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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /2009 19:03

Guadeloupe : la conférence de presse du LKP “le malaise est total et général”


Nous publions ci-dessous l’intervention de Elie Domota, porte-parole du LKP, lors de la conférence de presse du mercredi 18 février 2009,
reprise du site de l’UGTG. On ne peut que saluer l’attitude des  militants guadeloupéens à l’égard de la révolte des jeunes. Au souvenir des émeutes des banlieues de novembre 2005, certains syndicalistes et hommes politiques feraient bien d’en prendre de la graine, nous n’avons pas oublié les discours honteux de l’époque !





L’évolution de la situation en Guadeloupe  montre que cette grève générale est l’accumulation d’une multitude de révoltes sur des motivations économiques (la vie chère), politiques, sociales qui se renforcent les unes les autres pour déboucher sur un contenu unique, la situation coloniale de cette île.

Trop souvent, le parallèle est fait avec la situation en France, alors qu’il s’agit dans un cas d’une métropole coloniale, dans l’autre d’une colonie. Si l’apparence des choses (la vie chère et la grève générale) peuvent laisser penser qu’il y a des communautés d’intérêt - ce qui est évident - on ne peut surtout pas réduire la lutte aux Antilles à une simple grève générale métropolitaine. Ce serait faire une grave erreur, et escamoter la domination coloniale, parfaitement illustrée par le fameux reportage sur les békés en Martinique. Mais il semble que rares sont les militants qui soulignent cet aspect des choses, et défendent les indépendantistes/autonomistes, quel que soit le sens que les peuples antillais veulent donner à leur lutte !

C’est le sens que nous donnerons à la participation aux manifestations de demain dans toutes les villes de France…

Vive la lutte anti-coloniale des peuples des colonies, Antilles, Guyane et Réunion !

Cela fait maintenant quatre semaines, presque jour pour jour, que les travailleurs sont dans la rue à revendiquer. Tout le monde est d’accord pour dire que oui, le coût de la vie est chère, que les travailleurs ont raison.

Pourtant nous en sommes arrivés au pourrissement de la situation, tout simplement parce qu’il y a un certain nombre de gens représentées par M. JEGO qui ont refusé d’assumer leurs engagements, engagements conclus le 08 février au matin à la préfecture.

Mais c’est également le patronat qui en quatre semaines n’ont jamais fait une seule proposition ; alors que nous sommes toujours là, mobilisés, et que nous attendons, debout dans la rue.

C’est également M. DESFORGES [préfet de Guadeloupe] qui justement, au lieu de respecter l’engagement de l’Etat, a envoyé ses manblos (forces de répression) pour tabasser les Guadeloupéens et les traiter de “sales nègres”.

Dès lors, tous viennent dire aujourd’hui, ” oui, certes, mais n’était-ce pas évitable ? “. Tous viennent aujourd’hui faire de beaux discours appelant au calme… C’est bien beau de venir aujourd’hui après la tempête ; mais c’est avant qu’il fallait entendre et écouter ce que les travailleurs disaient et revendiquaient. Comment peut-on admettre que dans un petit pays de 450000 habitants, qu’on ait plus de 100000 manifestants dans les rues chaque semaine ; que le pays soit bloqué depuis quatre semaines, et que la seule chose qu’on nous dise [ie : les politiques de Guadeloupe] c’est de ” restez là, nous irons voir ce qu’il y a là bas et nous leur parlerons [ie : à l’Etat, au gouvernement français], et nous leurs parlerons, nous vous parlerons. 

 

 

 

Eh bien, maintenant il faut que chacun assume aujourd’hui sa responsabilité, et en premier lieu M. JEGO et l’Etat français. Et ce matin encore, Mme ALLIOT-MARIE, ne dit même pas un mot sur le camarade abattu et se contente d’ânonner : “il faut restaurer l’ordre, il faut restaurer l’ordre”. Alors que cela fait quatre semaines que le pays est mobilisé, et que tout le monde nous ignore.

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans est de 60% ! Et depuis ce matin nous entendons un certain nombre de personnes et notamment un certain nombre d’élus qui ne font rien qui n’utilisent pas leur mandat pour régler les problèmes et aider les gens dire que c’est la faute du LKP.

