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JRCF

Résultats des élections régionales 2015 : un résultat très préocuppant, un sursaut franchement communiste, franchement antifasciste, patriotique et populaire s’impose !

Résultats des élections régionales 2015 : un résultat très préocuppant, un sursaut franchement communiste, franchement antifasciste, patriotique et populaire s’impose !

UN RÉSULTAT TRÈS PRÉOCCUPANT, UN SURSAUT FRANCHEMENT COMMUNISTE, ANTIFASCISTE, PATRIOTIQUE ET POPULAIRE S’IMPOSE

  • Une manifestation nationale, des manifestations régionales, départementales anti-FN, anti-UMP, anti-Valls/MEDEF, anti-OTAN, anti-U.E. maastrichtienne, pour la République sociale et souveraine, laïque, une et indivisible, populaire et démocratique, pacifique et fraternelle, sont urgentes.
  • Travaillons aussi à la mise en place d’une table ronde nationale de tous ceux qui veulent, par la voie progressiste (nationalisations, progrès social, produire en France, services publics, protection sociale, etc.) combattre la fascisation et la lepénisation tout en appelant la France à sortir de l’UE atlantique et de sa politique de mort.

Sur le plan politique – qui ne se réduit nullement aux résultats électoraux bruts – les résultats du second tour des élections régionales confirment hélas, en réalité, les résultats du premier tour, même s’il faut noter une diminution des abstentions et si le FN n’accède pas au pouvoir régional. Ceux qui seraient rassurés par ce résultat se tromperaient profondément, la dynamique FN est ancrée. Dans certaines circonscriptions ouvrières le FN passe les 40, voire les 50% des exprimés, et les conditions de sa dynamique, qui tiennent à la politique antipopulaire, antinationale, guerrière et liberticide menée dans notre pays par les « socialistes » et par les « républicains », tantôt ensemble, tantôt séparément, sous l’égide de la « construction » européenne et atlantique, sont plus que jamais en place : par conséquent, on ne fera pas reculer le FN sans combattre cette politique et cette prétendue « construction européenne» qui casse la nation, la République et les acquis sociaux.

Au-delà des positions électorales, il apparaît de plus en plus que le FN est l’aile marchante et la plus visible d’une fascisation qui est un processus de fond de la société capitaliste et qui accompagne ce viol brutal de Marianne qu’est en permanence la « construction » européenne destructive du produire en France, des acquis sociaux, de la République une, laïque et indivisible, de la langue nationale (évincée au profit du tout-anglais), des libertés démocratiques et de la souveraineté du pays. A l’arrière-plan de la lepénisation et de la fascisation, la marche obstinée des gouvernements de droite et socialistes successifs à l’État policier, au viol de la correspondance privée, à la surveillance générale – sinon des terroristes – du moins des syndicalistes de classe et des opposants radicaux, sans oublier la mise en place d’un état d'urgence à rallonge et la constitutionnalisation prochaine de dispositifs franchement dictatoriaux qu’une éventuelle présidence Le Pen n’aura qu’à utiliser le moment venu. A l’arrière-plan de ce processus de fascisation et d’ultra-droitisation se trouve aussi la criminalisation incessante, non seulement du communisme historique, mais de l’histoire communiste française, voire de la Révolution française dans sa phase authentiquement populaire et jacobine. A l’arrière-plan également, la mise en place du très dictatorial Empire européen sous hégémonie berlinoise avec, comme dernière mesure violatrice des souverainetés nationales, la mise en place d’un corps de garde-frontière européen apte à intervenir en ignorant l’avis des pays « périphériques » de la Grande Europe, la Grèce au premier chef. A l’arrière-plan, la marche à la mondialisation de l’état de guerre, la politique de chaos pratiquée par l’impérialisme avec l’appui du gouvernement Hollande-Fabius, la destruction des États-nations, l’alliance systématique des États impérialistes dont la France sarko-hollandienne avec les forces les plus barbares du moment, du gouvernement pronazi d’Ukraine aux islamistes dressés contre l’État laïque syrien en passant par la servilité affichée de Hollande envers les dangereux et irresponsables gouvernements turc, saoudien, israélien, qatari…

