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JRCF

Dossier : Les JRCF et l'antifascisme

"Nationaliste", "rouge-brun", "socialo-chauvin", c'est entre autre ce qu'on entend lorsqu'on est adhérent au PRCF et que l'on parle avec d'autres organisations "à gauche", à croire que le drapeau tricolore est une injure et parler de souveraineté nationale une ignominie.

Certains groupuscules nous associe clairement à la droite, voire plutôt à l'extrême-droite (Soral, Dieudonné et compagnie) ou aux gaullistes de l'UPR, et nous traitent allègrement de pro-Bachar ou de pro-Poutine. 

Tout cela est faux bien evidemment. Le PRCF est une organisation regroupant des communistes dont plusieurs anicens résistants de la seconde guerre mondiale comme notre président d'honneur Léon Landini ou le défunt Arsène Tchakarian. Et n'oublions pas que plusieurs des membres historiques du PRCF sont des fils de résistants et de militants antifascistes. Il faut être bouché en lisant les textes d'Initiative communiste pour ne pas comprendre notre antagonisme avec les Le Pen, Soral et compagnie.

Depuis des années le PRCF et les JRCF dénoncent la fascisation de la France et de l'Union européenne, s'associant et déclarant sa solidarité avec les victimes de nos fachos actuels. 

Disons le clairement : LE FASCISME SE COMBAT ET NE SE TOLERE PAS !

LE FASCISME TUE ENCORE

Dimanche 11 novembre au matin, un militaire espagnole lié à des groupes d'extrême droite poignardait au coeur Carlos Javier Palomino, militant antifasciste âgé de 16 ans.
Carlos se rendait avec d'autres camarades à la contre manifestation devant se dérouler à Madrid face au regroupement convoqué par "Democratie Nationale", alliance de diverses bandes fascistes.
Ce regroupement donna lieu par ailleurs à de nombreux blessés, la plupart dus à la police qui chargea les militants antifascistes.

Ces dernières années se multiplient en Espagne les signes d'un regain d'activité des bandes fascistes : attaques contre des locaux de partis de gauche, agressions et menaces contre leurs militants.
Les partis de gauche et les organisations antifascistes dénoncent le laxisme du gouvernement à l'égard de ces groupes et le traitement que les média réservent à ce genre d'"incidents".

"Agressions entre bandes rivales". Voilà les termes employés pour qualifier l'assassinat de Carlos. Fascistes et antifascistes, bourreaux et victimes, tous désormais se valent. Cela ne rappelle t'il pas un certain rapport européen, plaçant sur le même pied nazisme et communisme ?

Ce meurtre est le résultat d'une politique gouvernementale ultralibéralemarginalisant les secteurs pauvres de la population, au premier rang desquels les travailleurs immigrés. Cette politique fait le lit du fascisme, qui remplit ainsi son rôle de diviseur de la classe ouvrière, détournant l'attention des vrais problèmes : les politiques capitalistes; et des vrais responsables : le grand capital et le gouvernement à son service.

Nos camarades du Parti Communiste des Peuples d'Espagne (PCPE), et des Collectifs des Jeunes Communistes (CJC), appellent à la dissolution des groupes nazis-fascistes, à l'interdiction des rassemblement appelant à la haine entre les peuples, à la violence raciste.

De nombreuses manifestations ont lieu en ce moment dans plusieurs villes d'Espagne pour exprimer la colère face au crime et la volonté des Espagnols de lutter contre toute résurgence du fascisme.

Les Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF) et le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) se montrent solidaires de la famille, des amis et camarades de Carlos. La lutte contre le fascisme et son maître le Capitalisme n'a pas de frontière. Les communistes français gardent en mémoire le souvenir des Brigadistes partis combattre la bête immonde en terre espagnole.

Aujourd'hui comme Hier, en France, comme en Espagne :

¡POR LA UNIDAD ANTIFASCISTA!

POUR L'UNITE ANTIFASCISTE !

¡NO PASARÁN!

ILS NE PASSERONT PAS !

