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JRCF

[COMPTE-RENDU JRCF] Sauver la bourse du travail de Villejuif

[COMPTE-RENDU JRCF] Sauver la bourse du travail de Villejuif

Un de nos camarades des JRCF a pu se rendre à la manifestation organisée par les syndicats pour sauver la bourse du travail de Villejuif. Rappelons un peu les faits : depuis 2015, le maire LR de la ville, Franck Le Bohellec, cherche à faire fermer ce bâtiment pour pouvoir le raser, d’une part pour faire de la spéculation immobilière et d’autre part pour faire taire les syndicats, selon ces derniers. Grâce à un forte mobilisation, cette expulsion avait pu être empêchée, mais le maire est revenu à la charge cette année début août, sans que les syndicalistes aient pu se concerter. Le tribunal administratif de Melun a donné raison au maire et donne aux syndicats jusqu’au 10 septembre pour prendre le large, sous peine d’une astreinte de 200 euros par jours de retard, ainsi que le paiement de 2000 euros à titre de frais de justice. Les organisations ont appelé le 1er septembre à une manifestation à la bourse du travail de Villejuif.

 

Le 1er septembre je me suis donc rendu à la manifestation organisée par divers syndicats, comme la CGT 94, FO 94, Solidaires et la CFDT. La FSU a aussi appelé à l’évènement, mais peu de ses membres étaient présent à cause de la rentrée prochaine. On notait la présence de représentants de l’UNEF 94, participant à la manifestation, rappelant pleinement, lors de leur tour de parole, l’enjeux de cette bourse : nous, les jeunes, sommes les salariés de demain et avons le devoir de se battre pour ne pas avoir une situation pire que celle de nos parents. Des élus communistes de la ville et des membres de la section de Villejuif était présent au côté des syndicalistes pour montrer leur soutien, ainsi que des membres du PARDEM 94 qui distribuait leur tract. L’avocat des syndicats rappela la situation juridique, dont malheureusement je ne me souviens pas, mis à part que les organisations vont devoir faire un recours au Conseil d’Etat, les autres recours ayant été déjà utilisé et cela malgré l’incertitude sur le juge compétent pour statuer sur l’affaire – judiciaire ou administratif ? La bourse du travail c’est du domaine privé ou public ?

Aux alentours de 13 h 30 nous avons enfin décollé pour nous rendre à la mairie, afin d’avoir un entretien avec le maire, obligé de s’expliquer grâce la pression de la foule. 

Arrivé à la mairie, nous tentons de pénétrer dans le bâtiment par une porte mais celle-ci est fermée à clé. Nous profitons donc que le hall en reconstruction soit ouvert pour monter dans les étages voir le maire. Première étage, les manifestants toquent aux portes des bureaux de la municipalité et prennent  le contrôle du bureau de maire. Seulement, il n’est pas là. Et vraiment nous allons avoir des infos contradictoires : une fois il est caché dans un bureau pas loin, une autre il a pu sortir et s’est tiré. Au final, on saura après coups qu’il était caché dans le bureau de son directeur de cabinet. Chose la plus étrange, malgré l’absence du maire, j’ai pu voir tout de même du remous car on demandait la présence d’un représentant de chaque organisations (qui on ? je ne sais pas, le maire étant planqué). Pendant ce temps-là un gamin s’amusait avec son drapeau CGT, qu’il tenait fermement – le renouveau de la classe ouvrière !

Je fini par descendre dans la cour et j’ai pu assister à une bien étrange scène. En effet, je regardais ailleurs et la minute d’après un élu se retrouve sur le sol. Un élu non communiste, j’imagine plus ou moins proche des idées du maire (en tout cas pas des manifestants), habillé en costard cravate. Je précise que je n’ai rien entendu qui puisse faire penser à ce qu’on ait pu frapper cet élu. Au contraire, les manifestants –qui, juste un peu avant discutaient avec lui- ce sont mis immédiatement à lui porter secours, et se sont pousser d’eux même quand est arrivée la police. L’une des policières s’est tourné vers les manifestants (en particulier Benjamin Amar, présent lui aussi) en leur disant « c’est honteux », comme-ci c’était eux les responsables, alors que l’élu a visiblement fait un malaise.

C’est au moment où les pompiers sont arrivés pour transporter l’élu que je suis parti. Une cinquantaine de manifestants ont continué à occuper la mairie jusqu’aux alentours de 18h 30, la police les chassant manu militari – mais sans grande violence- de là.

La municipalité aurait annoncé porter plainte et être dans l’obligation de solliciter un huissier de justice pour faire constater les dégâts au frais du contribuable.

L’attaque contre la bourse du travail n’est encore qu’une attaque contre les droits des salariés, contre toute opposition au système capitaliste. Ainsi on cherche à empêcher les salariés d’avoir accès à un certain nombre de services disponibles dans une bourse du travail, un salarié n’ayant pas conscience de ses droits et de ses moyens de lutter contre la mainmise de son employeur. Ne nous trompons pas, avec Macron c’est un avenir glauque et déprimant pour les prolétaires, souriant et épatant pour la bourgeoisie, que l’on nous promet, les ordonnances du gouvernement ayant pour but de nous ramener carrément avant 36 en termes de droit social. Il ya fort à parier que c’est à cause de ce genre de situation que le maire de Villejuif se sent pousser des ailes et se permet de se comporter ainsi. Encore une fois ce n’est que le retour -si elle était partie- de la lutte des classes et il est temps que nous ripostions avec la même énergie qu’ils nous attaquent. Ainsi nous appelons tout le monde, travailleurs, chômeurs, étudiants et progressistes dans la rue le 12 septembre et à continuer les mobilisations jusqu’au départ de ce gouvernement illégitime !

[COMPTE-RENDU JRCF] Sauver la bourse du travail de Villejuif
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