Comment alors expliquer qu’il y ait autant de monde dans la rue, en même temps ?! Comment alors expliquer que c’est toute la Guadeloupe qui est mobilisée et concernée ?! Eh bien c’est tout simplement parce que la désespérance est totale et générale ! Il faut donc des réponses, et la répression n’est pas une réponse !

Car personne ne nous fera croire, ni ne fera quiconque croire que LKP monte la tête des jeunes, ni des autres. Personne ne fera croire que la vie est différente dans ce pays : Oui, il y a de la misère ; oui, il y a de la désespérance sociale dans ce péyi ! Et tous les cris que l’on entend et voit aujourd’hui, ce sont ceux de la désespérance, notamment chez les jeunes. Et c’est pourquoi nous disons, que même nous, nous n’avons jamais pensés que la situation était aussi criante et aussi profonde. Et aujourd’hui, ce n’est pas simplement le protocole d’accord de LKP, ce n’est pas simplement un accord interprofessionnel sur les salaires qui règlera la situation. Il faut un véritable plan d’urgence pour la formation professionnelle et pour l’emploi pour permettre aux jeunes guadeloupéens de travailler et d’être formés en Gwadloup. Voilà ce qu’il faut faire ! Ils faut qu’ils entendent ce qui se passe depuis quatre semaines où qu’il s’agisse de l’Etat et de certains élus, qu’il s’agisse des patrons : tous se contentent de jouer !

Tout cela pour réaffirmer aussi que nous restons mobilisés et que nous appelons le peuple de Gwadloup a tenir la mobilisation. Et que bien évidemment, le camarade [ie : Jacques BINO] est tombé ; qu’il était un militant. Nous pensons à lui et à sa famille. Mais lui, il aurait voulu que nous continuions la lutte. Et nous avons le devoir de continuer pour tenir ce flambeau et pour montrer à l’Etat français qu’il ne fera pas avec nous ce qu’il a fait avec d’autres ! Que nous ne sommes pas leurs serpillières !

Et que tout ceux qu’ils envoient pour nous détourner de la vérité, aille leur dire que nous ne nous détournerons pas de cette vérité : depuis un mois nous manifestons en ordre ! Quel autre pays au monde qui peut offrir l’exemple de manifestations et de mobilisations aussi importantes sans qu’il y ait aucun problème ?!

Dans le même temps les nous entendons que c’est seulement aujourd’hui que Mme ALLIOT-MARIE monte une cellule de crise ! Et quelle proposition font-ils ? Eh bien, c’est de renforcer l’ordre ! Nous demandons aux camarades présents sur les barrages de les assouplir pour permettre le passage, mais nous ne levons pas les barrages ! Nous ne levons pas les barrages ! 

Nous autres assumons nos responsabilités ! Que chacun assume les siennes ! Et singulièrement l’Etat français qui a négocié avec nous le 8 février dernier un protocole, un accord interprofessionnel sur les salaires !

 

 

 

Et que personne ne vienne jeter le discrédit sur LKP, ni sur NOMERTIN, ni sur FLEMIN, ni sur DOMOTA, ni sur aucun autre dirigeant de LKP. 

Par Jrcf - Publié dans : Internationalisme
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 20:02


Premiers commentaires du secrétariat politique du PRCF

sur la prestation télévisuelle de Sarkozy

 

            Il y aurait beaucoup de choses à dire sur l’intervention de Sarkozy sur les principales chaînes privées et publiques aux ordres et devant des journalistes qui lui servaient la soupe, ce jeudi soir. Il faudrait d’abord s’étonner que ce chef de parti (il continue d’assister aux réunions publiques de l’UMP et se permet d’y annoncer que « les grèves sont devenues invisibles en France ») puisse ainsi monopoliser les moyens d’expression public sans véritable droit de réponse des opposants.