TERRIFIANTE INTERVIEW DE FRANCESCO COSSIGA

 Les JRCF diffusent et appellent à diffuser ce document, révélateur des méthodes qu'emploie la bourgeoisie depuis toujours pour contrer tout mouvement contestant son hégémonie. Solidarité avec les jeunes révoltés d'Italie ! Union des forces démocratiques et révolutionnaires ! Unité des communistes dans l'action !
 
 
Francesco Cossiga donne une leçon de démocratie
 
Mardi 04/11/2008 
 

D'importants mouvements d'étudiants, de lycéens et d'enseignants se sont mobilisés contre la réforme de l'enseignement entreprise par le gouvernement Berlusconi - une réforme qui ressemble à s'y méprendre à celle de Darcos dans les lycées. À cette occasion plusieurs quotidiens italiens ont interviewé Francesco Cossiga, ancien ministre de l'intérieur et ancien président de la République. Avec sa franchise méritoire, l'onorevole Cossiga a expliqué une fois de plus ce qu'était la démocratie dans les pays capitalistes. Qu'il soit ici chaleureusement remercié pour cette excellente leçon.


Nous republions le texte de la terrifiante interview que Francesco Cossiga a donnée à quelques quotidiens nationaux.  Cossiga comme ministre de l’intérieur dans les années 1976-1978 conduisit la répression impitoyable du mouvement et son action pendant cette période, dans des circonstances entourées d’un impénétrable mur du silence, sur les faits les plus tragiques et obscures de l’histoire récente de la république : Gladio, P2, le meurtre de Giorgiana Masi. Comme ex-président de la république il siège encore au Parlement comme sénateur à vie. (Présentation par la rédaction de la revue Micromega)


Interview de Andrea Cangini, Quotidiano Nazionale (Il Giorno /Resto del Carlino/La Nazione), 23 ottobre 2008
 

Président Cossiga, pensez-vous qu’en menaçant d’utiliser la force publique contre les étudiants Berlusconi ait exagéré?
«Ça dépend, s’il croit être  le président du conseil d’un État fort, il a très bien fait. Mais puisque l’Italie est un État faible, et que dans l’opposition il n’y a plus le granitique PCI mais l’évanescent PD, je crains que les paroles ne soient pas suivies par les faits et que donc Berlusconi doive faire la grimace. »

Quels faits devraient suivre?
«Maroni devrait faire ce que j’ai fait quand j’étais ministre de l’Intérieur. »

C’est-à-dire?
«En premier lieu, faire sembler de céder devant les lycéens, parce que pensez à ce qui arriverait si un jeune était tué ou restait gravement blessé … »

Les universitaires, au contraire ?
«Laisser laire. Retirer les forces de police des rues et des universités, infiltrer le mouvement avec des agents provocateurs prêts à tout et laisser pendant une dizaine de jours les manifestants dévaster les commerces, mettre le feu aux autos et mettre les villes à feu et à sang. »

Et après?
«Après, fort du consensus populaire, le son des sirènes des ambulances devra surpasser celui des voitures de police et des carabiniers. »

Dans quel sens ...
Dans le sens que les forces de l’ordre ne devraient avoir aucune pitié et les envoyer tous à l’hôpital. Ne pas les arrêter, il y a tant de magistrats qui les remettraient tout de suite en liberté ! mais les frapper et frapper aussi les enseignants qui fomentent les troubles. »

Même les enseignants ?
« Surtout les enseignants»

Président, ce que vous dites est un paradoxe, non?
«Je ne dis pas les anciens, certes, mais les jeunes maîtres, oui. Se rend-on compte de la gravité de ce qui est en train de se passer ? Il y a des enseignants qui endoctrinent les enfants et les font descendre dans la rue : une attitude criminelle ! »

Et vous-rendez vous compte de qui se dira en Europe après une affaire de ce genre? « L’Italie retourne au fascisme” dira-t-on.
«Franchement, c’est la recette de la démocratie : éteindre les flammes avant qu’elles ne deviennent un incendie.»

