Au programme : militantisme, débats, rencontres et dégustation du Mojito révolutionnaire maison.
Pour préparer une rentrée combative, tous à la Fête !
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Notre but : organiser la jeunesse, préparer la révolution.
Lutte avec nous pour le socialisme !
Rejoins les jeunes communistes, adhère aux JRCF !
Du 5 au 18 août seront présents en Corrèze une trentaine de jeunes Allemands appartenant à la Ligue de la Jeunesse Libre allemande, au Bureau d’action antifasciste et à la Jeunesse de la Ligue ouvrière pour la reconstruction du KPD. C’est l’occasion pour la JRCF de rencontrer ces jeunes qui poursuivrent outre-Rhin la lutte révolutionnaire et antifasciste.
A l’occasion de leur venue, un hommage sera rendu à un jeune résistant FTP Allemand originaire de Mannheim, tombé au combat le 1er juin 1944 à Lafage-sur-Sombre.
Le 10 août 2007 aura lieu, dans cette commune, une cérémonie d’hommage sur sa tombe, précédée d’une rencontre avec l’ARAC et suivie, l’après-midi d’une rencontre entre le groupe et des représentants des JRCF et du PRCF.
Plus nous serons nombreux, plus cette journée gagnera en richesse d’échanges.
PS : Pour plus de détails sur le déroulement de la journée, écrire à jean-pierre.combe@laposte.net ou nathalie.sage.pranchere@wanadoo.fr.
PPS : les germanistes seront doublement accueillis à bras ouverts.
Dimitri MANESSIS
35 Bl. Ml. Foch
38100 Grenoble Juin 2007
"Le Monde"
A propos de votre article du 24 et 25 juin 2007 intitulé "Guy Môquet, le mythe et l'histoire"
Messieurs,
j'ai 17 ans.
Je suis lycéen.
Je suis communiste, militant des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF).
C'est-à-dire un "jeune lycéen exalté" qui "dés son plus âge à baigné dans une culture politique bolchévique".
Comme Guy Môquet.
Je lis parfois " Le Monde" et je constate que votre journal s'est fait une spécialité : un anticommunisme abjecte.
C'est non seulement votre droit mais c'est votre vocation de classe : pourquoi ce journal de la bourgeoisie ne ferait il pas campagne permanente conte le communisme, son histoire, ses martyrs ? C'est le contraire qui serait étonnant. Une leçon pour nous, qui confirme ce que disait Lénine : " la question de la liberté de la presse se pose toujours dans le contexte de la lutte des classes".
Mais ce qui me frappe ce n'est pas votre anticommunisme, c'est votre négationnisme, aussi ignoble que l'autre. Votre capacité à effacer les faits, l'histoire.
Vous avez insulté un jeune communiste, Guy Môquet, fusillé par les nazis, parce que communiste. Il n'avait pas encore eu le temps d'être un partisan armé de la Résistance ? Fusillé une deuxiéme fois ! Il avait un père député communiste ? Fusillé une troisième fois ! Il était un militant discipliné du communisme ? Fusillé une quatrième fois ! Il a été salué comme un héros par ses camarades ? Fusillé une cinquième fois !
Et puis dans cet article im-monde (comme le général de Gaulle appelait votre journal) au-delà de Guy Môquet, mon frère, mon camarade, il y a votre négationnisme à l'égard du communisme français : anti-patriote, allié des nazis, ramassis de staliniens et de traîtres, récupérant les tragédies personnelles pour sa propre gloire...
Pourquoi ses propos orduriers me donnent ils la nausée ?
Est-ce parce que les mêmes qui nous insultent aujourd'hui étaient hier ceux de la Milice et de Vichy ? Est-ce parce que les mêmes étaient ceux qui hurlaient "plutôt Hitler que le Front Populaire" ?
Est-ce parce que les mêmes étaient ceux qui avaient fait "le choix de la défaite" comme le dit la vraie historienne Annie Lacroix-Riz dans son remarquable ouvrage dont vous ne parlerez pas?
Est-ce parce que les mêmes ont accompli leur sale besogne d'aide bourreaux "idéologiques" des gestapo, dina, pide et autre cia ? Ces "patriotes" qui n'hésitérent pas à vendre leurs patries et à livrer "leurs" communistes aux mains des bourreaux nazis comme Pucheux qui lui en paya justement le prix ?
Est-ce parce que le souvenir de Stalingrad est encore vivant, malgré vos efforts, que vous vous acharnez contre un jeune de 17 ans, assassiné par les nazis, en insultant son engagement et ses camarades ?
Est-ce parce que le drapeau rouge flotta sur le Reichstag en ruine et que vous n'avez pas encore digéré cette vision ?
Est-ce parce que nous étions, que nous sommes, que nous serons toujours les meilleurs filles et fils de France contre tous les pouvoirs du capitalisme, pour la patrie et le socialisme ?
Est-ce parce que le sang de mon frère, de mon camarade Guy Môquet vous gène à ce point que vous crachez sur sa tombe et sa mémoire ? Sur celle de son idéal communiste ?
Nous vous avons fait tant tremblé que votre haine nous poursuit sans relâche et sans grand souci de la vérité...
J'ai une mauvaise nouvelle pour vous et vos maîtres.
Guy Môquet est vivant et il est des millions de par le monde de Caracas à Athènes, de Léningrad à Pékin, et ici même sur cette terre de France fécondée par son sang.