La décision du PS de se retirer au second tour pour favoriser les prétendus « républicains » (lire « Republicans », à l’américaine) est à la fois une honte et un piège politique tendu aux forces progressistes. Non pas qu’il y eût rien de bon à attendre du PS mitterrando-jospino-hollando-vallso-macronien, qui a déjà donné 10 000 preuves de servilité à l’égard du grand patronat, de l’UE et de l’OTAN et dont la politique félonne à l’égard du monde du travail est une cause majeure de la montée du FN et du retour de la droite sarkozyste de plus en plus anti-chômeurs, anti-fonctionnaire, antisyndicale, anti-immigrés et de plus en plus enragée contre les conquêtes du Conseil National de la Résistance : Code du travail, conventions collectives, statuts publics, Sécurité sociale, retraites par répartition, etc.. Mais il est scandaleux de laisser entendre, pour des raisons politiciennes minables (Hollande espérant être réélu dans le cadre d’un second tour où il serait confronté à Le Pen et où il solliciterait un « retour d’ascenseur » des « republicans ») que l’UMPS maastrichtienne, voire que l’UMP tout court, pourrait être un « barrage antifasciste » à la Le Pen alors que les Estrosi, Ciotti, Luca, et Sarkozy lui-même n’ont rien à envier aux lepénistes en matière d’anticommunisme, de xénophobie d’Etat, d’esprit répressif et de haine de la gauche. Toute une partie de la gauche « radicale », y compris certains « marxistes-léninistes », feraient bien de se souvenir qu’en Allemagne, Hindenburg n’a pas fait barrage à Hitler, bien au contraire ; il faut comprendre à temps qu’un Sarkozy réélu président face à Le Pen (ou l’inverse) n’hésiterait pas une seconde s’il le fallait à gouverner avec les députés lepénistes (ou l’inverse) pour appliquer un programme violemment thatchérien que réclame le MEDEF et l’UE. Qui ne voit en outre que toute une partie de la social-démocratie, Valls et Macron en tête, veulent se servir des régionales pour favoriser l’émergence publique d’une force « UMPS » officielle… qui ne ferait que renforcer le FN en justifiant sa propagande.

Le PRCF s’honore de n’avoir pas cédé à cette manipulation politique. En défendant à la fois le drapeau rouge des travailleurs et le drapeau tricolore de la Nation, le PRCF appelle à briser la tenaille de mort qui enserre le peuple français et qui conduit inexorablement le clan Le Pen au pouvoir avec d’un côté, les partisans de l’euro-dissolution maastrichtienne de la France et de l’autre, un FN xénophobe et liberticide, avec lequel flirte Sarkozy et qui du reste, affiche de plus en plus ouvertement son ralliement à l’U.E.

Quant au PCF-PGE, sa politique illisible de compromission tous azimuts, son ancrage suicidaire dans le « parti de la gauche européenne » et la « construction » européenne, sa satellisation permanente par le PS, lui-même de plus en plus suiviste par rapport aux « républicains » et au MEDEF, son appui parlementaire à l’état d’urgence à rallonge et liberticide, son soutien au rallié de l’euro-austérité qu’est Tsipras, son « dialogue » avec le MEDEF, ne peuvent qu’aggraver le trouble de ses militants les plus conscients auxquels il convient de s’adresser fraternellement pour les appeler à renforcer le PRCF, la seule force communiste agissant nationalement en pleine indépendance organisationnelle par rapport au PCF-PGE ; dans l’immédiat, il faut relancer fortement l’idée et les initiatives d’une convergence d’action communiste appelant à sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme par la voie progressiste et dans la direction du socialisme. De plus en plus il apparaît que le PCF n’est objectivement rien de plus qu’une variable d’ajustement électoral pour le PS et que la ligne des dirigeants du PCF-PGE n’aboutit à rien d’autre qu’à aider le PS à sauver les meubles sans laisser aucun espace décent aux forces euro-« communistes ».

Il faut également prendre au sérieux la percée très préoccupante d’une liste nationaliste en Corse. N’oublions pas que la contre-réforme territoriale qui euro-régionalise notre pays, et que l’ensemble des listes en compétition ont cautionnée ou fort peu dénoncée, est lourde de divisions pour notre pays.

Mais l’heure n’est plus aux seules analyses, il faut AGIR. Le PRCF renouvelle son appel consécutif au premier tour :

  • nationalement, mais partout où c’est possible régionalement, départementalement ou localement, que les forces progressistes indépendantes du PS décident ensemble de manifs anti-FN, anti-UMP, anti-Valls/MEDEF, anti-OTAN, anti-U.E. maastrichtienne, pour la République sociale et souveraine, laïque, une et indivisible, populaire et démocratique, pacifique et fraternelle.
  • Travaillons aussi à la mise en place rapide d’une table ronde nationale de tous ceux qui veulent, par la voie progressiste (nationalisations, progrès social, produire en France, services publics, protection sociale, etc.) combattre la fascisation et la lepénisation tout en appelant la France à sortir de l’UE atlantique et de sa politique de mort. Le PRCF est disposé à tout contact allant dans cette direction.
  • Enfin, l’appel-pétition pour un référendum permettant au peuple français de dire non à son maintien dans l’UE a largement dépassé les 1000 signatures : il convient désormais de le relancer et de l’impulser très fort sur tout le territoire et dans l’unité la plus large.

Communiqué du PRCF - 13 décembre 2015 – 20h15

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