Quel incendie?

«Je n’exagère pas. Je crois vraiment que le terrorisme revient pour ensanglanter les rues de ce pays. Et je ne voudrais pas qu’on oublie que les Brigades Rouges ne sont pas nées dans les usines mais dans les universités. Et que les slogans dont ils usaient ils les avaient testés auparavant dans le mouvement étudiant et la gauche syndicale. »

Il est donc possible que l’histoire se répète?
«Non, ce n’est pas possible, c’est probable. Pour celà, je dis: n’oublions pas que les BR sont nées parce que le feu n’a pas été éteint à temps.s

Le PD de Veltroni est du côté des manifestants.
«Mais regardez, franchement, moi, Veltroni qui descend dans la rue avec le risque de se prendre des coups, moi je ne le cois pas. Je le vois mieux dans un club réservé de Chicago à applaudir Obama…»

Il n’ira pas dans la rue avec un bâton, certes, mais politiquement…
«Politiquement, il est en train de faire la même erreur qu’a faite le PCI au début de la contestation : il appuie le mouvement en se donnant l’illusion de le contrôler, mais quand, comme c’est logique, ils seront à leur tour dans le collimateur, ils changeront radicalement de registre. Ce qu’on a appelé la ligne de fermeté appliquée par Andreotti, Zacccagnini et moi-même, c’est Berlinguer qui la voulait… Mais aujourd’hui, c’est le PD, un ectoplasme dirigé par un ectoplasme. Et même pour cela, Berlusconi ferait bien d’être plus prudent.»

(31 octobre 2008).

MEURTRE DE CLÉMENT MÉRIC (COMMUNIQUÉ DES JRCF)

Le mercredi 5 juin 2013, à Paris, un militant antifasciste et syndicaliste étudiant, Clément Méric, est mort. Il a succombé sous les coups d’une bande fasciste.

 

Les JRCF saluent la mémoire de ce jeune militant, et assurent sa famille, ses camarades et ses amis, de leur plus profonde et sincère sympathie.

 

Depuis des mois, notre organisation met en garde contre la fascisation qui s’accélère dans notre pays. Banalisation des discours racistes et homophobes, criminalisation du communisme et des luttes sociales, mises en place de politiques austéritaires et « sécuritaires » (pour qui ?) : voilà ce qu’offrent au peuple de France UMP comme PS. Et ces belles âmes feignent ensuite de s’étonner de l’apparition de « groupuscules violents » !

 

Qui prétend combattre le fascisme doit s’attaquer aux causes de celui-ci. La politique de l’Union européenne, servilement mise en place par nos gouvernements, en démolissant les conquêtes sociales et l’indépendance nationale, ouvre un boulevard à tous les groupes fascistes, qu’ils se parent de tatouages nazis ou de vernis bleu marine.

 

En tant que combattants antifascistes, inspirés par d’autres combattants antifascistes d’heures encore plus sombres de notre histoire, nous continuerons la lutte de Clément. Nous ne céderons pas devant le crime. Organisons la riposte qui s’impose, de classe, de masse.

 

Ni oubli ni pardon !

Clément Méric, présent !

 

 

 

Jeunes pour la Renaissance Communiste en France, le 6 juin 2013.

ET MAINTENANT ILS TIRENT !

 

 

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Vendredi 17 janvier avait lieu à Clermont-Ferrand un concert de soutien aux personnes sans papiers, organisé par RESF (Réseau Éducation Sans Frontières), RUSF (Réseau Universités Sans Frontières) et l’Hôtel des Vil-e-s (association locale). Vers 23h, plusieurs individus sont arrivés en voiture, un homme en est sorti et a commencé à tirer sur les personnesrassemblées devant la salle, avec ce qui semblerait être un fusil à canon scié. Deux personnes ont été touchées et emmenées aux urgences par les pompiers.

Heureusement, leur état n’est pas critique.


L’identité des agresseurs est depuis certifiée, et leur appartenance à l’extrême-droite clermontoise ne fait aucun doute.

