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Macron, hors du Tchad !

C’est au Tchad et sans débat au Parlement, que Macron vient d’envoyer ses spadassins, comme Hollande au Mali  et Sarkozy en Libye,contre le peuple tchadien qui ne supporte plus la marionnette de l’impérialisme français, Idriss Deby. 
Ce dictateur à la solde des impérialistes se maintient au pouvoir grâce à l’armée néo-coloniale française, à des pseudo-eléctions, des exactions en tout genre.Et c’est donc la créature de la France impérialiste que Macron défend en faisant donner la troupe comme au bon vieux temps des colonies.Un Macron qui n’a même pas honte lorsque en même temps il s’ingère dans les affaires d’un pays souverain comme le Venezuela et insulte le chef de cet État, Nicolas Maduro, choisi par son peuple de la façon la plus démocratique.Le même Macron qui soutient en revanche “son ami” le prince  Mohamed Ben Salman, dirigeant de l’ Arabie Saoudite, élu par personne, fanatique religieux, responsable du massacre du journaliste Jamal Khashoggi, responsable de la mort de 85.000 enfants au Yémen. Le souteneur des putschistes et fascistes vénézuéliens et des tueurs de Ryad finira bien par être décoré de la Presidential Medal of Freedom par son maître Trump.

Pour la Commission internationale du PRCF Diane Gilliard et Antoine Manessis

Macron, hors du Tchad !

Du 3 au 6 février au moins l’armée Français depuis ses bases africaines a mené plusieurs bombardements contre des colonnes de l’UFR au Tchad.

Le premier ministre, a tenté de justifier auprès du parlement sur la base de l’article 35 de la Constitution, cette nouvelle entrée en guerre de la France au Tchad. Evoquant “la demande d’assistance du président de la République du Tchad, Idriss Déby”. Faut il rappeler que Déby n’est pas un président mais bien un dictateur installé à l’issu d’un coup d’état par la force par la puissance coloniale impérialiste française il y a 28 ans ? il est régulièremment dénoncée pour ses violences et ses atteintes aux libertés, tout en étant soutenu par les régimes Chirac, Sarkozy, Hollande et désormais Macron car le Tchad abrite une partie importante des forces française impérialistes d’occupation de l’Afrique.

“Rien ne justifie que la France aide Idriss Déby”

Auprès des journalistes de france 24 l’opposition à Déby proteste vigoureusement contre le régime Macron.

“L’armée française aide une fois de plus un dictateur ami de la France”, a vivement dénoncé l’association Survie, qui milite pour une refonte de la politique étrangère de la France en Afrique. Joint par France 24, Thomas Borrel, porte-parole de l’association,dénonce “les artifices légaux utilisés par le gouvernement” pour justifier l’intervention de l’armée française. “C’est d’autant plus de l’argutie que le dispositif mobilisé pour l’intervention est celui de l’opération Barkhane qui se prolonge depuis 2014.”

“C’est une ingérence. Une fois encore c’est une erreur monumentale de la France, affirme Doki Warou, conseiller politique de l’UFR (Union des forces de la résistance), invité de France 24. La France est en train de reproduire les mêmes erreurs qu’en 2008 [la France était intervenue à la demande d’Idriss Déby, NDLR]. C’est une guerre tchado-tchadienne. Elle ne doit pas intervenir dans une affaire intérieure du Tchad. L’accord de défense qui a été ratifié en 1976 entre la France et le Tchad stipule que s’il y a une agression extérieure la France pourra intervenir. Pour une guerre fratricide, la France ne doit pas prendre de côté. Là, nous condamnons fermement cette attitude française” .

Pour Doki Warou, la colonne détruite ne venait pas de l’étranger mais du Tchad. “Nous avons quitté la frontière libyenne il y a un mois. Nous nous sommes implantés dans le territoire tchadien, l’est et le nord du Tchad. Nous avons la Libye comme voisin comme la France a eu l’Allemagne à l’époque. Ça n’était pas de votre faute, comme ce n’est pas de notre faute avec la Libye.”

Intervention française au Tchad : l’ineptie de Jean-Yves Le Drian

 

L’intervention militaire française au Tchad, qui a permis de stopper l’avance en direction de N’djamena la capitale d’une colonne motorisée de rebelles tchadiens se réclamant de l’Union des forces de la résistance (UFR) qui combat le régime d’Idriss Deby, a suscité des critiques tant en France qu’internationalement. L’attitude des autorités françaises a, un temps, consisté à les ignorer et à accuser ceux qui les ont formulées de se tromper sur les raisons qu’elles ont eues d’accorder le soutien militaire à l’armée tchadienne.

Mardi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian qui, lui-même, ne s’était pas exprimé jusque-là sur la question, a tout de même dû le faire à l’Assemblée nationale en réponse à la question orale d’un député. En guise d’explication de l’action militaire française controversée au Tchad, Le Drian a déclaré que la France est intervenue pour « empêcher un coup d’Etat » et l’a fait à la demande écrite du président Idriss Deby. Ce qui, selon lui, est tout à fait conforme au droit international.

Venant d’une personnalité qui a été, en tant que ministre de la Défense puis des Affaires étrangères, le pourfendeur de l’intervention russe en Syrie sollicitée par son gouvernement légal et qui a pris fait et cause pour le putschiste vénézuélien contre le gouvernement lui aussi légal de Nicolas Maduro, l’explication vaut son pesant d’or, car elle est révélatrice d’une diplomatie française à géométrie variable sur les questions de l’ingérence et de respect du droit international.

Un « coup d’Etat » est, certes, condamnable, mais doit l’être partout et non de manière sélective comme s’y emploie la France sur laquelle pèse le soupçon d’en avoir fomentés de manière récurrente en Afrique. N’en déplaise à Le Drian, la France a volé au secours d’Idriss Deby, car il a un pouvoir au Tchad dont le maintien est indispensable à la sauvegarde de ses intérêts géopolitiques au Sahel et en Afrique subsaharienne. Pour aussi dictatorial et anti-populaire que soit le régime d’Idriss Deby, la France a opté pour le défendre, quitte à démontrer ouvertement que l’opération « Barkane », censément destinée à combattre les groupes armés terroristes implantés en région subsaharienne et au Sahel, n’est en fait spécialement déployée que pour préserver son pré carré africain et les pouvoirs en place pour qui la tutelle est une « assurance vie ».

Il faut une sacrée dose de naïveté pour croire que la France qui agit de la sorte en Afrique a une position sur les affaires de Syrie et du Venezuela qui lui serait dictée par ce qu’elle prétend être sa vocation, qui serait de défendre le droit et la liberté en tant que patrie les ayant inculqués au reste du monde.

Kharroubi Habib

 

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