 

Mais pour en venir au fond, il faut surtout constater que le chef de l’exécutif a tout bonnement confirmé avec arrogance sa politique comme si les 2 millions de manifestants qui l’ont conspué le 29 janvier n’étaient qu’une vue de l’esprit. En effet, sur tous les points, il persiste et signe :

 

-maintien du plan dit de relance, entièrement conçu pour assurer les dividendes et la survie du grand capital, sans rien pour la consommation des ménages… alors que des millions de travailleurs, pas seulement « les plus démunis », « n’y arrivent plus ». L’élément le plus scandaleux de ce plan reste que l’argent public volé aux dépenses sociales futures a été avancé aux banques à l’aveugle, l’Etat ne faisant rien pour contraindre les banques à financer les PME et les dépenses des particuliers. Il est d’ailleurs tout à fait mensonger que cet argent reviendra dans les caisses de l’Etat avec intérêt : personne n’en sait rien et si le système connaît à tel ou tel moment le K.O. technique (rien n’est exclu), les contribuables danseront sur leurs créances… et sur leurs économies !

 

-rien sur l’augmentation des salaires : le réactionnaire de l’Elysée nous explique à demi-mots que les Français sont d’affreux dépensiers qui iraient tout claquer immédiatement en achetant des portables japonais : alors que la cause profonde de la crise, dans le monde et en France, c’est la surexploitation capitaliste du travail (stagnation des salaires, envol de la productivité, destruction des acquis, privatisation et renchérissement des services publics jadis gratuits) ; depuis une trentaine d’années, la surexploitation du travail a étouffé la consommation populaire, y compris sur des biens vitaux ; elle a en revanche engraissé formidablement la consommation-gaspillage des milliardaires (l’entreprise du CAC 40 qui s’en sort  le mieux est LVMH, chef de file mondial du luxe !), et favorisé démesurément les crédits malsains et le surendettement général !

 

-rien sur la revendication majeure du 29 janvier : l’interdiction complète des licenciements et des délocalisations, que préparent en réalité les actionnaires de Peugeot et Renault en étranglant les dizaines de sous-traitants équipementiers ; rien sur la suppression massive des postes dans la fonction publique, écoles, lycées, hôpitaux, ATOSS des universités à la mode Pecresse : à ce niveau là, l’Etat-Sarko donne le pire exemple en étant LE PLUS GROS LICENCIEUR DE France !

 

Et quel mépris de classe porte ce grand bourgeois de Neuilly quand il affirme que les SMICARDS sont les « nouvelles couches moyennes inférieures »!

 

-Sarko accèlère les « réformes » voulues par Mme Parisot, dictées par Bruxelles et aggravées par la droite la plus revancharde depuis monsieur Thiers : privatisation des centrales nucléaires (la prochaine devrait être confiée à Suez-GDF) privatisation de la poste, casse massive des hôpitaux publics, destruction de la SNCF transformée en usine à profits au détriment du service public, contre-réforme universitaire dont le but est de compléter la LRU en détruisant le statut des enseignants-chercheurs et dans la foulée, l’agrégation et le CAPES, loi en préparation de démantèlement total de la Sécu, destruction en vue du CNRS, mise à mort des départements, de l’Etat nation et des communes au profit des euro-régions, sans parler de la pluie de lois liberticides (juge d’instruction supprimé, médias et parlement muselé, contournement du Non souverain contre la constitution européenne par le traité de Lisbonne) … Bref, plus Sarko est contesté, plus il plonge dans les sondages et plus il accentue sa rupture euro-thatchérienne avec les acquis de 1945 et même, avec les principes issus de la Révolution française (graves mesures en cours contre la séparation de l’Eglise et de l’Etat).

           

-enfin, comme si deux millions de PDG, et non deux millions d’ouvriers, d’employés, de cadres moyens, d’enseignants, d’étudiants, d’artisans, avaient défilé le 29 janvier, Sa Majesté annonce, avant toute consultation du parlement, des maires de France et du gouvernement, la suppression imminente de la taxe professionnelle : un coup dur pour les communes, notamment pour les mairies ouvrières et qui forcément  annonce de nouveaux impôts locaux (les contribuables devront compenser ce que les patrons ne paieront plus) et un cadeau en or pour les seuls « Français » (tellement « français » d’ailleurs que le mot d’ordre de l’actuel congrès du MEDEF est « ready for the future » !) qui intéressent Sarko : les PDG ! 