 

 

Le PRCF appelle à riposter à cette agression.

 

 

Il est significatif qu'aucun écho médiatique n'ait été donné à un événement d'une telle gravité. Il y a quelques jours, à Grenoble, les « forces de l’ordre » avaient grièvement blessé un sapeur-pompier qui manifestait pacifiquement.

Tout cela s’opère dans un climat précis : celui du démontage de la Sécu et de la République une, laïque et indivisible, par François Hollande, un président cyniquement social-maastrichtien que soutiennent désormais l’UE, Merkel, le MEDEF et l’UMP.

Tout cela a pour arrière-plan politique un « président normal » qui somme ses ministres degouverner par décret, une haute hiérarchie catholique qui humilie les chrétiens laïques et progressistes en organisant manif réac sur manif réac, une UMP qui, par la voix de Copé, déclare qu’elle prendra appui sur l’article 16 si elle parvient au pouvoir (c’est-à-dire que la France deviendra, légalement, une dictature sous état d’exception).

Quant à Gattaz, président du MEDEF, c’est l’homme qui déclare ouvertement que les syndicats sont devenus « nuisibles » au 21ème siècle, qu’il faut « supprimer les communes et les départements », et dont les sections régionales, notamment en Bretagne, travaillent arrogamment à l’éclatement de la France et à sa satellisation par l’Europe allemande.

Que faut-il encore pour constater ensemble la fascisation, ou mieux, l’euro-fascisation de notre pays quand par ailleurs, pour satisfaire son « besoin d’aire » à l’Est, l’Europe atlantique soutient les fauteurs ukrainiens de guerre civile qui se regroupent derrière des partis ouvertement antisémites et néonazis ?

Nous dénonçons depuis des mois la fascisation de notre pays et de l'UE. Ce n'est pas quand le fascisme est en place qu'il faut réagir, c'est quand le grand capital (et ses partis) préparent le terrain au fascisme : c'est cela la fascisation. Et il faut en avoir conscience et la combattre.Nous appelons en particulier les organisations marxistes qui mégotent encore sur le mot « fascisation » à réviser très vite leur attitude, à cesser de confondre fascisme et fascisation, fascisation et lepénisation (laquelle n’est qu’un aspect de la question) : pour de véritables matérialistes, les théories prise en défaut doivent toujours céder devant les faits.

Or comment ne pas constater les violations de plus en plus graves des libertés démocratiques, la montée des fascismes dans toute l'Europe sur fond de fascisation des démocraties bourgeoises de plus en plus fliquées et répressives ?

La vraie réponse de fond est de construire un Front Antifasciste, populaire, progressiste et patriotique (FRAPP !) pour combattre la fascisation et le fascisme. Prenons appui pour cela sur les valeurs immortelles du C.N.R. pour fédérer notre peuple, l’arracher à l’étreinte mortelle de l’U.E., isoler l’extrême droite ET le MEDEF, mettre les communistes franchement anti-UE en position de fédérer les républicains véritables et d’engager une véritable rupture progressiste, seule voie réaliste et rassembleuse pour rouvrir la voie du socialisme dans notre pays. Il y va de l’avenir du mouvement ouvrier et populaire, de la Nation et de la République.

 

 

Communiqué du Secrétariat du PRCF

24 janvier 2014.

AGRESSION FASCISTE À AIX-EN-PROVENCE

Agression fasciste à Aix-en-Provence

Jeudi 23 octobre un groupe d'extrême-droite a attaqué, dans leurs locaux, nos camarades du MJCF d'Aix-en-Provence.


Après avoir frappé les militants et dégradé les locaux, les nervis ont courageusement pris la fuite aux cris d' « À bas la République ! ».

Les Jeunes pour la Renaissance Communiste en France expriment toute leur solidarité de combat à leurs camarades du MJCF.

