Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
JRCF

100 ans du Congrès de Tours : Paul Vaillant-Couturier

100 ans du Congrès de Tours : Paul Vaillant-Couturier

Né le 8 janvier 1892 à Paris de parents artistes-chanteurs, Paul Couturier (Vaillant-Couturier est un pseudonyme), que ses études destinent à une carrière d’avocat, sera l’un des orateurs du Congrès de Tours, notamment celui qui lira l’acte de naissance de la SFIC-PC, pacifiste et militant communiste résolu, maire communiste de Villejuif durant 8 ans et député communiste durant 17 ans.

Mobilisé durant la première guerre mondiale du début à la fin, Paul Vaillant-Couturier sortit de cette guerre en pacifiste convaincu, pacifisme qu’il exprimera via des articles dans la presse socialiste et anarchiste. En 1916 il adhère à la SFIO. En 1917 il créé avec Henri Barbusse l’ARAC (l’Association Républicaine des Anciens Combattants).
A partir du Congrès de Tours il participe à la création du Parti Communiste en se rangeant dans la tendance de Boris Souvarine. La bolchévisation du parti l’éloigne donc rapidement, compte-tenu de sa tendance, des organes dirigeants.
Il jouit néanmoins d’une très grande popularité auprès des travailleurs et du peuple, notamment grâce à ses talents d’orateur qui soulèvent les passions et qui lui permettent de conserver son mandat de député.
Paul Vaillant-Couturier devint surtout l’un des rédacteurs les plus connus du fameux journal communiste l’Humanité, dont il prit la direction en tant que rédacteur en chef entre 1926 et 1929, puis entre 1934-35 et 1937, c’est à dire jusqu’à sa mort foudroyante.

Malgré quelques périodes de « froid » avec le Parti Communiste, son rôle d’orateur convaincant lors du Congrès de Tours appelant à « modifier d’urgence les statuts de notre parti et d’imposer à nos élus comme à nos militants, à tous ceux qui prétendent servir utilement et totalement le parti, des devoirs précis, stricts, sévères », tout autant qu’à « venir avec elle (la Révolution Russe) lutter sur le front nouveau de l’internationale qu’elle a créée » le forgera d’autant plus et l’ancrera définitivement dans la conquête du socialisme pour la France et du communisme pour le monde.
Poussant ainsi activement les délégués du congrès à voter pour l’adhésion à la Troisième Internationale, il est l’un des piliers fondateurs du futur PCF dont il embrassera pleinement le combat sous la direction de son ami Maurice Thorez, trouvant dans sa juste « alliance des drapeaux rouges et tricolores, de l’Internationale et de la Marseillaise » tout l’espace qui lui fut nécessaire pour démontrer que la nation française et le communisme ne sont pas en contradiction, bien au contraire ! Ainsi il devint juste avant sa mort l’une des figures principales du Front Populaire.

Il meurt subitement en 1937, et c’est une foule de travailleurs parisiens qui l’accompagne pour son dernier voyage, démontrant une dernière fois sa popularité auprès du peuple qu’il défendit de toutes ses forces depuis sa prise de conscience durant la Grande guerre jusqu’à sa mort, et notamment en militant pour l’adhésion de son parti à l’Internationale communiste.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article