 

Bref, c’est peu dire que Sarkozy n’a pas entendu les salariés en colère : non seulement il leur adresse un bras d’honneur en forme de « cassez-vous pauvres esclaves ! », mais il profite de leur mouvement pour faire un nouveau cadeau au grand patronat : et celui-ci le « mérite » bien puisque le déficit commercial de la France n’a jamais été si élevé : et pour cause, ces messieurs gavés de cadeaux fiscaux et de spéculations n’investissent plus chez nous, délocalisent la production, ré-importent massivement à l’abri du libre-échangisme euro-mondialisé ; un libre-échangisme ravageur et déséquilibré (Bush vient par ex. de conclure sa présidence en multipliant par 5 les taxes sur le Roquefort !) qui ne laissera bientôt en place plus une usine, plus un service public et plus une seule spécificité nationale progressiste, de la langue de Voltaire à la laïcité républicaine !!

 

            Décidément les dirigeants syndicaux affiliés à la CES, les Chérèque, Mailly, Thibault, Aschiéri, qui voulaient « attendre l’allocution présidentielle » parce que « la balle était, soi-disant, dans le camp du président » (Maryse Dumas) ont bonne mine. Ils seront franchement ridicules s’ils « attendent sagement », en bons élèves de la Confédération européenne des syndicats (pro-Maastricht) le rendez-vous présidentiel du 18 février (et pourquoi pas la Saint-Glinglin ?) dont ne sortiront au mieux que quelques mesurettes permettant au pouvoir de gagner du temps.

 

          C’est pourquoi le PRCF dit clairement :la responsabilité des directions syndicales est engagée. Vont-elles laisser l’illusionniste de l’Elysée reprendre l’initiative ? Vont-elles une nouvelle fois gaspiller la mobilisation et provoquer le découragement des salariés ? Alors aucune confiance dans les états-majors qui nous tant de fois conduits à la défaite depuis 2003 ! Salariés, étudiants, bougeons et débattons dans nos boîtes et sur nos campus ! Saisissons-nous de l’appel au tous ensemble lancé par le Front syndical de classe  et exigeons sans attendre le 18 février un calendrier national de lutte pour GAGNER, pas seulement pour « montrer les muscles » !.

 

          « La CGT n’a pas vocation à bloquer le pays », osait dire en 2003 Thibault, au mépris des immenses acquis que la CGT de Frachon et Séguy a obtenue par la lutte en 36 et en 68. Mais c’est le capitalisme qui bloque le pays, c’est l’Europe et Sarkozy qui bloquent et détruisent à vitesse V la nation républicaine, car les travailleurs ne demandent qu’à travailler TOUS pour des salaires permettant de VIVRE, et non de survivre !

 

Alors n’hésitons pas : prenons appui sur la magnifique mobilisation de nos compatriotes de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane !

 

Faisons nôtre l’expérience des salariés de St-Nazaire ou du Havre qui ont bloqué le transport des marchandises sur leurs ports respectifs, avec l’assentiment de la majorité des salariés !

 

Ne nous laissons plus faire, n’ « attendons » plus! Portons au présent les grandes traditions de lutte, du peuple qui fit 1789,  la Commune, 1936, 1944, 1968, 1995 !

           

Dès maintenant partout où c’est possible et tous ensemble, donnons rapidement une suite au 29 janvier engageons nous dans la lutte!

 

6 février 2008     Le secrétariat politique du PRCF

Par PRCF - Publié dans : Médiamensonges
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 19:43



Tous ensemble en même temps
Le 29 tous en Grève !
Tous dans les manifestations !
Les travailleurs ne paieront pas la crise du Capital !

Par JRCF - Publié dans : Luttes
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /2009 13:27

Champagne pour les uns, gaz lacrymogène pour les autres :

« Tous ensemble et en même temps »

contre ceux qui violent les droits du peuple !