Il y a deux ans, nos camarades du MJCF de Fontaine étaient victimes du même type d'agression, à Grenoble. Dans notre communiqué, nous écrivions ces lignes qui n'ont, hélas, pas pris une ride :

« Cette agression s'inscrit dans un dangereux processus de fascisation qui se développe dans notre pays. La droite tient un discours fascisant (Sarkozy, Copé ,etc.) et c'est une UM’Pen qui se constitue sous nos yeux. La « gauche » social-démocrate et euro-constructive se couche devant les exigences du grand capital, inféodée qu’elle est au MEDEF et à l'Union européenne du capital. »

Nous renouvelons aujourd'hui l'appel à l'unité que nous avions lancé alors : nous proposons aux JC qui le souhaitent de nous rencontrer partout où cela est possible, sans conditions, pour envisager ensemble des actions communes antifascistes, anti-impérialistes, contre les guerres et menaces de guerre, pour la défense de la paix.

Ils ne passeront pas !


JRCF
Octobre 20
14

NON A LA FASCISATION RAMPANTE EN EUROPE ET EN FRANCE ! MANIFESTATIONS EN HOMMAGE À RÉMI FRAISSE

NON A LA FASCISATION RAMPANTE EN EUROPE ET EN FRANCE ! Manifestations en hommage à RÉMI FRAISSE

Dans toutes les villes de France ont lieu des manifestations en hommage au jeune homme de 21 ans qui a été tué par un tir de grenade offensive lancée par les gendarmes mobiles lors d’une manifestation contre le projet d’un barrage à Sivens.

Dans deux d’entre elles, Nantes et Toulouse, des incidents ont éclaté entre police et manifestants.

Une campagne médiatico-politique a été immédiatement lancée sur toutes les chaînes de télé et sur les ondes : « guérilla urbaine », « déchaînement de violence », « groupes ultra-violents à l’action » et autres délires propagandistes.

Lorsque des adhérents droitiers de la FNSEA incendient, détruisent au mépris de tout, lorsque les Bonnets « rouges » du MEDEF cassent une préfecture ou des portiques, lorsque des milliers d’ouvriers, de salariés sont jetés à la rue par des patrons-voyous qui licencient pour gagner des milliards en plus, aucune indignation contre les violences et même souvent une indulgence compréhensive quand ce n’est pas la capitulation pure et simple devant les casseurs.

En revanche lorsque des ouvriers excédés retiennent un patron quelques heures dans son bureau, la haine versaillaise contre « ces odieux actes de violence inadmissible » déferlent dans les médias, y compris et d’abord ceux de la fausse gauche – les Libé, «l’Obs », etc. – , lorsque des travailleurs sont en grève pour leurs salaires ou pour défendre le services public, les reportages et les commentaires dénoncent « les prises d’otages ».

Manipulations, mensonges, deux poids-deux mesures voilà ce que sont ces réactions orchestrées par les pouvoirs en place.

On s’agenouille devant un grand patron licencieur et tellement patriote que sa société ne paye pas d’impôts en France et qui est mort dans un tragique accident ; mais on (= le pouvoir PS) ne dit pas un mot pendant 48 heures après qu’un jeune de 21 ans ait été tué par une grenade lancée par les forces de répression, équipée de tasers, de flash ball (balles en caoutchouc mais en français ça fait facho, en anglais ça passe!) et d’autres armes potentiellement létales légalisées par Sarkozy et entérinées par son successeur « socialiste » Manuel Valls !

« Violence inacceptable ! », s’écrie Valls, qui n’a désormais plus d’ennemis qu’à gauche. De quoi parle-t-il ? De la mort de Rémi Fraisse ? Non, d’un tag et d’une vitrine brisée. Gestes imbéciles et contre-productifs, dont on peut légitimement se demander qui inspire leurs auteurs : la provocation policière cela existe !

Reste que la violence, la vraie, la dure, celle qui touche des millions de nos concitoyens frappés par le chômage et la misère, la violence qui détruit des vies par milliers, c’est celle que déchaîne le capitalisme, avec ses gardes prétoriennes policières et ses méprisables chiens de garde médiatiques.

