ils soient ou non encore membres du PCF, pour combattre ensemble le capitalisme et défendre la perspective de l'indépendance nationale, du retrait de l'UE et du socialisme pour la France ?

   

Les vrais syndicalistes parviendront-ils à impulser ensemble la renaissance du syndicalisme de classe, non pour affaiblir les syndicats mais pour les relancer sur une vraie ligne de masse, capable d'unir les salariés du public et du privé dans le "tous ensemble en même temps" qui ose affronter le grand capital et bloquer le profit capitaliste ?


Les vrais républicains parviendront-ils à secouer la tutelle de la fausse gauche en appelant ensemble à une abstention citoyenne majoritaire pour délégitimer les élections au parlement bidon de l'Europe supranationale et pour appeler à sortir de cette nouvelle prison des peuples ?


La réponse à chacun d'entre nous, discutons-en dans les entreprises, les quartiers et sur les campus !

   

Georges Gastaud, secrétaire national - Benoit Foucambert, secrétaire de la commission luttes

Par PRCF - Publié dans : Luttes
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /2009 19:22

Nous ne voterons pas le 7 juin

Parce que l’Union européenne est par nature antisociale, qu’elle a été créée et développée pour détruire les acquis des peuples, qu’alors que la crise du capitalisme mondialisé montre qu’il est urgent de rompre avec ce système, elle n’a d’autre but que de le perpétuer,

Parce que l’Union européenne est par nature atlantiste et belliciste, et, loin des mensonges sur l’Europe puissance indépendante, fournit des supplétifs aux USA dans leurs guerres contre les peuples (Yougoslavie, Afghanistan, Irak…),

Parce que l’Union européenne est par nature antidémocratique, vouée à nier les souverainetés nationales, conditions nécessaires du débat démocratique à l’intérieur de chaque peuple et de coopérations internationales mutuellement avantageuses,  dont l’ALBA, en Amérique latine, donne l’exemple,

Parce que c’est donc une imposture de prétendre que cette Union peut être dotée d’un parlement où la voix des citoyens se ferait entendre, et que nous refusons de lui donner cette caution pseudo démocratique,

Parce que nous avons voté non à cette Union européenne le 29 mai 2005, que la volonté souveraine du peuple a été violée par  l'adoption du Traité de Lisbonne, et que nous n’acceptons pas d’élire de pseudo députés chargés d’appliquer cette copie presque conforme du traité que nous avons rejeté

Parce que nous prenons le suffrage universel au sérieux, et n’admettons donc pas de participer à son détournement pour élire une assemblée qui agira contre l’intérêt, la volonté et la souveraineté des peuples qu’elle prétend représenter,

Parce qu’aucune des listes en présence n’envisage même ce qui s’impose, la sortie de la France de l’UE, qui rendra à son peuple sa souveraineté, dont sa monnaie, et que c’est le seul moyen d’exprimer cette revendication,

Nous ferons le 7 juin ce que des millions de Français, des dizaines de millions de citoyens des autres peuples qui subissent l’UE, s’apprêtent à faire : nous nous abstiendrons. C'est un acte grave, mais c'est parce que nous sommes profondément attachés au droit de vote, que nous refusons de le voir galvauder par son usage contre la démocratie, pour plébisciter les institutions de l'UE.

Cette abstention, que le pouvoir et les media traitent comme une preuve de désintérêt et d’incivisme à combattre par la propagande, est un acte de lutte pour la démocratie, contre le capitalisme qui la bafoue, dans le prolongement de nos luttes de l’hiver et du printemps.

En s’abstenant, le peuple ne montre certes pas qu’il n’est pas démocrate : il utilise le seul moyen à sa disposition pour exprimer qu’il refuse d’appeler démocratie un système conçu pour abolir sa souveraineté, pour perpétuer la domination d’une minorité.

Le 7 juin, chaque abstention comptera.

Le 29 mai 2009.

Premiers signataires : Léon Landini (président du PRCF, ancien officier FTP-MOI), Jean Calvary (secrétaire de Rouges-Vifs Ile de France), Michel Decourcelles (Coordination Communiste 59/62), Guillaume Suing (Rassemblement des Cercles Communistes), Claude Beaulieu (militant communiste, pdt du Comité Valmy), Daniel Antonini (resp. inter. PRCF), Nicolas Aunis (JRCF étudiant dans le Calvados), Isabelle Ballon (bur. RV Idf, retraitée SNCF), Jean-Louis Bertrand (anc. militant PCF Rateau la Courneuve), Alain Chancogne (militant du communisme, anc. élu et resp. du PCF en Gironde), Dominique D’Henry (bureau RV IdF, salariée licenciée de la Samaritaine), Aurélien Djament (PRCF 44, chercheur CNRS), Michel Dupuy (bur. RV IdF, cadre administratif, syndicaliste), Vincent Flament (PRCF, réd. chef d’Initiative communiste), Georges Gastaud (dir. PRCF), Simonne Goënvic (bur. RV IdF, anc. cons de Paris et du IIe, anc. mil. com. au Crédit Lyonnais), Ivan Gueit (RV IdF, cheminot), Jean-Pierre Hemmen (dir. PRCF), Jean-Claude Houseaux (PRCF, médecin, anc. CF PCF Pas-de-Calais), Guy Hervy (bur. RV IdF, cheminot retraité), Annie Lacroix-Riz (PRCF, professeur d’Histoire à Paris VII), Emmanuel Lyasse (bur. RV IdF, historien, anc. resp. de l’UNEF en Sorbonne), Éric Lynen (bur. RV IdF), Antoine Manessis (PRCF, Isère), Michel Michot (bur. RV IdF, anc. dirigeant (démissionnaire) de la CNL), Frédéric Mougin (bur.RV IdF, Val de Marne), Serge Portejoie (bur. RV IdF, postier retraité), Jean-Pierre Page (anc. mb CC PCF, 1982/2000) Pierre Pranchère (PRCF, dép. communiste honoraire, anc. dép. européen, anc. maquisard FTP), Astrée Questiaux (PCF, étudiante à Paris), Jany Sanfelieu (PRCF, Yonne), Bernard Sabourin (RV IdF, cheminot), Roger Silvain (PRCF, Hauts de Seine), Jacques Tourtaux ( militant syndicaliste cheminot retraité, Reims)


Appel soutenue par le PRCF, les Rouges Vifs, les Cercles Communistes d'Alsace et de la RP, le Cercle Henri Barbusse, et la Coordination Communiste du Nord Pas de Calais.



Par JRCF - Publié dans : Luttes
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