5000 manifestants (enseignants, lycéens, hospitaliers, salariés d
’entreprises privées) étaient hier à Saint-Lô pour accueillir Sarkozy venu présenter ses vœux au « monde de l’Éducation ». Malgré le recul tactique de Darcos concernant la contre-réforme du lycée, la jeunesse et les personnels de l’Éducation nationale sont toujours très mobilisés contre la politique de destruction massive des emplois publics et les mesures (du primaire au supérieur) qui prétendent imposer la casse des statuts, la réduction de l’offre éducative et la « concurrence libre et non faussée » au cœur de la stratégie européenne de Lisbonne.

Mais, en guise de vœux présidentiels, les manifestants de Saint-Lô ont reçu du gaz lacrymogène et des coups de matraque afin de ne pas gêner celui qui proclamait il y a quelques semaines que les grèves ne se voyaient plus en France, juste avant de se faire éjecter de leur usine par les ouvriers CGT de Renault-Sandouville.

Car désormais, où que Sarkozy aille dans le pays (ailleurs bien sûr que dans les ghettos dorés de la France d’en-haut), il doit être accompagné d’un impressionnant dispositif policier visant à intimider et contenir les manifestations de la colère populaire.

Il faut dire que cette colère monte rapidement dans le pays contre la régression sociale et la crise du capitalisme tandis que les grands actionnaires empochent profits mirobolants et subventions publiques à coups de centaines de milliards d’euros. Résistances contre la casse de l’éducation et des services publics, de l’emploi, des salaires, de droit du travail, de l’hôpital, de la sécu, de la justice : de plus en plus de travailleurs, d’enseignants, de jeunes affirment que Sarkozy est complètement illégitime à casser le modèle social français issu de la Résistance et à imposer, pour le seul profit de ses parrains les grands actionnaires, un modèle anglo-saxon en faillite totale. Comme l’affirmait la Constitution de 1793 : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour toute portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Dans ce contexte, la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier est un rendez-vous très important. Poussés par les puissantes luttes sectorielles de la fin 2008 et par les nombreux appels au « tous ensemble », les états-majors syndicaux ont dû se résoudre à organiser une journée d’action interpro. Mais le refus annoncé de Chérèque de « globaliser les luttes », le contenu de la plateforme rédigée pour l’occasion (rien sur les causes de la crise ni sur la casse sociale généralisée, pas un mot contre les privatisations, les délocalisations, la casse de la sécu ou des retraites, pas de revendications chiffrée concernant les salaires et SMIC…) ainsi que la volonté de « négocier » à tout prix avec un gouvernement qui ne pourra céder que face au rapport de forces, montrent qu’il n’est pas vraiment question pour eux de construire une mobilisation prolongée à partir des revendications populaires.

Cette mobilisation, qui ne peut que se bâtir à partir des nombreuses luttes à la base pour déboucher sur un « tous ensemble en même temps » durable, seul à même de battre Sarkozy, le MEDEF et l’UE du capital, les travailleurs et la jeunesse devront la préparer et l’imposer avec, sans ou contre les directions syndicales. C’est pourquoi, alors que la colère monte des usines, des lycées et des services publics, la priorité est aujourd’hui de soutenir les luttes en cours et de multiplier les contacts dans les communes et les départements entre travailleurs, jeunes, militants, syndicats de base pour définir des cahiers revendicatifs et de véritables perspectives «tous ensemble », en y associant quand c’est possible les couches moyennes, les artisans, les marins-pêcheurs, les petits exploitants agricoles… eux-aussi étranglés par la politique du grand capital.

Les caisses ne sont pas vides, et en premier lieu celles des entreprises du CAC 40 qui accumulent les profits (100 milliards d’euros en 2007, autant en 2008) sur le travail des salariés et la réduction permanente de leurs droits…. Alors, ensemble, exigeons :

-interdiction des délocalisations et licenciements collectifs, avec nationalisation automatique (sans indemnités aux patrons) des entreprises qui licencient après avoir touché l’argent publics ;

-fin des privatisations, renationalisation des entreprises privatisées par Jospin-Villepin-Sarko, arrêt des suppressions de postes dans le service public, embauches massives dans l’éducation, la santé, la SNCF, et la titularisation des précaires ;