Nous, communistes, c’est la riposte de classe et de masse que nous privilégions contre la fascisation de notre vie politique, contre les violences policières, contre la criminalisation de toute contestation du capitalisme, de l’Union Européenne, de l’OTAN.

C’est pourquoi le PRCF et sa commission Jeunesse appellent à manifester et participer, comme cela se passe dans la quasi totalité des villes de France, avec détermination et sans provocation, aux hommage à Rémi Fraisse.

QUELQUE CHOSE DE NAUSÉABOND VIENT DE POLOGNE...

Quelque chose de nauséabond vient de Pologne...

« Qui publiquement fait la propagande pour un système fasciste ou autre totalitaire et appelle à la haine du fait de différences nationales, ethniques, raciales ou liées à la religion sera puni d’une amende, de limitation ou de privation de liberté jusqu’à deux ans. »

Article 256 du Code pénal polonais.

C’est sur la base de cet article que la justice polonaise a jugé nos camarades du Parti communiste de Pologne, amalgamant une fois de plus le fascisme et le communisme !

En effet 4 camarades du KPP ont été poursuivis pour la publication d’un article de la jeune Beata Karon dans le journal de leur organisation, l’Aurore, et pour sa publication sur leur site internet. Cet article disponible en français, n’a rien de choquant, il n’est ni raciste, ni sexiste, n’appelle pas au terrorisme, ni même à la révolution, il ne fait que rappeler certains bienfaits de la Pologne communiste (sur le plan économique). Mais visiblement c’en est déjà trop pour l’accusation qui considère que l’article fait la promotion de valeurs contraires à la démocratie. Ce procès fut une farce car les juges ont agi selon une procédure spéciale qui permet de statuer sur certains délits, quand « la culpabilité de l’accusé ne fait pas de doute », sans permettre un véritable droit de la défense à l’accusation, ce qui est contraire aux principes essentiels de la démocratie bourgeoise ! Résultat : certains camarades ont été condamnés à de la prison, et tout ça pour avoir poursuivi leur activité statutaire !

Et de l’autre côté les fascistes ne sont pas inquiétés : ils peuvent comme le Rassemblement national radical manifester de Bialystok en 2016 pour les 82 ans de leur fondation, porter des étendards avec les symboles de la phalange et appeler à liquider leurs ennemis politiques sans être inquiétés ! Un tribunal peut relaxer un homme faisant commerce de tee-shirts racistes ! Le ministère de la défense peut programmer d’armer les fascistes en les intégrant à la nouvelle structure de défense du territoire cela ne choque personne ! Le ministère de la justice peut suspendre l’exécution du jugement d’un nationaliste condamné pour agression sur un policier, là encore l’article 256 n’est pas appliqué ! 60000 fascistes Polonais peuvent défiler le 11 novembre dernier en appelant à un nouvel holocauste et pour une Europe blanche, mais là encore aucune poursuite.

L’article 256 ne servirait-il pas seulement à condamner les communistes ? La réponse est oui.

La camarade Beata Karon en compagnie de Georges Gastaud à la Fête de l'Humanité en 2016

Ce fascisme très influencé par l’Eglise catholique peut faire ce qu’il veut en toute impunité, les communistes écrivent un article à caractère scientifique et c’est la prison qui les attend.

Il faut dire qu’avec l’arrivée au gouvernement du parti (mal-nommé) « Droit et Justice » ils se sentent pousser des ailes ! Celui-ci n’a de cesse de mener à terme sa politique de « décommunisation » totale de la Pologne avec l’aide de l’Institut de mémoire nationale* : noms des rues qui doivent être changés (comme le rond-point Edward Gierek à Sosnowiec en Haute-Silésie), les monuments en hommage aux combattants de l’armée rouge et aux Polonais engagés dans les Brigades rouges, et même son intention de détruire la forêt de Bialowieza, plus vielle forêt d’Europe et qui fut protégée sous la période socialiste. Bien sûr cela rencontre une résistance de la part de populations qui sont loin d’être toutes communistes !

