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Jeanne est à nous, rien n’est à eux !

Jeanne est à nous, rien n’est à eux !

Forte de se prétendre adepte et défenseure de l’histoire de France, l’extrême-droite et la famille historique réactionnaire en général, qui n’ont eu de cesse de trahir la nation quel que soit son stade de développement, des féodaux privilégiés aux versaillais anti-communards, des émigrés de Coblenz à Pétain, continuent par abandon de la gauche à s’arroger le droit de s’approprier Jeanne « d’Arc ».
 
 Née il y a tout juste 610 ans, cette jeune fille de laboureur - destinée à n’être rien tout autant qu’à n’avoir rien droit de dire dans ce XVème siècle que ravage la Guerre de cent ans, aura réussi l’exploit, par sa volonté, à user des dogmes et croyances religieuses les plus profondes pour acquérir le droit à la parole, à rencontrer le dauphin, à se faire prêter une armée et à mener la libération d’Orléans ainsi qu’un certain nombre d’autres batailles.
 
 Évidemment loin d’être seule dans son entreprise, c’est pourtant de cette manière qu’elle put assouvir son souhait de combattre ces « mauvais chrétiens », les anglais, qui envahissent des terres qui ne sont pas les leurs. Des terres qui alors ne sont pas considérées comme « la France », hormis l’Ile-de-France que constituent les terres du roi Charles VII qui se sera couronné sur les victoires de Jeanne avant de la stopper dans sa geste, certe messianique mais tout autant « patriotique et populaire », jusqu’à la trahir en l’abandonnant, de fait, au Duc de Bourgogne puis aux mains des anglais et au courroux de l’évêque Pierre Cauchon.
 
 Comme chacun le sait Jeanne finira brûlée vive par une Église alors toute puissante qui, tout en tirant son épingle du jeu selon les conflits, ne pouvait voir que d’un très mauvais œil ces femmes de rien (il y eu plusieurs « Jeanne » au moyen-âge !) qui tentaient de s’élever. Car, très précocement, elles qui se battaient et usaient de ruse pour qu’on les considère, en s’appuyant sur les dogmes de cette Église, sur ses traditions et écrits, avaient avant tout pour saine ambition
 de pouvoir intervenir dans les « affaires du pays », ce que les représentant ecclésiastiques de par le monde, hormis quelques honorables exceptions (notamment les prêtres républicains et ouvriers des XVIIIème, XIXème et XXème siècle), ont toujours empêché et combattu.
 
 A partir de ce constat, comment peut-on encore abandonner Jeanne à l’extrême-droite, cette dernière n’ayant eu historiquement de cesse de trahir la patrie, de servir d’aile violente, contre-révolutionnaire et rétrograde aux capitalistes sur-puissants, aux barons et féodaux locaux imperméables à toute centralisation nationale-populaire et aux chefaillons pourfendeurs de grévistes ?

Jeanne est à nous, rien n’est à eux !

Sans idolâtrer Jeanne ni qui que ce soit, les symboles et notre histoire nationale et populaire sont d’une importance cruciale dans notre combat. Le peuple-travailleur de Paris ne s’y trompait pas le 1er mai 1951 quand il défilait avec, entre autres, des effigies de Jeanne d’Arc et de Danielle Casanova tenues par les militantes de l’Union des Jeunes Filles de France, organisation liée aux jeunesses communistes.

Car entre le peuple travailleur et ses exploiteurs d’hier et d’aujourd’hui il y a une barricade que Jeanne, peut-être consciemment à la fin de sa courte vie, finit par entrevoir et pour laquelle elle sut rester, peut-être simplement par la force des contradictions, du bon côté.
 
 A l’aune de nos combats actuels, apprenons à faire résonner la mémoire nationale et populaire de Jeanne et de bien d’autres figures et évènements de l’histoire de France. Ne les abandonnons plus, car ils sont à nous, à la nation et à ceux et celles qui la font vivre jour après jour et nuit après nuit.

 

 Il y a 10 ans sur IC :
 6 janvier 2012 : 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc.
 
https://www.initiative-communiste.fr/archive/6-janvier-2012-600eme-anniversaire-de-la-naissance-de-jeanne-darc/
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