-défense et amélioration des statuts, du code du travail et des conventions collectives ;

-augmentation des salaires, le SMIC à 1600 € nets, retour à la retraite à 60 ans maxi avec 37 ans ½ de cotisation (55 ans pour les travaux pénibles), remboursement à 100% des soins médicaux, augmentation sérieuse des retraites, pensions, indemnités chômage et minima sociaux ;

-annulation des contre-réformes sarkozystes commanditées par l’Union européenne frappant les travailleurs actifs, retraités ou sans emploi, abrogation des lois liberticides de l’UMP (défense du droit de grève), refus d’appliquer toute directive de Bruxelles contraire au progrès social ;

« Tous ensemble et en même temps » contre ceux qui violent les droits du peuple, nous serons assez forts pour imposer l’arrêt de la régression sociale sans limite et la satisfaction des aspirations populaires.

Le 13 janvier 2009

Par JRCF - Publié dans : Luttes
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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /2009 12:29
    Le jeudi premier janvier 2009, la direction du Front de Gauche composée du Front Démocratique pour la libération de la Palestine, du Front Populaire pour la Libération de la Palestine et du Parti du Peuple Palestinien, s'est réunie pour analyser la façon d'affronter la criminelle agression sioniste contre notre peuple et d'y résister, et a déclaré ce qui suit :


    L'attaque brutale contre notre peuple continue, le nombre de martyrs augmente parmi les enfants, les femmes, les personnes âgées et se multiplient de façon indiscriminée les démolitions de maisons sur les têtes de leurs propres habitants, mais la résistance palestinienne continue en même temps, représentée sous la forme de l'unité populaire, avec la participation de toutes les organisations et bras armés.

    Nous saluons notre peuple, nous saluons nos combattants aguerris.

    Aujourd'hui, le peuple palestinien écrit une page de gloire. Ses sacrifices exigent la loyauté et la responsabilité, et une réponse à la nécessité urgente de consolider la Résistance et d'unir ses rangs pour pouvoir affronter l'agresseur.

    Nous réitérons une fois de plus nos appelés pour donner une solution à la division interne et nous en appelons au dialogue national pour recouvrer l'unité. Hier nous avons reçu des réponses positives en ce sens des frères Mahmoud Abbas, président palestinien, et Ismaïl Haniyeh.

    Nous accueillons favorablement le fait que les deux parties acceptent avec de bonnes dispositions le dialogue et la réconciliation et fassent prévaloir les contradictions avec l'ennemi sioniste.

    Dans ces temps de sang et de sacrifice, il n'est pas suffisant de répéter des mots, il faut des faits concrets, un mouvement urgent et des pas précis et sérieux qui mènent au dialogue uni, immédiat et désiré.

    Aux enfants de notre peuple aguerri :

    Aujourd'hui que vous écrivez les pages les plus valeureuses de résistance et de sacrifice, nous appelons à :

1. Mener à bien la coordination, sur le terrain, au moyen d'un poste de commandement unique entre les différents bras armés sans exception, pour que puisse être réussie l'organisation de la résistance d'une façon unie face à l'agresseur.

2. Créer des comités populaires dans les camps et les quartiers, dans les villes et les villages, qui incluent dans leurs rangs toutes les forces politiques, organisations de la société civile et personnalités nationales qui souhaitent participer, afin que ces structures soient à même d'organiser toutes les formes de solidarité et de secours pour ceux qui en ont besoin.

3. Ces comités auront la tâche de coordonner et de maintenir la communication avec l'UNRWA, les sièges municipaux et les autres institutions officielles, dans le but d'unir les efforts et de garantir le haut niveau de solidarité et de soutien requis.

Salut à notre peuple aguerri
Gloire aux martyrs!
Victoire à la Résistance!

Parti du Peuple Palestinien
Front Populaire pour la Libération de la Palestine
Front Démocratique pour la Libération de la Palestine

1er janvier 2009
Par PPP / FDLP / FPLP - Publié dans : Internationalisme
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Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /2009 14:49

La Révolution cubaine a 50 ans !