Heureusement certaines « bonnes âmes » bourgeoises se sont réveillées et ont protesté quand elles ont entendu parler du projet du PiS de réformer la justice pour que celle-ci soit sous tutelle de l’exécutif. Ce qui voudrait dire deux choses : 1) la violation du principe constitutionnel commun à toute démocratie bourgeoise de la séparation du pouvoir, 2) la mise en place d’une dictature, car toute dictature commence par mettre la justice au pas !

Et vous savez quoi ? Les plus zélés partisans de la réforme invoquent la nécessité de la réforme pour abattre la caste judiciaire composée d’anciens membres de l’élite communiste…

Dénonçons l’hypocrisie de l’Union Européenne sur ce sujet. Elle a activé l’article 7 du Traité sur l’Union européenne (qui permet d’exclure un membre qui contreviendrait à des principes essentiels de l’Union, comme la démocratie), mais en disant qu’au bout de trois mois si la Pologne se tient bien, elle sera prête à réviser sa position. Première hypocrisie, pour des défenseurs acharnés de la démocratie on peut les trouver bien tendres. Pas de sanction économique, pas de menace permanente de la Commission envers le pouvoir polonais. On se prend à refuser que du jour au lendemain le PiS annonce son intention de ne pas payer sa dette et de ne pas respecter les règles budgétaires de Bruxelles, on verrait sans doute nos défenseurs aussi acharnés qu’ils l’ont été avec la Grèce. Deuxième hypocrisie, pour accueillir les sanctions définitives contre la Pologne (son exclusion), il faut l’unanimité des Etats-membres. La Hongrie, elle aussi soumise à une procédure par l’article 7, n’est pas interdite de vote dans l’affaire concernant la Pologne, ce qui lui permettra d’empêcher les sanctions. Et qui donc pense réellement qu’un partenaire économique de la Pologne comme l’Allemagne votera l’exclusion ?  

Rappelons qu’en Pologne actuellement, depuis la chute du communisme, une partie de sa main d’œuvre s’est expatriée, beaucoup de jeunes voyant leurs conditions précaires songent à s’expatrier, que son économie a été grandement affectée voire détruite par les privatisations (rappelées justement par Beata Karon dans l’article incriminé), dont la plupart de l’industrie et du capital financier est contrôlée par le capital international, qu’elle est le terrain de jeu de l’impérialisme américain dans sa guerre contre la Russie (les nombreux entrainements de l’OTAN en sont la démonstration) et que les pouvoirs successifs ont interdit (ou tentent de le faire) dans tous les cas de figure le droit à l’avortement, précarisant ainsi de nombreuses femmes qui y ont recours.

Le 27 septembre nous organisons une manifestation devant l’ambassade de Pologne à Paris pour demander la relaxe de nos camarades polonais. C’est par devoir internationaliste que nous faisons ça. C’est aussi parce que nous n’aimons guère les fascistes en France que nous les détestons chez les autres.

Tous ensemble contre la répression anticommuniste en Pologne et contre le fascisme !

27 janvier à 14 h 30

1 Rue de Talleyrand, 75007 Paris, France

 

Tristan-JRCF

 

Rajouts :

-Au départ il y avait seulement trois accusés, mais maintenant il n'y en a plus que deux, l'un des accusés étant décédé depuis.

-Le procès des camarades se déroulera le 1er février. 

 

*Imaginé en 1997 par la droite dans de cadre de la purge de ceux qui avaient eu des responsabilités sous le communisme, cette institution fait des recommandations sur les monuments qui doivent être supprimés et sur les rues qui doivent être débaptisées. Elle dispose d’un pouvoir et d’un budget important, et elle travaille directement sous les ordres du président et du premier ministre polonais.

FACE A L'EXTREME-DROITE, RETROUVONS NOS COULEURS !