Dimitri MANESSIS

Site de la Jeunesse Communiste de Grèce (KNE) : http://www.kne.gr/

« Une République irréprochable » ?
Du point de vue formel l’une des caractéristiques essentielles d’un régime démocratique est la séparation des pouvoirs. Comme le disait si bien Montesquieu « Toute personne qui a du pouvoir est tentée d’en abuser » c’est pourquoi il préconisait que « le pouvoir arrête le pouvoir » en le scindant en 3 entités distinctes : le pouvoir législatif (celui de faire les lois), le pouvoir exécutif (celui de faire appliquer la loi), et enfin le pouvoir judiciaire (celui de contrôler l’application de la loi et de sanctionner son non-respect).
Par ailleurs, la Constitution de la Ve République dispose dans son article 23 (Titre III – Le Gouvernement) que « les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle. »
Disposition confirmée sur le site de l’Assemblée Nationale (http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/incompatibilites.asp) : « Dans le souci de dégager les parlementaires des liens de dépendance qu'ils pourraient avoir avec un autre pouvoir ou une autre autorité, les députés ne peuvent cumuler leur mandat avec les fonctions de membre du Gouvernement, du Conseil constitutionnel, du Conseil économique et social, de magistrat et de membre du Conseil supérieur de la magistrature, d'un conseil du gouvernement d'un territoire d'outre-mer, du Conseil supérieur de l'audiovisuel. »
Ainsi, nous assistons, une fois encore à une violation de la Constitution avec le cumul de mandats, sans que personne ne réagisse…
Après avoir mené sa campagne électorale à la présidence en se maintenant à la fonction de Ministre de l’intérieur, voilà que M. Sarkozy de Nagy-Bocsa persiste et signe en soutenant la campagne de 11 de ses ministres, dont le chef du Gouvernement M. Fillon, à la députation !!! Pour quelqu’un qui a tant insisté sur l’« irréprochabilité » de la République et de son équipe, il semblerait que M. Sarkozy de Nagy-Bocsa, juriste de formation, et ses ministres aient grandement besoin de relire attentivement la Constitution de la Ve République.
En effet, comment peut-on en tant que candidat précédemment, et en tant que Président désormais, avoir la prétention de faire la morale à ses concitoyens quant à leur irresponsabilité familiale, sociale, et citoyenne, lorsque l’on enfreint soi-même une règle aussi fondamentale que celle de la séparation des pouvoirs, gage par excellence de la démocratie ? Certes, cette règle d’incompatibilité a été maintes fois enfreinte, est-ce pour autant une raison pour maintenir cette pratique anticonstitutionnelle ? Et qui plus est, par un chef d’Etat, qui, de surcroît, se complaît tant à relever les défauts et les manquements de ses concurrents, et qui prône la « rupture » ? La rupture, oui sûrement, celle des acquis sociaux, et des droits fondamentaux, mais sûrement pas la rupture avec la pratique malhonnête de la politique. Quelle république sera la France, notre France, avec la présence, par délégation, des membres du Gouvernement au sein du Parlement ? Quelle place est laissée au contre-pouvoir, avec lequel il dit vouloir s’ouvrir pour une véritable démocratie ?
Grâce à deux armes fatales : l’abaissement du mandat présidentiel à 5 ans, d’une part, (coïncidant, désormais, avec le mandat parlementaire, et favorisant, ainsi, les chances d’obtenir une majorité à L’Assemblée Nationale), et le cumul anticonstitutionnel des mandats, d’autre part, M. Sarkozy, peut s’accorder tous les pouvoirs, et notamment celui de former une Assemblée Constituante, avec une majorité aux 3/5e des suffrages exprimés au Congrès, pour faire passer une nouvelle Constitution, s’apparentant à un « coup d’Etat permanent », mais « en douceur », ce qu’il appelle la « rupture tranquille ».
Et tout cela, sans compter la nomination, à la tête de TF1, de M. Nonce Paolini, ami proche de M. Bouygues, lui-même parrain de Louis Sarkozy, qui a comme un arrière-goût de totalitarisme berlusconien, non ? M. Sarkozy a bien parlé de mettre fin aux nominations « de copinage », au profit de nominations en fonction des compétences aux Hautes Fonctions Publiques, mais visiblement, il ne les écarte pas pour les hauts postes des grandes entreprises…
Comme l’a si bien dit M. Fillon, mercredi 23 mai 2007, lors de son meeting d’ouverture de campagne de l’UMP pour les législatives à Marseille « l’Assemblée Nationale, ce n’est pas un contre-pouvoir, c’est le pouvoir. » En effet, à trop médiatiser l’élection présidentielle, l’importance des élections législatives et du rôle de l’Assemblée Nationale, toujours montrée, lors des diffusions télévisées des débats parlementaires et des questions au gouvernement, comme étant une chambre désertée par ses députés, sont, de fait, passées sous silence. Quant au rôle des députés, il est largement dénigré par des images qui révèlent plus les « siestes » des uns et les disputes des autres, que le véritable travail et investissement de certains, et encore moins l’influence que peut avoir le Parlement dans l’exécution ou la non-exécution d’un programme politique. Pour cela, il suffit de s’en référer aux périodes de cohabitation politique qui démontrent bien le rôle d’opposition, que peut jouer l’Assemblée Nationale face au Gouvernement.
Ce n’est donc pas un hasard, si l’UMP, non satisfaite de sa « victoire » à l’élection présidentielle, s’acharne, tant, dans la campagne législative, et de manière déloyale…