 

   
     Voilà un demi siècle que la Révolution cubaine a triomphé.

    Victoire sur la dictature sanglante et terroriste de Batista, la marionnette de l’impérialisme américain qui considérait l’île des Caraïbes comme sa propriété.

    Déjà au XIX e siècle Cuba s’était soulevée contre le colonialisme espagnol ;c’est à cette époque qu’apparut la figure héroïque de José Marti, père de la nation cubaine.

Mais les USA remplacèrent l’Espagne, et la Révolution cubaine fut tout à la fois anti- impérialiste, patriotique et sociale.

    Fidel Castro et ses compagnons du Mouvement du 26 juillet, après des tentatives infructueuses, finirent par organiser une guérilla sur l’île. Celle-ci prit de l’ampleur, rejoignant le combat du Parti Communiste, qui organisait  la classe ouvrière des villes.

    Toujours est il que ces combats finirent par porter leurs fruits le 1er janvier 1959 lorsque la Révolution entra dans une Havane en liesse qui accueillait ses libérateurs.

Cette Révolution connut une évolution interne vers le socialisme car sa direction se heurta très vite à l’arrogance, puis à la haine de l’impérialisme.

   
    50 ans après ce même impérialisme tente toujours par tous les moyens de détruire ce lumineux exemple pour les peuples. C’est un fait que bien de nos concitoyens ignorent par l’effet d’une propagande mensongère inouïe déversée contre Cuba : de la fausse gauche à la droite, en passant même par le pcf-pge, ce ne sont que calomnies contre un petit peuple qui depuis la destruction de l’URSS et contre vents et marées, tient pratiquement seul, face aux USA, plus grande puissance mondiale.


  Quelle est la « potion magique » de ce peuple, de son Parti Communiste, de son chef historique Fidel ? C’est le socialisme qui a fait de Cuba un exemple pour tous les peuples de la région, c’est le respect de la dignité d’un peuple qui, à travers des difficultés sans nombre, continue son chemin vers son émancipation nationale et sociale, bâtissant à se façon, son socialisme. Un socialisme qui a mis en avant l’amélioration des conditions d’existence du peuple et chacun doit connaître les acquis historiques en matière d’éducation, de santé …et aussi la dimension éthique du socialisme, résumé par une phrase de Fidel Castro : « Nous nous refusons à ériger un autel au dieu argent et à déposer à ses pieds la conscience des hommes. »


    Ce sont ces acquis matériels et moraux qui ont protégé la Révolution cubaine. Parce que le peuple Cubain sait d’où il vient et ce que le socialisme lui a apporté. Et un peuple conscient est l’arme absolue contre ceux qui veulent faire de Cuba une terre de misère et de malheur.


 La défense de Cuba socialiste et de sa Révolution est la pierre de touche de l’internationalisme de notre époque.

Cela fait 50 ans que les communistes authentiques du monde se tiennent aux côtés de Cuba.

    Ils continueront ,car défendre Cuba c’est défendre la possibilité même de la Révolution socialiste et donc de l’émancipation des travailleurs et de l’humanité. En défendant   la révolution Cubaine, on se défend soi même ..

A L’OCCASION DE SES 5O PRINTEMPS  VIVE LA REVOLUTION CUBAINE  !

 

 

Le PRCF

1er janvier 2009

Par PRCF - Publié dans : Internationalisme
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /2008 18:38

Le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

adresse ses vœux de santé et de combativité

* pour l’année 2009 *

à ses ami(e)s communistes et progressistes en France et dans le monde.

——————————

Face à la crise mondiale du capitalisme, face aux guerres impérialistes,

face à l’Union européenne du capital, face à l’entreprise de criminalisation du communisme,

 

Prolétaires de tous pays, peuples du monde, unissez-vous ! Proletarier aller Länder, Völker der Welt, vereinigt euch! Proletari di tutti paesi, popoli del mondo, unità! Workers from all lands, peoples of the world, unite ! Proletarios de todos paises, pueblos del mundo, unios !

