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JRCF

Vive la grève du bac !

Vive la grève du bac !

A la rentrée 2021 devrait entrer en vigueur une réforme du baccalauréat décriée par nombre d’acteurs de l’éducation nationale.

Si l’objet n’est pas de revenir sur le contenu de cette réforme, ayez au moins en tête qu’elle a vocation à réduire la dépense publique : cela devrait suffire à aiguiser au préalable un regard critique sur cette affaire.

La question - récurrente - est de savoir comment empêcher cette réforme d’entrer en vigueur. Alors que le gouvernement sabote l’institution tendanciellement démocratique qu’est le baccalauréat, il nous faut réfléchir à une réponse collective. Les membres du corps enseignant, ou du moins ceux qui sont opposés à la réforme - ont engagé cette réflexion et menacent de la traduire en actes, au grand dam de ceux qui souhaitent que la loi soit entérinée dans le calme.

Leur menace est celle par laquelle le mouvement ouvrier a obtenu nombre de conquêtes face à la dictature du capital, elle s’appelle grève. Aussi nous apprenons que la grève de la surveillance des épreuves devant se tenir ce lundi 17 Juin est demandée par l’intersyndicale SNES-CGT-Sud.

Bien évidemment les JRCF, conscients du besoin impérieux de défendre notre éducation commune face aux coupes budgétaires déguisées sous des slogans bidons (“l’école de la confiance” dixit le sinistre de l’éducation Jean-Michel Blanquer) appellent tous ceux qui les écoutent à soutenir cette grève et à s’informer sur la sordide logique de casse sociale qui guide cette réforme.

Mais au-delà de cet appel, voyons le potentiel de résistance objectif dont disposent les enseignants, pour cela les mots de Jean-Marc Huart, numéro deux officieux du ministère, nous semblent assez éloquents:

« Nous ne sommes pas particulièrement inquiets, mais nous sommes vigilants »

« Les chefs des centres d'examen ont convoqué plus de personnel que d'habitude »

Volonté de rassurer les parents d’élèves ? Réelle déconfiture qui s’annonce pour ce mouvement de grève ? La journée de lundi nous laissera trancher. Quoi qu’il en soit au delà d’un appel, nous souhaitons ici formuler un rappel : toute force sociale, quelle que soit son but, n’est une force efficiente que lorsqu’elle peut compter sur le grand nombre. Autrement dit, l’union fait la force. Il nous faut un parti de masse.

On objectera qu’il n’y a pas de parti de masse possible pour des personnes aussi éloignées les unes de autres que l’enseignant du secondaire et l’ouvrier de la métallurgie. Pourtant ces deux-là sont bien des espèces en voie de disparition, le premier remplacé par des prestataires de services “indépendants”, le second par des concurrents indiens encore plus miséreux que lui.

Voilà vers quoi doit tendre toute notre entreprise en tant que communistes au moment présent : effectuer la jonction entre les couches sociales diverses - couches moyennes et “classes” populaires - dans une organisation, car c’est là tout ce qui compte pour notre force sociale, le nombre et l’organisation objective.

Parti de masse, parti de classe, ce que nous appelons de nos voeux est bien cette force sociale qui, étant absente, laisse les grévistes d’un jour désemparés face à leur propre faiblesse. Le parti n’est pas un fétiche de nostalgique “stalinien”, il est la condition objective de toute victoire au profit des travailleurs dans la lutte des classes. Charge à nous, charge à vous de faire comprendre à tous ceux-là que s’il peut y avoir quelques broutilles d’écart entre l’ouvrier et le cadre supérieur, ils sont tous les deux à des années-lumières de leurs maîtres capitalistes qui tapis dans l’ombre s’amusent bien de cette réforme, puisque leurs enfants ont depuis longtemps cessé d’étudier dans le public.

 

Thibaud-JRCF

 

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