On l'a vu il y a encore une semaine, en réponse à l'agression fasciste au sein de l'université de droit de Montpellier, une mobilisation anti-fasciste d'étudiants, de militants de gauche et de syndicalistes s'est tenue pour contrer le projet de rassemblement de l'extrême-droite locale et identitaire (La ligue du midi) et l'instrumentalisation qui allait être faite par cette dernière du sacrifice héroïque du lieutenant-colonel Beltrame.
 

Je souhaites à propos de cette mobilisation relever ici un point, qui est malheureusement récurrent lors de ces face-à-faces, et qui découle largement des dernières années d'effondrement idéologique de la gauche dans sa globalité (dû avant tout à l'auto-effondrement idéologique du PCF).

C'est cette abondance de drapeaux tricolores et de chant de la Marseillaise dans le camp de l'extrême-droite, et leur ABSENCE TOTALE dans le camp anti-fasciste. 

 

Il semble qu'il soit encore nécessaire de rappeler pourquoi ce chant qu'est la Marseillaise et pourquoi ce drapeau tricolore n'appartiennent nullement à l'extrême-droite et sont aujourd'hui USURPES par cette dernière.

 

S'il est un chant révolutionnaire parmi les chants révolutionnaires, c'est bien de la Marseillaise qu'il s'agit. Chant certes guerrier, il animera les volontaires fédérés républicains de l'armée du Rhin, puis de toute la France, partis pour combattre les armées de la noblesse européenne et pour défendre la révolution. Ce chant est, osons le dire, le chant précurseur de l'Internationale qui sera même écrite sur l'air de la Marseillaise. Il sera chanté par les révolutionnaires du monde entier, sur les barricades parisiennes de 1848 et 1871 ainsi qu'en 1936, dans les rues de Petrograd en 1917, lors de la grande marche de Mao et des révolutionnaires chinois, au Vietnam... Les exemples ne manquent pas !

Il est deux chants au monde qui furent traduit et/ou chanté dans quasiment toutes les langues, l'Internationale et la Marseillaise. 

 

Je suis obligé ici de faire une précision que l'on ne saisit plus tellement. Le «sang impur», tout à l'inverse d'être le sang des étrangers, est celui du peuple qui part combattre et se sacrifier pour la liberté. Il suffit de lire la totalité des couplets de la Marseillaise pour comprendre qu'il ne s'agit absolument pas d'un chant raciste, tourné contre les étrangers. Bien au contraire, la Marseillaise est un chant purement patriotique et internationaliste, tourné contre les privilèges de la noblesse européenne et contre les chaînes qu'elle maintient aux pieds des peuples qu'elle tient en esclavage.

 

Lors de la révolution française apparaît également le drapeau tricolore. Ces trois couleurs auront représenté, durant toute la révolution, le peuple révolutionnaire et la nation républicaine. S'il fut, tout au long de son histoire, bafoué, piétiné et sali par les impérialistes, les colonialistes et les vichystes, le peuple français lui ne l'a jamais abandonné et le reconnaît toujours comme son drapeau.

Pourquoi alors le presque bannir de nos rassemblements à cause de quelques enragés, amateurs de reconstitution de guérilla urbaine et de K-Way noirs bon marché ?

Ce drapeau, bien qu'usurpé par différents pouvoirs réactionnaires durant des décennies, est celui que défendirent les partisans anti-fascistes sous l'occupation, celui que les communards et, plus tard le PCF de Thorez, rallièrent au drapeau rouge de l'internationalisme prolétarien, celui de la République contre la réaction monarchiste.

 

La Marseillaise et le drapeau tricolore ont toute leur place aux côtés du drapeau rouge, orné du symbole communiste, et de l'Internationale et, d'autant plus quand il s'agit d'affronter des rassemblements d'extrême-droites, il nous faut arracher à celle-ci le monopole de ces symboles hautement révolutionnaires et populaires ! 

Alors n'hésitons plus, CONTRE la réaction et les fascismes, chantons l'Internationale ET la

 

Marseillaise, hissons les drapeaux ROUGES ET TRICOLORES !

 

DE STAËRCK Gilliatt

Responsable national JRCF

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