 

Cher(e)s camarades et ami(e)s,

Liebe Genossen und Freunde, Dear Comrades and Brothers,

Cari compagni ed amici, Estimados Companeros y amigos,

 

A l’heure où le capitalisme mondialisé veut faire payer sa crise aux peuples, il est réconfortant que la résistance des peuples et de la classe ouvrière s’amplifie dans de nombreux pays.

 

Non seulement Cuba socialiste fête de manière offensive le 50ème anniversaire de la Révolution, non seulement les peuples de l’ALBA ouvrent une brèche vers le socialisme du 21ème siècle, mais le sous-continent européen est secoué par de grandes luttes, de la Grèce à l’Italie en passant par le Portugal.

 

En France, l’ultra-droite au pouvoir se heurte à de fortes résistances : Sarkozy a dû retirer in extremis sa « réforme » scolaire régressive ; il a pris peur devant la détermination des lycéens et l’aspiration des salariés à lutter tous ensemble et en même temps contre ce pouvoir fascisant et thatchérien.

 

La gauche officielle, Parti « socialiste », P.«C.»F., Parti euro-trotskiste de Besancenot, se montre inapte à mener les luttes au succès. Le congrès du PCF a prouvé qu’il est illusoire d’attendre un « redressement » de ce parti satellisé par le PS. Comment la gauche officielle pourrait-elle se régénérer alors qu’elle criminalise l’histoire du communisme et qu’elle accepte en son principe l’Union européenne, ce bloc impérialiste entièrement tourné contre les acquis sociaux et la souveraineté des peuples ?

 

Mais les raisons d’espérer sont nombreuses en cette fin d’année.

 

En Palestine, en Irak, etc. les peuples tiennent tête aux occupants. L’exigence d’un Front anti-impérialiste mondial, celle d’un Mouvement communiste international renouant avec le léninisme, gagnent du terrain face au refus du Parti de la Gauche Européenne de résister à la droite et à la social-eurocratie.

 

En Europe, l’euro-scepticisme se mue en euro-rejet après le succès du Non aux référendums français, hollandais et irlandais ! Ce rejet est attisé par le référendum bis imposé à l’Irlande pour faire avaler le traité de Lisbonne, alors que Sarkozy refuse aux Français tout référendum sur ce même traité !

 

Quant au PRCF, malgré ses moyens modestes, son combat rencontre les aspirations des jeunes et des salariés. La conférence du PRCF tenue en octobre a confirmé l’audience internationale du PRCF. Elle a aussi permis un « tournant » politique du PRCF vers l’entreprise, la classe ouvrière et les jeunes. Les syndicalistes PRCF jouent déjà un rôle central pour la reconstitution du syndicalisme de classe en France.

 

En même temps, bravant le sectarisme, le PRCF ne cesse d’appeler à l’union dans l’action des vrais communistes de France, y compris ceux qui sont encore membres du PCF.

 

Enfin le PRCF agit avec des progressistes non-communistes dans le cadre de l’Arc Républicain de Progrès. Face au mensonge de l’ « Europe sociale », la perspective portée par le PRCF est celle d’un Front Républicain, Antifasciste, Patriotique et Populaire (FRAPP) dirigé par la classe ouvrière et fédérant le peuple travailleur pour sortir la France de l’UE, combattre l’OTAN et les guerres néocoloniales, y compris celles de l’impérialisme français, lutter pour une nouvelle République sociale, fraternelle et souveraine qui affrontera le grand capital et posera concrètement la question du socialisme pour la France.

 

L’année 2009 sera rude, mais comme le disait Dimitrov au nom de l’Internationale communiste, « la contre-révolution est une parenthèse de l’histoire, l’avenir est au communisme ».

 

Dans l’immédiat, le PRCF exige avec tous les communistes et progressistes du monde :

* Libération des Cinq patriotes cubains !

*Vie sauve et liberté pour Mumia Abu Jamal !

*Liberté d’organisation et d’expression pour la Jeunesse communiste de Tchéquie interdite

 

Solidarité avec tous les communistes,

Anti-impérialistes et progressistes

persécutés en France, en Europe et dans le monde entier !


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Par PRCF - Publié dans : Internationalisme
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